Le Québec n’a aucune influence chez les conservateurs

L’auteur de cette conclusion n’avait sûrement pas prévu la débandade des conservateurs au Québec lors des élections fédérales de 2011. De toute façon, ces « conservateurs » ont changé d’identité en cours de route; ils ont été fusionnés avec un autre parti, celui de la Réforme. Dans Le Carillon du 20 mars 1969, le chroniqueur Marcel Desjardins titre que « L’influence du Québec au sein du Parti Conservateur est nulle ». Il aurait pu tout aussi la publier en 2011.

Desjardins avait remarqué « au cours de ce congrès terne, l’absence notable des Québécois ». Il fait référence au congrès de l’Association progressiste-conservatrice du Canada. « Il a semblé que l’effort déployé au Québec lors de la dernière élection n’avait pas du tout porté fruit et que l’embryon d’organisation mis sur pied pour le scrutin du 25 juin était disparu dans la vague libérale qui emporta avec elle presque tous les candidats conservateurs québécois. » Il parle du scrutin fédéral de 1968 et de l’élection fracassante de Trudeau.

* * *

Le débat virulent se prolongeait depuis plusieurs mois, sinon une année. Cette fois, la décision est définitive : la nouvelle école publique du comté de Prescott allait être construite à Pleasant Corners, entre Hawkesbury et Vankleek Hill. Elle remplacera une plus petite école située à Hawkesbury.

La ville de Hawkesbury, de même que de très nombreux intervenants, s’était longtemps opposée au choix de cet emplacement. Il s’agissait de terrains appartenant à un homme d’affaires puissant de la région, Alexander Siversky (Alex pour les intimes). Ce dernier avait aussi la réputation d’être un excellent collecteur de fonds pour le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario. Il était également très actif dans divers organismes locaux et régionaux. J’avais d’ailleurs beaucoup de respect pour cet entrepreneur et ses frères, tout aussi actifs en affaires et dans les clubs sociaux locaux.

Je me souviens même d’avoir accompagné une délégation de Hawkesbury à Toronto afin d’exercer des pressions. Le conseiller Philibert Proulx, libéral très connu, avait rencontré le chef libéral et chef de l’opposition, Robert Nixon, et nous avions d’ailleurs lunchés ensemble au restaurant de Queen’s Park. De toute évidence, l’intervention de Nixon n’avait servi à rien contre un puissant « trésorier » conservateur.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s