Retour sur hier

Le « hier » ce sont les 22 années (1965-1987) que j’ai passées au journal Le Carillon de Hawkesbury, l’un des plus importants hebdos communautaires de langue française du Canada à cette époque.

Ce « Retour sur hier » jettera un regard sur des articles qui ont fait la manchette et qui ont été publiés dans les pages du Carillon pendant que j’y travaillais. Vous aurez compris qu’il est tout à fait impossible de tout rapporter. Je m’en tiendrai donc à rappeler des éléments de la « petite histoire » de notre coin de pays. Les manchettes se référaient plutôt à Hawkesbury, mais avec le temps, la dimension régionale du journal a pris toute son ampleur et ce sont Prescott, Russell et Glengarry qui ont retenu l’attention; sans oublier la rive québécoise de la région que desservait Le Carillon.

Cette semaine, je me suis rendu aux bureaux de la Compagnie d’édition André-Paquette, la société qui produisait Le Carillon et qui le produit encore. Aujourd’hui, il y a plus que Le Carillon; il y aussi la Tribune-Express, L’Argenteuil, Le Progrès/Watchman, Vision, Le Journal de Cornwall, Le Reflet et The News. La Cie possède deux autres entreprises : l’Imprimerie Prescott-Russell et le service de distribution Séguin-Wathier. C’est loin du petit journal pris en mains par son fondateur André Paquette en 1947. Quand j’ai quitté le journal à sa 40e année, j’étais alors vice-président de cette organisation.

J’ai donc fouillé dans les archives, en commençant par le printemps de 1965… mon point de départ. Je remercie d’ailleurs Bertrand Castonguay, le propriétaire de la Cie d’édition, et éditeur de toutes ces publications, de m’accueillir dans ses locaux. Comme je leur disais, « je ne veux déranger personne ». Heureusement, la salle des archives est spacieuse.

Mes premières recherches m’ont fait sourire. Que c’est loin 1965! Une tout autre époque. Une tout autre génération. J’espère donc que vous apprécierez ce « Retour sur hier ». Pour certains, ce sera le rappel d’événements, de noms, qu’ils auront connus; pour d’autres, ce sera un récit d’histoire et un coup d’œil parfois étonnant. Ce ne sont pas la reprise intégrale des articles, mais ma perspective. Je ne changerai pas les faits pour « protéger les innocents »!

Vous pourrez consulter les entrées de blogue dans la colonne de droite sous le volet « Les grands thèmes ». J’en aurai pour plusieurs années!

Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Cinquième et dernière partie : du 13 au 17 septembre.

13 septembre — Observation : Nous avons vu plusieurs enfants de 4 ou 5 ans avec la suce à Lisbonne comme à Estoril. Bizarre!
– Journée paisible et chaude. En après-midi, nous avions l’impression qu’il faisait presque 40°C. En avant-midi, nous étions au petit parc avec notre lecture à regarder les enfants courir après les pigeons et les pigeons se percher sur la tête ou la carapace des tortues qui prenaient un bain de soleil dans le petit étang au milieu du parc.
– En après-midi, nous nous installons à un café-terrasse de la promenade pour lire, admirer les surfeurs, regarder les nombreux paquebots et, bien sûr, savourer un pichet de sangria. La chaleur devenant insupportable, nous sommes revenus à l’hôtel. Il fait même trop chaud pour aller à la piscine.
– Observation : Il faut faire attention aux crottes des chiens un peu partout sur les trottoirs.
– Depuis notre arrivée, la femme de chambre n’a toujours pas passé l’aspirateur.
– La proprio de notre petit resto préféré nous expliquait, hier soir, que l’Otan tenait des rencontres quatre fois par année à l’Eden. Elle fait le commentaire que les Portugais sont des gens tristes. Nous n’osons pas demander pourquoi. Sans doute parce qu’avant la Révolution des œillets de 1974, ils avaient été longtemps sous la dictature de Salazar. Le pays, toujours en reconstruction économique, s’en remet heureusement.
– Ce soir au restaurant, nous goûtons à un rosé portugais à la suggestion du serveur. Il nous fait aussi goûter à un Mateus rosé couleur cognac, sans gaz. Très bon. Il nous propose aussi une glace au citron arrosé de vodka. Heureusement, nous ne conduisons pas!

14 septembre — Si j’étais au travail, je devrais partir vers Toronto pour le Forum des leaders de demain. Mais je suis heureusement en vacances.
– Journée plutôt sans événement. Ce midi, nous allons à Cascais Villa, un centre commercial à une quinzaine de minutes à pied. Au retour, en mi après-midi, le thermomètre indique 32°C. À l’hôtel, nous essayons le tourbillon (fonctionne plutôt mal) et nous nous installons dans un rare coin ombragé près de la piscine extérieure.
– Au restaurant, ce soir, une petite plutôt tannante dérange tout le monde.
– Le Café Internet de l’Eden est en panne. Nous essaierons encore une fois demain… pour la dernière fois avant samedi matin. Ce départ est trop près à notre goût. Nous avons commencé à penser que nous devrons nous lever à 5 heures pour ne pas manquer la navette de l’aéroport qui passe à la porte de l’Eden à 7 h 05.

15 septembre — Avant de partir pour Lisbonne, nous consultons une dernière fois nos courriels.
– Prononciations : Estoril = Eshtoril; Lisboa = Lishboa.
– Constatation encore une fois comment Lisbonne est sale et délabrée. Par contre, il y a des travaux de rénovation partout. Les trottoirs sont en gros cailloux et plusieurs manquent; il faut donc marcher avec prudence, à Estoril comme à Lisbonne.
– À Lisbonne, nous entrons dans une église par curiosité. Nous en avons vues très peu pendant le voyage (contrairement à Paris, Rome et Florence, où elles sont à chaque coin de rue ou presque). À Lisbonne, plusieurs personnes se recueillent dans l’église. Une dame âgée par la génuflexion à deux genoux, ce que je n’avais pas vu depuis 50 ans.
– Ce soir, à TV5, un film québécois (ignore le titre, mais c’est avec Peter Miller) avec des sous-titres français!
– Il est 22 h 15. Nous revenons d’une agréable soirée à notre autre restaurant préféré, le Restaurante com Sentido’s… un peu paf!!! On nous a fait goûter à une liqueur à l’amande portugaise… l’Amarginha… meilleure que l’Amaretto italienne. En fin de repas, après un excellent rosé portugais, nous goûtons à un porto de « mains portugaises » (par opposition aux produits « anglais » Taylor Fladgate populaires au Canada)… un Burmeister. Nous discutons longuement du pays avec nos hôtes… que les conducteurs sont des monstres (leurs paroles); que nous sommes en fin de saison touristique; que la température n’est jamais sous zéro à Estoril; que la morue « servie de 1001 façons est pêchée par le Portugais sur les côtes proches du Canada et séchée en Suède »; que l’alcool s’achète à la station d’essence; qu’à la mi-mars il fait à peu près 22°C à Estoril le jour et plus froid la nuit; et que nos hôtes souhaitent nous revoir dans l’avenir.
– Louise fait la remarque qu’il ne nous reste qu’un soir. Il y a quelques minutes, elle dit qu’elle n’hésiterait pas à acheter un condo (un « appart » traduisait les sous-titres de TV5) à Estoril.

16 septembre — Dernière journée complète au Portugal en cette année 2005 de l’an du Seigneur! (J’écris cette ligne en fin de soirée la veille, encore sous l’effet de l’Amarginha, du rosé et du porto!!!)
Dernière promenade le long des berges de l’Atlantique. Il faut chaud!
– À la tabagie de l’hôtel, le proprio nous demande pourquoi nous nous parlons en français entre nous et en anglais à lui. Il avait fait la remarque à sa femme. Nous apprenons, à notre dernière journée, que le français s’apprend tôt à l’école (vers 6 ans), mais que la tendance, pour les enfants d’aujourd’hui, est de leur montrer l’anglais. Nous comprenons maintenant pourquoi on s’est fait tellement parler en français au cours des deux dernières semaines.
– Parlant d’enfants, nous avons rarement vu tant d’enfants se faire ramener une taloche derrière la tête.
– Nous réservons notre taxi pour 7 h 30 demain matin. Nous préférons le taxi à l’autobus.
– Cet après-midi, comme hier au resto, nous apprenons comment se fait la récolte du liège (aux dix ans) afin d’assurer que l’arbre continuera à en produire pendant encore très longtemps. Il y a même une designer portugaise qui produit des robes en liège.
– Dernier souper au Portugal. Nous voyons quelque chose de nouveau, des filets de dorade flambés. Une merveille de voir le proprio dépecer le poisson. Nous faisons nos adieux à nos hôtes.

17 septembre — Notre taxi est là à l’heure prévue. Nous arrivons donc beaucoup trop tôt à l’aéroport de Lisbonne. En fait, l’équipe d’Air France ne se présente que deux heures avant le départ prévu.
– À Paris, la correspondance est beaucoup plus courte qu’à l’arrivée, mais le vol part avec une heure et vingt minutes de retard. Nous arriverons donc à Dorval et à Ottawa avec le même retard. Nous revenons finalement à la maison à 23 h 30… 4 h 30 heure du Portugal.