Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Sixième et dernière partie : du 9 au 12 septembre.

9 septembre — Nous voulions visiter le David ce matin. En arrivant, il y avait une lignée de gens et nous n’avions pas la patience d’attendre plus d’une heure.
– Nous optons pour le Ponte Vecchio. Un pont qui traverse l’Arno et qui est plein de boutiques d’orfèvres. Louise y trouve son cadeau de fête. Comme me faire remarquer une touriste anglaise : « Women and their gold… It’s beautiful! ». À faire rêver les hommes aussi.
– Cette fois, nous avions nos imperméables et nos parapluies. Nous en avons eu besoin de la matinée jusqu’en après-midi.
– Après le lunch dans un resto avec vue sur le pont, nous nous rendons au Palazzo del Pitti et ses Giardini de Boboli (Jardins de Boboli). Nous visitons le Musei degli argenti (le Musée de l’argent). Je m’imagine le nombre d’éléphants qu’il a fallu abattre à la Renaissance pour faire tous les chefs-d’œuvre en ivoire qui y sont exposés. Promenade dans les jardins… Nous nous rappelons Versailles dix ans plus tôt. Regrettable que le ciel était si gris.
– Nous n’avons pas eu le courage de grimper la colline pour nous rendre au Musée de la porcelaine.
– Observation : À Florence, comme à Rome, des distributrices de condoms à plusieurs coins de rue, habituellement près des farmacia.
– Rappel : Sienne est construit sur sept collines, comme Rome. Le symbole de la louve y est partout. Les rivalités entre Sienne et Florence étaient violentes et sanglantes au Moyen-Âge.
– Remarque de Louise : Nous avons peu dépensé à Rome, nous nous sommes repris à Florence!
– Observation : Le changement d’horaire de repas déséquilibre mon taux de glycémie. Il faudra reprendre la discipline au retour de vacances.
– Souper à l’Antica taverna del Boticelli. Nous partageons un steak florentin d’un kilo (25 euros). Un tartufo pour dessert (crème glacée à la vanille enrobée de crème glacée au chocolat, le tout enrobé de poudre de chocolat. Écœurant!) (Note du blogueur : Nous n’avons jamais retrouvé dans les restaurants d’ici, de Montréal ou de Québec, un tartufo équivalent. Nous avions demandé à notre serveur polyglotte de nous proposer son dessert favori. C’était aussi notre troisième repas à ce restaurant.)

10 septembre — Au point Internet hier, il en coûtait 2,30 euros la demi-heure et fallait montrer une preuve d’identité. – Dernière journée complète à Florence. Le ciel est encore couvert. Le soleil sort, mais les nuages menaçants restent. Pas besoin d’ouvrir nos parapluies.
– Nous nous rendons voir le célèbre David. Attente d’à peine 15 minutes. Il faut voir pour croire. Nous comprenons pourquoi cette sculpture a une telle réputation.
– Lunch à Le Botteghe di Donatello. Dégustation d’une soupe toscane aux légumes. Extraordinaire. Il faudra dénicher la recette sur Internet.
– En après-midi, nous nous rendons à la Piazza Signoria où était le David avant 1873. Il y a une réplique à la place. Nous traversons la colonnade de la Piazza Le D. Uffizi… une ruche d’activités. On ne sait plus où tourner la tête.
– Chemin de retour à l’hôtel, arrête pour acheter les quatre bouteilles de vin que nous pouvons rapporter.
– Vus visitant le David : dix groupes de vendeuses étoiles Mary Kay, accompagnées de leurs conjoints, et toutes maquillées sûrement avec les produits de ce nom. De petits rubans précisent si c’est leur « First trip » ou leur « 7th trip ». Conclusion : Mary Kay a nolisé un avion et prend sûrement deux hôtels au complet. Nous pensons à Marie-Claude…
– Souper au Libero di Giampelligrini. Bon, mais ordinaire. Vers la fin, un trio de musiciens ambulants (guitariste, saxophoniste et accordéoniste) vient jouer. Un client du restaurant s’improvise et emprunte la guitare et se joint à l’accordéoniste. Il était tout fier après les applaudissements des clients.

11 septembre — La télé ce matin fait référence au deuxième anniversaire de l’attaque du World Trade Center.
– Nous quittons Florence à l’heure prévue. Il faut moins de quinze minutes entre l’arrivée du train et son départ.
– Note : Lors de notre voyage à Sienne et aujourd’hui, nous voyons souvent sur le bord de la route ou de la voie ferrée des « cabanes » (« shacks » diraient nos compatriotes) qui sont habitées. Chacune semble avoir son jardin! Serait-ce les gitans dont les serveurs et vendeurs de magasins de Rome et de Florence nous parlent et de qui ils nous préviennent?
– Encore quelqu’un avec deux cellulaires.
– Les vignes et le « blé d’Inde » côte à côte… ça fait drôle! En magasin, le maïs est laid. Les pêches sont le double de grosseur de chez nous.
– Arrêt du train à Pise; très court. Nous apercevons la tour… le temps de ne pas clignoter les yeux!
– À Sazana, sur le bord de la voie ferrée, une usine de préparation du marbre qui provient sûrement des montagnes sans arbres que nous voyons au loin. Il y en a plein.
– Long arrêt de cinq heures à Gênes (Genova) que nous n’avions pas prévu si long. Nous prenons le temps de visiter le Palazzo di Principe Andrea Doria. Ce prince commandait déjà une importante flotte de l’Armada espagnole. Visite intéressante sur la « petite histoire génoise » du temps de Christoforo Colombo.
– Avant de reprendre le train pour Nice, nous découvrons un élément important que notre « ex-agent de voyage » avait oublié de préciser. Le train arrête à la frontière de Monaco et nous ne savons pas si c’est un autre train ou un autobus qui nous amènera à Nice. Quelle autre surprise notre « ex-agent » nous a-t-il réservée d’ici demain après-midi?
– Gênes est très grosse : deux gares, un métro. La ville est érigée en étages. Malheureusement, nous n’avons pu apprécier à sa juste valeur.
– Nous avons vu maintenant d’où sont partis Colomb (Gênes) et Cartier (St-Malo).
– Il nous faut plus d’onze heures pour atteindre Nice où nous arrivons à 20 h 15. En fait, c’est douze heures après avoir quitté l’hôtel San Giorgio.
– En route, paysages spectaculaires. Villages et villes sur flancs de montagnes. Plages sur plages.
– À Nice, le chauffeur de taxi doit laisser son coffre arrière ouvert. Ne peut figurer comment placer deux grosses valises dans sa Mercedes Benz.
– L’hôtel West End (Best Western quatre étoiles) est superbe d’apparence. Féérique. La chambre est petite, deux lits simples jumeaux, pas de débarbouillettes.
– Par contre, restaurant digne des grands. Louise prend une niçoise Riviera et moi, un millefeuille aux légumes au fromage petit chèvre aux herbes. Les deux nous prenons un superbe magret de canard. Le tout arrosé d’un Bandol Domaine de Frégate 1998. Jamais goûté auparavant, mais faut maintenant acheter.
– À la table voisine, trois couples ont un plaisir fou. Deux couples de Toronto s’étaient installés pour souper quand un troisième couple passe sur le trottoir… Tout ce beau monde s’installe à la même table. Je prends une photo des six pour eux. Ces six s’en vont ensuite en Italie. Un à Rome; les deux autres à Sanremo et à un endroit dont j’oublie le nom sur la Riviera italienne.
– Dernier repas mémorable en Europe. Mais nous sommes totalement épuisés de la longue journée.
– Une coupe de champagne Veuve Amiot gracieuseté de l’hôtel, au restaurant.

12 septembre — Anniversaire de Louise. Je n’ai pas de carte! Elle a déjà son cadeau heureusement.
– Marche le long de la Promenade des Anglais en allant prendre le petit-déjeuner.
– Direction aéroport de Nice et retour à la maison!

Une réflexion sur “Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

  1. Pour ce qui est de la lignée de gens pour voir le David, cela me fait penser à la lignée pour voir la Mona Lisa au Louvre. On appelle même plus ça une lignée, c’est une foule ! Je connaissais la Veuve Clicquot, mais pas la Veuve Amiot. Anniversaire de Louise : Elle avait déjà son cadeau ? Moi, je choisis presque toujours mes cadeaux. Au grand bonheur de Paul, je ne suis jamais déçue! Ça fait partie de MA recette de 35e anniversaire de mariage !

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