Du textile… encore du textile

Voilà… 40 autres nouveaux emplois, cette fois grâce à la décision de Coronation Knitting Mills de s’installer à Hawkesbury. Encore une industrie de textile, par contre, puisque Coronation se spécialisait dans la fabrication de fibres synthétiques. Le secteur du textile sous-entendait des salaires très bas, mais il s’agissait malgré tout d’emplois pour une région qui en avait nettement besoin. Coronation Knitting Mills s’installerait en compagnie d’une entreprise-sœur, L’Amour Hosiery Manufacturing Company. Ce sont des entreprises montréalaises. On en parle dans l’édition du 12 juin 1969. Elles ont fermé leurs portes elles aussi depuis belle lurette.

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Dans cette édition, le journal annonce aussi l’arrivée d’un nouveau caricaturiste, un jeune homme de 18 ans de Pointe-au-Chêne du nom de Daniel McKale. McKale allait poursuivre sa collaboration hebdomadaire pendant de nombreuses années, même après son embauche par le journal Le Droit (il était le prédécesseur de Bado). Il avait tenu à maintenir sa coopération avec nous en gratitude pour lui avoir donné sa première chance. Daniel a même publié des recueils de ses caricatures. Un jour, il a décidé que c’en était fini et il s’est suicidé. Comme ça, tout simplement. Quel talent perdu! Au journal Le Carillon, Daniel m’avait confié un jour que la plupart de ses caricatures étaient créées en pleine nuit. Il avait tout un talent.

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Dans l’édition du 12 juin 1969, un article fait référence à l’inauguration officielle la fin de de semaine précédente du tout nouveau Centre national des Arts à Ottawa. L’article disait que ce centre jouerait un rôle important pour la population de Prescott et Russell. Le Théâtre du Capricorne est le nom de sa troupe française et son directeur artistique est Jean-Guy Sabourin. Le Théâtre comptait beaucoup sur le bassin de 280 000 francophones et francophiles de son territoire. Par contre, l’article expliquait que le travail des responsables serait difficile parce que cette région « est formée d’une classe sociale de plus difficiles pour l’épanouissement du théâtre. La population se trouve à la frontière Ontario-Québec, les gens sont francophones et anglophones, les revenus sont bas et plusieurs sont du milieu rural ». Voilà pour la prise de jugement! Jean-Guy Sabourin était de Montréal, mais il était né à L’Orignal en 1934, « du mariage de M. Henri Sabourin et Mlle Eva Courtemanche », qui étaient déménagés à Montréal peu de temps après la Deuxième Guerre mondiale.