Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Quatrième partie : 4, 5 et 6 septembre

4 septembre (suite) — Retour à l’hôtel. C’est à peu près le maximum que nous avions le temps et l’énergie de visiter pendant notre séjour à Rome. (Note du blogueur : à Rome comme à Paris, on marche!) – Lu dans le journal Il Giornale avant-hier : en 2002, à Rome, 989 piétons ont été tués; 18 878 ont été blessés. Facile à comprendre. Louise et moi avons passé près à deux ou trois reprises. – Ce matin, avant les visites, déjeuner dans un ristorante au lieu des céréales et des brioches de l’hôtel. Nous prenons chacun une bonne « omeletta completa » (jambon, fromage, champignons) avec deux bons capuccinos. – J’allais oublier : confirmation que ça se prononce « brousketta »! – À la table voisine ce matin, un jeune Canadien convaincu : t-shirt avec feuille d’érable rouge. Il est de Kitchener. Il fait un voyage en Europe avant son premier emploi dans deux semaines et demie. Ses parents, qui habitent un petit village vers le milieu triangle Kitchener-Owen Sound-London à « une heure et demie du premier Burger King »! Bons parents que nous sommes, Louise lui dit d’être prudent pendant le reste de son séjour. Il se promène en train : Amsterdam, passant par Paris, Milan, vers Rome. Nous n’avons pas retenu son nom. – Dernière soirée fort agréable. Nous retournons au Ristorante Bistro. Accueillis comme la royauté. Louise prend des raviolis; je prends un filet mignon et des frites maison très excellentes. Nous optons pour un « vino rosso » de qualité supérieure pour notre dernier soir. Suggestion de l’hôte : un Vino Nobile de Montepulciano, un rouge de Toscane plutôt rare. Vin très bon… et plus. – À côté de nous, un couple new-yorkais marié le 30 août et à sa première journée de lune de miel. Ça commence mal pour eux… Lufthansa a perdu leurs bagages et ils avaient manqué leur avion au départ. Je leur fais remarquer qu’ils n’ont peut-être pas besoin de leurs bagages en voyage de noces. Ils ont un bon sens de l’humour! Nous échangeons longtemps. Lui capte sur caméra-vidéo notre recette de 35 ans de bonheur. Je prends sur vidéo leur conversation. Ils vont aussi à Florence après Rome. Lui souhaite qu’on s’y retrouve. – Observation : Louise et moi ne sommes assurément pas racistes. Le jeune couple est noir ébène et de toute évidence file le parfait bonheur. Ils ne peuvent résister à nous raconter leur coup de foudre. L’hôte leur raconte que tout est gratuit pour nous demain soir si nous revenons. (Il sait déjà que c’est notre dernier soir!)

5 septembre — Départ de l’hôtel à 11 heures. À la gare Termini, nouvelle leçon sur comment faire qui coûte 5 euros. Une femme nous aide à monter nos bagages et à faire estamper nos billets, que nous aurions pu faire nous-mêmes. – Sur le train, rencontre d’un couple de Philadelphie, originaire de la Louisiane. Ils sont arrivés en avion et prennent aussitôt le train pour Florence afin de visiter la Toscane et de revenir à Rome. Lui doit participer à une conférence; elle l’accompagne parce que c’est leur 20e anniversaire. – Voyage en train confortable. De beaux paysages, mais pas réellement extraordinaires. Arrivée à Florence à 14 h 10. Notre hôtel San Giorgio est à cinq minutes de marche (ch. 232). – Bon accueil. Choc à la chambre. Propre mais plus petite qu’à Rome… deux lits simples! Un seul poste de télé en français. Décision prise : le prochain voyage en Europe se fait dans des hôtels plus grands et budget plus élevé ou durée raccourcie de quelques jours. – Une première marche autour de notre arrondissement. Contrairement à Rome, nous sommes en plein coin touristique, deux minutes du marché central où nous trouvons cadeaux pour Dominique et Manon. Du cuir à perte de vue et « pas cher ». Dans les rues voisines, boutiques après boutiques de toutes sortes de belles et bonnes choses. – Souper à la Trattoria Da Garibardi. En français. Ossobuco a la florentina et taglienneri a cream truffo. Chianti Brolio pour accompagner le tout. Dessert bon, mais aucune idée de quoi il s’agissait, autre les noix. Une sorte de cigare à la crème! – Les rues, le soir, inquiétantes plus qu’à Rome. Certains jettent un coup d’œil à la sacoche de Louise pour voir comment elle la tient.

6 septembre — La clef de notre chambre est telle grosse et pesante qu’il faut la laisser à la réception. Chambre de bain tellement étroite qu’il faut sortir pour laisser l’autre entrer. – Florence = tentation!!! – Matinée d’achats. Si les restaurants sont chers, les boutiques sont le contraire. Arrêt au « Mercato centrale » et conclusion que Jean-Talon et Atwater ne sont rien. Et nous n’avons pas fini de magasiner; après tout, ce n’est que notre première journée complète à Florence. – Florence est aussi meilleure pour observer le quotidien des Italiens. Par exemple, pendant que j’attendais Louise devant une boutique : Une « mamma » italienne est avec sa famille et devant une trattoria, elle reconnaît quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Devant la porte, ce sont les retrouvailles. Elle fait les présentations à sa famille. Après une dizaine de minutes de rires et de jasette, la « mamma » poursuit sa route manifestement heureuse et émue. Ses deux filles lui caressent l’épaule et la serrent dans leurs bras. Presque assez pour mouiller les yeux!!! – Entendu à la télé : « Le visage est la partie la plus intime du corps humain puisqu’il trahit chaque sentiment, chaque émotion, chaque pensée; c’est aussi notre image personnelle et individuelle. »

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