Une guerre a des répercussions partout

Dans l’édition du journal Le Carillon du 8 juin 1967, les lecteurs apprennent que « le premier conflit israélo-arabe dans le monde a obligé de nombreux Canadiens, tant civils que militaires, à se réfugier dans un pays plus sûr ». L’article fait référence à Angéline Legault-Rochon, de Sarsfield, « qui dut quitter son mari, officier de sécurité au service civil de l’Organisation des Nations Unies à Jérusalem ». Tout avait commencé quand le président égyptien Gamal Abdel Nasser avait refusé l’accès aux pétroliers israéliens dans le golfe d’Aquaba, la Jordanie, l’Égypte et quelques autres pays. Nasser avait obligé tous les Canadiens et les Américains à quitter Jérusalem dans les quarante-huit heures. Les conflits dans cette région du monde n’ont jamais réellement cessé.

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Dans la même édition, un bas de vignette mentionne que « Gilles Gratton, fils de M, et Mme Eugène Gratton, de Casselman, a reçu son diplôme récemment de l’école de médecine vétérinaire de l’Université de Guelph ». Gilles Gratton, d’Embrun, a reçu le Prix Richelieu de la Francophonie 2010 ainsi que la médaille du Président du Richelieu International. Il s’agit des deux plus grandes distinctions de l’organisme voué à la jeunesse et à la Francophonie.

Au cours de sa longue carrière de vétérinaire à Embrun, de 1967 à 1996, Gilles a toujours été tenace dans la défense des services en français. Il a joué un rôle important lors de la fondation du premier collège francophone d’agriculture en Ontario, le Collège d’Alfred. Gilles a également participé à la relance du Banquet de la Francophonie de Prescott et Russell en 2007.

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Je vous en ai parlé dans un billet précédent (celui du 24 mars). Ainsi, la manchette du journal Le Carillon du 15 juin 1967 reflète l’aboutissement de longs mois de démarches de la part de divers niveaux, depuis les gens d’affaires locaux jusqu’au député fédéral Viateur Éthier, en passant par le Conseil municipal. Le ministre canadien de l’Industrie, James Drury, annonce que la ville de Hawkesbury et sa région immédiate a officiellement été proclamée « zone défavorisée ». C’est ce que le Conseil municipal souhaitait, surtout depuis l’élection des membres de la Ligue du réveil civique. Ils avaient toujours jugé que le progrès de la ville dépendait d’une telle désignation à cause des avantages fiscaux pour les entreprises qui en découleraient.

En fait, aussitôt dit aussitôt fait. Le Conseil veut doter la ville d’un parc industriel le plus rapidement possible, ce qui permettrait d’offrir aux industries intéressées à s’installer à Hawkesbury un choix de terrains sur-le-champ. La ferme Cameron, au sud de la ville, est choisie et « la ville pourrait acheter ladite ferme pour le somme de 70 000 $, sans intérêts, et payable à raison de 10 000 $ annuellement ». La ferme représente une superficie de 225 acres. Essayez d’acheter un tel terrain pour cette somme aujourd’hui.

Une réflexion sur “Une guerre a des répercussions partout

  1. Toutes mes félicitations à monsieur Gilles Gratton d’Embrun, pour sa contribution à la jeunesse et à la francophonie. C’est grâce à des gens comme lui si nous bénéficions de services en français en Ontario, dont le Collège d’Alfred (un de mes anciens employeurs), maintenant appelé « Université de Guelph – Campus d’Alfred ». C’est vrai qu’être identifié « zone défavorisée » était un bon moyen pour la ville de Hawkesbury de relancer l’emploi et l’économie en encourageant les entreprises à s’y établir.

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