Ethier souhaite le maintien de la peine de mort

Un court article dans l’édition du journal Le Carillon du 21 avril 1966 rappelle que le député libéral Viateur Ethier a voté, le 5 avril, pour que « la peine capitale » ne soit pas abandonnée au Canada. Tous les députés de la région, sauf le libéral Paul Tardif, de la circonscription de Russell, avaient voté pour son maintien. Le vote du 5 avril aux Communes s’était soldé par un vote de 143 contre 112 pour que le pays conserve la peine de mort. Cet article rappelle que la peine de mort était monnaie courante au Canada il n’y a pas si longtemps et qu’un grand nombre de citoyens qui étaient vivants à ce moment-là le sont encore.

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Précédemment, Le Carillon du 31 mars 1966 annonçait la construction prochaine d’un nouveau club de golf et de curling pour Hawkesbury. À ce moment-là, il y avait le club de golf Abenaki, voisin de l’usine de la CIP et le club de curling, situé sur le rue John (celle menant au pont Perley). Le nouveau club, dont l’emplacement n’était pas encore connu, devait compter 500 membres, qui seraient actionnaires. Ce club, aménagé finalement dans le canton de Hawkesbury-Est, est toujours là. J’observe que les noms des personnes responsables de cet important projet sont surtout anglais parce que la direction de la CIP et de l’ICR était essentiellement anglophone. Plusieurs des 500 membres allaient provenir du « West-Island » de Montréal.

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Dans l’édition du 7 avril, l’Ontario Medical Services Insurance Plan – prédécesseur d’OHIP – rappelle aux Ontariens qu’il faut adhérer à OMSIP avant le 1er mai pour être assuré dès le 1er juillet. L’adhésion est absolument volontaire et aidera les gens à payer les notes de médecin. « OMSIP paie pratiquement tous les frais de médecin, que ces frais aient été encourus à la maison, au bureau du médecin ou à l’hôpital. » Jusque-là, il n’y avait pas de telle assurance gouvernementale pour les frais médicaux. On ne parle que des frais des médecins et non pas des frais de médicaments.

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Dans cette même édition du 7 avril, un article cite le chef de police Wilfrid Villeneuve qui rappelle aux jeunes qu’il leur faut un permis pour se promener à bicyclette. En 1965, la ville a vendu plus de 825 permis pour bicyclettes. Je me demande s’il existe encore des municipalités, aujourd’hui, qui exigent des permis pour les bicyclettes?

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Le Carillon du 14 avril 1966 consacre sa une entièrement à la retraite du chanoine Roméo Guindon et à la nomination du nouveau curé, l’abbé René Denis. René était le frère de Bernard, qui vendait de la publicité au journal Le Carillon et dont le pupitre était alors en face du mien. Les « anciens » se souviendront de Bernard Denis pour une autre chose. Avant l’ère d’Internet et de la radio locale, Bernard est celui qui se promenait dans les rues de Hawkesbury, avec deux puissants haut-parleurs sur le toit de son automobile pour faire des annonces publiques sur les événements locaux. Personne ne pouvait ne pas l’entendre.