St-Isidore aurait pu être anéantie

L’année 1967 n’est pas trop fertile en nouvelles importantes ou intéressantes dans les premières éditions du journal Le Carillon. Celles-ci comportent surtout des photos sur les carnavals de la région, les diverses nominations habituelles de début d’année et des thèmes plutôt ordinaires. C’était comme ça chaque début d’année.

Il faut attendre l’édition du 16 février 1967 pour trouver quelque chose d’intéressant. Un titre clame que : « Si le vent avait soufflé en sens inverse… Le village de St-Isidore-de-Prescott aurait pu être anéanti au complet ». L’article se référait bien sûr à l’incendie majeur qui avait détruit la meunerie de Maurice Lamoureux et la manufacture de portes et fenêtres de Roger Ménard. Le feu aurait pris naissance dans la partie supérieure de l’élévateur à grains de M. Lamoureux par suite de la surchauffe d’une courroie. Une centaine de pompiers volontaires avaient combattu les flammes pendant presque toute la journée de ce samedi 11 février. Les dommages étaient supérieurs à 275 000 $, ce qui était énorme pour l’époque. Heureusement, les deux proprios ont pu sauver leurs papiers importants et dans le cas de Roger Ménard, son coffre-fort. Les 25 employés de la meunerie et la quarantaine de chez Ménard étaient de retour au travail le lundi suivant, les deux ayant pu reloger leurs opérations très rapidement.

« Ironie du sort, lit-on en encadré, les pompiers volontaires de St-Isidore avaient reçu un nouveau camion-pompe vendredi et avaient rempli d’eau le réservoir de 700 gallons samedi matin, quelques heures seulement avant le début de l’incendie. (…) Les volontaires n’avaient pas encore eu la chance d’essayer le camion. » Ce dut être un sacré bon exercice!

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Dans cette édition du 16 février, en référence au Conseil des comtés unis de Prescott et Russell, on peut lire et entrefilet : « Le Comité sur la vente et la promotion du livre Histoire des comtés unis de Prescott et Russell, rédigé par Lucien Brault, suggère que l’on étudie la possibilité de donner le livre en question à des élèves de huitième année (ou sept et huit) puisqu’il s’est avéré presque impossible de se débarrasser (c’est le mot utilisé)des éditions nombreuses par la vente. » Dans une édition subséquente, sans doute en réaction à des commentaires défavorables, cette décision avait été positionnée comme étant un « projet du Centenaire ». Il n’en reste pas moins que quelqu’un avait tout simplement commandé beaucoup trop d’exemplaires de ce livre de Lucien Brault.

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Vous aurez compris que l’abondance des bureaux de poste est quelque chose que je déplore. Déformation professionnelle de mon long passage à Postes Canada. Quoi qu’il en soit, toujours dans l’édition du 16 février 1967, le ministre fédéral des Travaux publics annonce qu’un bureau de poste sera construit à St-Isidore. L’entrepreneur A. Séguin, de St-Eugène, le construira au coût de 24 935 $. Il n’y a pourtant pas d’élection fédérale en perspective… mais vaut mieux se préparer, j’imagine. Et le nom du député Viateur Éthier n’est pas dans l’article, ce qui est plutôt surprenant. Le bureau de poste est toujours là; comme tous les autres construits à l’époque…, moratoire libéral/conservateur oblige!

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