Un séminaire qui change de vocation

Les Prêtres du Sacré-Cœur avaient décidé de ne plus poursuivre leur association avec le Séminaire Sacré-Cœur de Pointe-au-Chêne. Mais le séminaire, « en existence depuis 25 ans, pourrait bien continuer à opérer comme une école quand les prêtres du Sacré-Cœur auront quitté l’institution ». Le séminaire recevait alors 76 élèves et sa capacité était de 80 à 85 étudiants. Il en est question dans Le Carillon du 11 janvier 1978. Dans le journal du 25 janvier, on apprend que le séminaire « continuera encore ses opérations, malgré les incertitudes des dernières semaines ». En fait, le séminaire se transformera en institution privée mixte et existe toujours au même endroit.

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C’était le mercredi à 21 heures à la télé de Radio-Canada et la mini-série serait diffusée du 8 février au 22 mars 1978. Je n’en ai pas manquée une seule. Jean Lapointe y excellerait. « Sept épisodes d’une heure, télévisés dans le cadre de Hors-série et consacrés à la vie de ce grand homme politique qui fut plus que tout autre intimement mêlé à l’histoire du Québec dont il fut le premier ministre durant dix-huit ans. En vedette: Jean Lapointe entouré de plus de 200 comédiens. Auteur: Denys Arcand. » C’est ce qu’on peut lire dans la publicité de Radio-Canada pour promouvoir « Duplessis » dans le journal du 8 février 1978. J’avais oublié que l’auteur était Denys Arcand.

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Un article de l’édition du 15 février 1978 parle de l’installation possible d’une industrie allemande à Hawkesbury « si le Conseil de développement de l’Est ontarien consent à aider financièrement l’industrie à s’établir ici. On sait que deux autres entreprises industrielles doivent s’établir à Hawkesbury en 1978, soit la Transcrane Inc. et la Canadien Button Company ». Dans l’édition du 22 mars, nous apprenons qu’il s’agit de la firme Mercedes Textiles Ltée, une entreprise qui « se spécialise dans la fabrication de boyaux pour les pompiers ».

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Nous sommes en 1978, quasiment une vingtaine d’années avant l’arrivée grand public du World Wide Web. Mais il y avait quand même les catalogues, la publicité dans les médias et Postes Canada. « Protégez-vous contre la fraude des ventes par correspondance » proclamait une publicité du ministère de la Consommation et du Commerce dans le journal du 15 février 1978. Le texte de cette annonce peut s’appliquer presque mot pour les ventes sur le Web d’aujourd’hui. Et personne ne se doutait de la naissance éventuelle d’eBay, de Kijiji et de nombreux autres sites Internet.

« De nos jours, vous pouvez commander presque n’importe quoi par correspondance – des plantes, des livres, des marchandises dans un grand magasin, des exercices de développement musculaire et même des ‘diplômes’.

La plupart des organisations de vente par correspondance sont honnêtes, mais quelques-unes ne le sont pas – ce qui donne une mauvaise réputation à toute l’industrie. Alors avant de traiter avec une compagnie de vente par correspondance, posez-vous les questions suivantes :

· Qu’est-ce que l’offre promet réellement?
· Est-ce que l’annonce est vraiment informative?
· Est-ce que je connais la réputation de cette compagnie?
· Est-ce que j’ai vraiment besoin de cet article?
· Est-ce que je pourrais acheter le même article à meilleur marché dans un magasin?
· Est-ce que je peux payer à la livraison?
· Y a-t-il une garantie de remboursement? »

De bonnes questions toujours pertinentes pour les ventes « par correspondance électronique »… ce qu’est le Web.