Une garderie voit le jour à Hawkesbury

Dans l’édition du journal Le Carillon du 29 décembre 1966, on nous apprend que le Conseil municipal a adopté un règlement créant l’École prématernelle de Hawkesbury Nursery School. C’était une décision avant-garde. Un groupe de femmes influentes de la ville militait depuis quelque temps pour doter la ville d’une structure de garderie municipale.

La garderie était « fondée pour les parents (pères ou mères) qui doivent s’absenter le jour à cause du travail obligatoire pour vivre ». Est-ce possible que l’on écrivait ainsi? La garderie est destinée aux enfants des contribuables de Hawkesbury, mais si l’espace le permet, les enfants de l’extérieur pourront la fréquenter moyennant des frais de « 30,00 $ mensuellement ». Près de 80 p. cent des frais d’exploitation seront défrayés par des subventions provinciales. La première garderie prématernelle allait s’installer dans un local de la rue Principale, en face du presbytère de la paroisse St-Alphonse. Sa première « directrice » serait Jacqueline Lafrenière. Plus tard, la prématernelle s’est installée dans le nouvel hôtel de ville, sous la bibliothèque municipale. Mes deux enfants l’ont fréquentée. Elle existe toujours et porte aujourd’hui le nom de « Garderie Centre éducatif soleil des petits Jacqueline Lafrenière »… comme il se doit.

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Une pleine page en cette fin décembre pour annoncer le « Concours premier bébé 1967 ». Il me semble qu’il aurait fallu publiciser ce concours au mois de mars ou à la St-Valentin, pour que les parents se préparent, non?

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En cette fin de 1966, il y avait encore quatre cinémas dans la région : le Régent de Hawkesbury, le Laurentien de Grenville, le Cartier de Rockland et le Cinéma Lachute. L’Ottawan avait fermé ses portes à Hawkesbury il y a quelques années. Ce dernier cinéma me rappelle un souvenir : le clown Clarabell, de la populaire émission The Howdy Dowdy Show, avait été de passage pour rencontrer les enfants. Ce clown ne « parlait » qu’à l’aide d’un petit klaxon.

Une réflexion sur “Une garderie voit le jour à Hawkesbury

  1. Chapeau à Jacqueline Lafrenière, une grande dame fort sympatique. J’ai eu la chance de faire affaire avec elle, lorsque j’étais responsable des cours en éducation permanente au Collège Algonquin d’Hawkesbury, dans les années 70-80. Son projet de garderie a aidé les femmes à s’émanciper. Son petit-fils Karim et arrière petit-fils Théo font d’ailleurs partie de ma famille maintenant, puisque Karim est le conjoint de ma nièce Marie-France. Pour ce qui est du concours du premier bébé 1967, c’est vrai que ça aurait été bien de l’annoncer plus à l’avance, quoiqu’à l’époque les naissances étaient pas encore très planifiées, du moins pas chez-nous, puisque ma mère a accouché de son 9ième enfant, autour de 67 (je veux surtout pas la juger!). La pilule a été autorisée par Diefenbaker en 1960. Jusqu’à cette date, la loi de l’Église (croissez et multipliez) ne permettait pas la contraception. La pilule a été une libération sexuelle qui donnait le choix aux femmes de décider si elles voulaient des enfants, aller sur le marché du travail, ou faire des études pour avoir un meilleur emploi après. Grâce à cette toute petite pilule, elles n’étaient plus obligées de rester enfermées à la maison pour s’occuper des petits et du mari. Les femmes nouvelles étaient enfin libres, grâce à ce cadeau du ciel ! À quant la commercialisation de la pilule pour les hommes et est-ce que les femmes pourraient faire confiance en leur partenaire à cet égard ?

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