Carnets de voyage : Séjour aux Îles-de-la-Madeleine

Du 5 au 11 septembre 2004, nous nous installons à l’Auberge Havre-sur-Mer, sur le chemin du Bassin à l’île-du- Havre-Aubert. Thérèse Bergeron en est la très fière aubergiste. L’auberge est réputée pour la qualité de son petit-déjeuner gastronomique quotidien. Le petit-déjeuner est toujours accompagné d’un choix de musique romantique.

De la salle à petit-déjeuner, nous avions un vue exceptionnelle de la mer et des bateaux de pêcheurs qui vont et viennent. Voici la description de chaque petit-déjeuner que nous avons eu l’occasion de savourer :

Jour 1 : Flan de yogourt avec fruits; brique aux œufs (phyllo, œufs, brie); gâteau aux canneberges.
Jour 2 : Granitée de pamplemousse avec fruits; mousse de crabe avec galettes chaudes; crêpe aux pommes.
Jour 3 : Poire pochée avec chocolatine et bleuets; œuf bénédictine sur prosciutto; pouding au pain.
Jour 4 : Coupe de fruits frais; omelette à la salsa de légumes; gâteau aux pommes et aux noix.
Jour 5 : Fromage cottage et fruits, muffin; œuf à la florentine dans un ramequin, bacon; demi-croissant doré.

Restaurants essayés et tous recommandés par notre charmante aubergiste :

Café de la Côte à l’Étang-du-Nord. Lieu des plus beaux couchers de soleil, sur l’île Havre-aux-Maisons.
Au Vieux Couvent. Réputé pour ses moules (caramel aux oignons et crème, par exemple). Ce resto produit des vinaigrettes et autres produits vendus dans les épiceries fines de Québec ou de Montréal.
Le Délice des Îles situé à l’extrémité nord de l’île Grande-Entrée. Réputé pour ses fruits de mer.
– L’Auberge de la Petite Baie à l’entrée de l’île Havre-aux-Maisons. Réputé pour son pot-au-feu que nous avons savouré. Louise prend la raclette au Pied-de-Vent (fromage produit à proximité) et je prends le feuilleté de couteaux.
La Factrie. Cafétéria à même l’usine de transformation. Excellente salade de homard et savoureuse brochette de pétoncles.
Le Café de la Grave. Atmosphère unique. Pianiste, clients qui chantent. Un incontournable.
– L’Auberge chez Denis et Françoise. Succulents pétoncles. J’ai failli essayer le loup-marin!

Les Îles-de-la-Madeleine ne prennent pas des semaines à visiter, et rien de plus facile que de visiter à partir des conseils d’une aubergiste qui a passé sa vie dans cet endroit enchanteur. Voici un survol des lieux que nous avons visités pendant notre court séjour, mais nous avons à peu près tout vu ce qu’il fallait voir.

  • De nombreuses plages, dont celle de la Dune du Sud avec ses falaises de sable rouge et ses innombrables grottes. Des gens y ont gravé des graffitis permanents.
  • La plage de l’Échouerie… quatorze kilomètres de plage interminable.
  • Des quais et leurs bateaux pleins les yeux et partout. À l’Étang-du-Nord, une jasette avec un pêcheur qui prépare ses maquereaux et qui nourrit les goélands avec les restes.
  • Plusieurs boutiques et galeries d’art (Tendance, La Baraque, La Maison du Potier, entre autres, d’où nous rapporterons des œuvres). De La Baraque, une sculpture d’albâtre de Sébastien Renaud, 14 ans, le fils du sculpteur Daniel Renaud. Vues au même endroit, une série d’œuvres (phoque gris, son blanchon, la banquise). L’acheter nous aurait coûté 4 000 $. Nous nous contentons d’admirer… et de rêver!
  • Visite de l’Aquarium des îles et ses deux phoques. Visite du site La Grave et Les Artisans du sable.
  • À Cap-aux-Meules, visite du poste d’observation. Je grimpe et redescend les 182 marches, mais Louise opte pour le Tim Hortons tout près.
  • Attaque en règle de maringouins à la plage Martinique. Toute une expérience.
  • « Excursion » à la recherche de pierres d’albâtre près de notre auberge. Une falaise pleine…
  • Lu au pub de la microbrasserie « À l’abri de la tempête » :
              Il y a deux raisons de boire.
              La première parce que l’on a soif;
              La deuxième, pour la prévenir.
    Nous n’avons pas pris de chance et nous avons dégusté… une blonde baptisée « Écume » et une rousse nommée « Le pas perdu », servie avec un jus de canneberges.

Le jeudi, j’achète le Journal de Montréal du mercredi. Les quotidiens du matin n’arrivent aux îles qu’en fin d’après-midi. Premier contact de la semaine avec les nouvelles du pays et de la planète parce qu’il n’y avait pas de télé (c’était voulu par l’aubergiste) à l’Auberge Havre-sur-Mer.

Les Îles-de-la-Madeleine sont loin d’Embrun. Nous avons franchi 3 730 kilomètres, incluant un détour dans la ville de Québec au retour pour un court séjour.