Des écoles secondaires catholiques françaises… on en veut

Dans l’édition du journal Le Carillon du 24 mars, un court article anodin en page 18 intitulé « L’ACFEO désire des écoles secondaires bilingues catholiques », en Ontario bien sûr. L’agent de liaison de l’organisme, Jean-Maurice Berthiaume (un ancien maître de poste de Hawkesbury en passant), invite « les professeurs à supporter ce projet en obtenant eux-mêmes les plus hautes qualifications possible ».

Un autre paragraphe aborde les problèmes d’accommodements : « Il a également rappelé les difficultés et griefs qui règnent entre les Canadiens-français catholiques et les Irlandais catholiques, précisant qu’il fallait que les parties en cause en viennent à une entente ». À ce moment-là, le gouvernement ontarien permettait l’enseignement en français de trois matières au secondaire; Berthiaume précise « que très peu d’écoles en profitaient ».

La question revient dans l’édition du 7 avril 1966, cette fois à la une. « Il nous faut des écoles adaptées à notre milieu » selon le titre. M. Berthiaume, dans une conférence cette fois devant public, rappelle que la « population actuelle semblait se leurrer de la situation croyant qu’il n’existe aucun problème ». Si c’était le cas à Hawkesbury, selon lui, ce ne l’était pas ailleurs dans la province, et que l’on se devait « de protéger tous les Franco-Ontariens ». « Il est malheureux, disait Berthiaume, de constater combien de gens ne font preuve d’aucune fierté vis-à-vis leur race. Au lieu de nous dénigrer l’un et l’autre, l’on devrait se supporter. »

Mon collègue Jean-Guy Bruneau appuie en éditorial toute cette question. Avec les années, les Franco-Ontariens ont obtenu les écoles à tous les niveaux dont ils avaient besoin.
La Cité collégiale étant sans doute le plus grand aboutissement de toutes ces luttes incessantes qui s’étaient accentuées à l’époque.

Une réflexion sur “Des écoles secondaires catholiques françaises… on en veut

  1. Heureusement, j’ai pu bénéficier d’un enseignement en français dans toutes mes matières à l’École secondaire régionale de Hawkesbury (elle n’était pas catholique à cette époque). Je n’aurais pas aimé être à la place de mon frère Louis, l’aîné de la famille. Il a été contraint de faire son secondaire en anglais. Quelle injustice envers les francophones. Coup de chapeau à monsieur Jean-Maurice Berthiaume – un homme qui était fier de sa race et de sa langue !

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