L’autorisation en principe… finalement

Bon, la décision de la Commission des affaires municipales de l’Ontario devait, en toute logique, mettre un terme aux chicanes entourant le projet de nouvelles installations sportives. Comme on peut le lire dans Le Carillon du 5 octobre 1977, « la Commission des affaires municipales de l’Ontario, à la suite de l’audience publique tenue pendant trois jours a semaine dernière, a en effet autorisé la ville à construire un complexe sportif au montant de $1,750,000, à emprunter sous forme d’obligations une somme de $368,750 pour le financer et enfin à se dispenser d’avoir recours à un référendum pour obtenir l’assentiment des électeurs ». La rapidité de la décision (l’audience avait eu lieu mardi, mercredi et jeudi) rendue le lundi suivant l’audience en avait surpris plusieurs.

Par générosité ou magnanimité, le « Conseil municipal réuni en session spéciale, avait adopté une résolution dans le but de rembourser jusqu’à concurrence de $4,000 les dépenses encourues par les objecteurs lors de l’audience publique ». En fait, c’est le commissaire qui avait écrit dans son rapport que le Conseil avait pris une telle décision. Le Conseil était placé devant un fait accompli.

Entre temps, dans la même édition, on apprenait que le Comité de souscription avait dépassé son objectif et avait alors amassé pas moins de 391 824 $. L’objectif était de 368 500 $.

J’écrivais en éditorial qu’il « reste maintenant à trouver un nom pour notre nouveau complexe ». En fait, ce serait le Complexe sportif jusqu’à ce qu’il devienne le Complexe Robert-Hartley longtemps après sa construction, quand Bob se sera démarqué dans la Ligue nationale de hockey et, surtout, avec l’Avalanche du Colorado (les anciens Nordiques).

Mais le débat se poursuivait autour du sort de l’ancien Centre Mémorial qui plusieurs voulaient conserver pour certains usages sportifs, même s’il avait été condamné à cause de son toit.

* * *

La restructuration municipale est toujours au cœur des débats. Le commissaire Sunderland avait recommandé que le Canton de Russell reste attaché aux comtés unis de Prescott et Russell et même que l’ancien Canton de Cumberland, détaché des comtés unis il y a plusieurs années pour être rattaché à la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton, redevienne partie de Prescott-Russell. En même temps, un autre commissaire à la restructuration, le Dr Mayo, cette fois dans la MROC, suggère plutôt que le Canton de Russell soit relié à la municipalité régionale à cause des affinités de la population avec la ville d’Ottawa. Les deux commissaires, en fin de compte, se contredisaient. Le débat se poursuivait. Le Canton de Russell demeurerait dans les comtés unis, en fin de compte.

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