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Un projet de loi pour contrôler la presse

Les quotidiens Ottawa Journal et Winnipeg Tribune avaient fermé leurs portes en 1981. « Des gens avaient crié à la collusion et Ottawa s’est senti obligé de créer une ‘commission royale’, mais le rapport du commissaire Tom Kent avait soulevé des réactions négatives des entreprises de presse ». Le ministre Jim Fleming avait déposé un projet de loi, deux ans plus tard, pour contrôler les entreprises de presse quotidienne et il avait averti les journaux communautaires « d’éviter la concentration et de respecter les droits des lecteurs ». J’avais réagi, en éditorial dans Le Carillon du 20 juillet 1983, contre ce projet de loi inutile, en rappelant comment, essentiellement, les lecteurs exerçaient déjà un contrôle sur leurs journaux. « Le public a la liberté de ne pas acheter un journal qu’il n’aime pas. Un journal qui abuserait trop souvent de ses lecteurs, pour quelque raison que ce soit, se retrouverait rapidement hors du marché. Acheter un journal c’est en quelque sorte manifester un vote de confiance. » Ce n’est pas la première fois que j’utilisais cette expression.

Aujourd’hui, la prolifération des journaux gratuits, quotidiens ou hebdomadaires, n’offre plus toujours « ce vote »; mais c’est toujours valable pour les journaux auxquels il faut s’abonner ou qu’il faut acheter à l’exemplaire. J’avais aussi opiné que « dans une société comme la nôtre, il y aura toujours une vaste gamme d’idées, souvent contradictoires, émises par les divers journalistes. Chacun a droit à ses opinions et c’est au public mécontent de faire connaître la sienne. Si un média abuse de ses pouvoirs et dissimule des faits importants, il y aura toujours un autre média à proximité pour rétablir la situation. »

Dans notre monde contemporain, la présence des médias et des réseaux sociaux joue ce rôle de manière très évidente, bien qu’ils servent aussi à transmettre de fausses informations. Pour justifier l’inutilité du projet de loi Fleming, j’avais conclu qu’il « y aurait toujours les exceptions, mais c’est au public de manifester ses exigences, d’exprimer son mécontentement, de solliciter les correctifs qui s’imposent ou de porter à l’attention de qui de droit les situations qu’il déplore. » Au Carillon, nous mettions en pratique ce principe fondamental. Nous nous enorgueillissions de publier chaque semaine de très nombreuses lettres de nos lecteurs et en retour, nos lecteurs appréciaient cette gamme d’opinions. C’était bon pour les ventes du journal aussi.

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Le Club de vol à voile de Hawkesbury (le Montreal Soaring Council) était établi à Hawkesbury depuis le début des années 50 et, si ma mémoire est fidèle, l’accident rapporté dans Le Carillon du 20 juillet 1983 a été le seul d’une telle gravité.

« D’intensives recherches se poursuivent afin de retrouver le corps de Lilian Stamboulieh, 29 ans, de Pointe-Claire dont le planeur s’est écrasé dans une lagune de la CIP au nord-ouest de Hawkesbury, dimanche vers midi, à la suite d’une collision avec un autre planeur. Le planeur de Stamboulieh a été repéré immédiatement tout comme celui de Samantha Hiscox, 18 ans, de Dollard-des-Ormeaux qui s’était abîmé dans la rivière Outaouais. Le corps de Hiscox a été retrouvé dans le poste de pilotage de l’appareil. Toutefois, le corps de Lilian Stamboulieh demeurait introuvable encore mardi après-midi malgré un ratissage minutieux des lieux. (…) Les deux pilotes détenaient des permis d’élève-pilote. » Son corps sera finalement repêché vendredi après-midi; il avait simplement remonté à la surface à côté de son aéroglisseur. Le coroner Royal Kirby avait évidemment déclenché une enquête.

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Hawkesbury voulait tout faire

C’était un cadeau bien reçu dans le contexte de l’après-CIP. « L’Association d’investissements industriels de Hawkesbury a obtenu la subvention de 430 000 $ pour son projet d’édifice industriel locatif dans le parc industriel local. » La nouvelle est publiée dans l’édition du 6 juillet 1983 du journal Le Carillon. Le député fédéral Denis Ethier avait annoncé cette subvention versée « sous l’égide du Programme Canada-Ontario de développement de l’emploi ». Les autorités municipales avaient voulu mobiliser tous leurs efforts pour attirer de nouvelles sources d’emploi à Hawkesbury. « Le projet d’édifice de 20 000 pieds carrés, sur un terrain municipal au coin sud-est des rues Aberdeen et Tupper, dans le parc industriel, représente quelques 1 075 semaines/heures de travail, soit environ 40 emplois, spécialisés ou semi-spécialisés ou de journalier. » Quant au maire Lucien Berniquez, il avait ajouté « qu’il sera plus facile de continuer le développement de la rue Tupper et de la prolonger de Spence à Aberdeen et éventuellement jusqu’à la rue Principale ». Depuis plusieurs années, cette rue Tupper relie la route 17 à la rue Principale et le nouveau mégaentrepôt des pharmacies Jean Coutu y est construit.

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Plusieurs automobilistes et camionneurs savaient que traverser le pont Perley relevait parfois de l’acte de courage. « Les fracassantes déclarations du fondateur de l’Association des scaphandriers du Québec, Guillaume Tremblay, selon lesquelles certains ponts du Québec sont dans un état si déplorable qu’ils pourraient s’affaisser et que le pont Perley entre Grenville et Hawkesbury soit probablement le plus mal en point ont été vigoureusement contredites par l’ingénieur maritime en chef de la région de la capitale. » On peut lire ce texte dans le journal du 6 juillet 1983. Jos Roach avait « affirmé que le pont a subi des travaux de réparations incessants au cours de la période s’étalant de 1975 à 1981. Ces travaux consistant en la réfection de la chaussée du tablier du pont, le renforcement de la structure et en la réparation de deux poutres de soutènement usées ont coûté 1,8 million de dollars. » Tremblay avait basé ses commentaires sur la situation qui prévalait avant les travaux de réfection. Mais malgré l’assurance des ingénieurs, tous savaient qu’il faudrait un jour remplacer ce pont inquiétant. Il faudrait patienter encore longtemps.

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Albert ‘Ti-pit’ Sabourin avait 78 ans et disait « qu’un être humain n’est vieux qu’à 80 ans ». Il avait « travaillé plus de 30 ans pour la CIP et a vécu la syndicalisation ». Le journaliste Yves Rouleau raconte son histoire dans le journal du 13 juillet 1983. Il avait réagi aux opinions publiques blâmant « le syndicat d’avoir précipité la fermeture de l’usine CIP » et s’était porté à la défense de son ancien syndicat.

« J’ai entendu des gens dire que l’usine de la CIP avait mis le cadenas à la porte parce que le syndicat était devenu si puissant qu’il encourageait la paresse chez les employés. (Note du blogueur : J’avais personnellement entendu de tels commentaires.) Ce sont des affirmations gratuites de gens qui n’ont jamais mis les pieds à la CIP. Je suis à la retraite depuis quelques années déjà, mais j’ai travaillé assez longtemps à l’usine pour affirmer catégoriquement que le syndicat a été très bénéfique aux employés sans entraver les opérations de la compagnie. Grâce au syndicat, les employés ont obtenu des salaires décents, un milieu de travail plus sécuritaire, des vacances adéquates et jouissent maintenant d’un niveau de vie plus raisonnable à leur retraite. Tout cela, les employés le méritent. » Il avait quand même reconnu que « les syndicats sont toujours incapables d’assurer une quelconque sécurité d’emploi à leurs membres ».

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Mulroney remplace Clark

Dans Glengarry-Prescott-Russell, les progressistes-conservateurs fédéraux avaient vécu une petite crise interne en préparation du congrès national au leadership du parti. La présidente Jean Morrison avait été forcée à démissionner parce qu’on avait refusé de la nommer déléguée étant donné qu’elle appuyait ouvertement la candidature de Joe Clark, ce qui allait à l’encontre de l’opinion de la majorité des autres délégués potentiels. À la dernière élection fédérale, le candidat conservateur Gordon Johnson s’était fait souvent dire qu’un vote pour lui signifiait un vote pour Joe Clark et qu’il n’en était pas question. Quoi qu’il en soit, au congrès de leadership, Joe Clark est remplacé par Brian Mulroney. Et comme je l’écrivais dans Le Carillon du 15 juin 1983, « dans Glengarry-Prescott-Russell, comme ailleurs au pays, les yeux sont maintenant rivés sur ces deux leaders ». Mulroney délogera bien sûr John Turner (qui avait alors succédé à Pierre Elliott Trudeau) aux élections fédérales suivantes.

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Le journal du 15 juin 1983 nous présente le nouveau président de la Chambre de commerce de Hawkesbury, René Berthiaume. Son premier tremplin qui le mènera éventuellement à la mairie de Hawkesbury, poste qu’il occupe depuis la dernière élection municipale.

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J’en avais parlé dans un billet précédent. Lors du fusionnement de l’ancienne Clinique Smith avec l’Hôpital général de Hawkesbury on avait déploré un certain désintéressement de la population francophone et une crainte de prise de contrôle de l’Hôpital général de Hawkesbury par des éléments anglophones. Lors de l’élection pour choisir quatre membres du conseil d’administration, « ils étaient 1127 sur 1442 membres à se rendre voter, soit 78 p. cent ». L’abbé Roger Bouchard, le curé de la paroisse St-Alphonse de Hawkesbury, avait récolté le plus grand nombre de votes, suivi de Laura Jane Allen, Clément Tarzi et Yvon Laliberté. À l’époque, les autres membres du conseil d’administration, dont les mandats continuaient, étaient Michel Thivierge et Lynn St-Denis, représentant le Conseil des comtés unis; Jack McArton, Gabrielle Miner, Monique Thérien, Louise Myner, Armande Berthiaume, Jean-Roch Vachon, Jean-Marc Lalonde, Charlemagne Larivière, Royal Comtois, Raymond Lacroix et Laurent Cayen. Le Dr Lowesha Kapijimpanga y représente le corps médical. »

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C’était l’époque des vieux prêtres toujours actifs en pastorale dans leurs paroisses. Dans le journal du 22 juin 1983, il est question des 45 ans de prêtrise du curé Gérald Labrosse de St-Eugène et du 72e anniversaire de naissance du curé Léo Sabourin, de Lefaivre. Dans son cas, il s’apprêtait à souligner ses 48 années de sacerdoce.

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Un comité de onze personnes a soumis une demande « en vue d’implanter une clinique juridique populaire française pour desservir la population démunie de Prescott-Russell ». Selon le journal du 29 juin 1983, « la clinique juridique populaire de Prescott-Russell, si la demande est acceptée, se veut francophone pour desservir la population majoritairement francophone des comtés unis. Cependant, elle pourra desservir les clients anglophones qui voudront s’y présenter. La clinique populaire a pour but d’aider gratuitement les personnes à faible revenu qui ont besoin d’une assistance juridique. L’information et l’éducation de la population en regard de ses droits constituent le deuxième volet d’une clinique populaire. » Je crois me souvenir que cette clinique avait été fondée, mais je ne pourrais vous confirmer qu’elle existe encore aujourd’hui dans cette forme.

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Boudria et son prix citron

Il fallait bien Don Boudria, alors député provincial de Prescott-Russell, pour imaginer un pareil stratagème. Ainsi, dans Le Carillon du 8 juin 1983, on lit ceci: « Encouragé par plusieurs Franco-Ontariens, le député (…) Don Boudria s’apprête à décerner son premier prix ‘citron’. C’est le ministre du cabinet responsable de l’agence gouvernementale jugée la moins enthousiaste à améliorer les services aux francophones de la province qui recevra le prix, une grenouille en céramique de dimensions imposantes, œuvre du potier de Fournier, Jean-Pierre Cloutier. » Mais comme s’empressait de le préciser Boudria, « il faut éliminer d’emblée la candidature du premier ministre Davis, car ce dernier risquerait de gagner le trophée à perpétuité ».

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L’événement était assurément historique. Il s’agissait de la remise des diplômes aux premiers finissants du Collège de technologie agricole et alimentaire d’Alfred. « Des 53 élèves inscrits en septembre 1981, 37 ont réussi un cours dans l’une ou l’autre des spécialités du premier collège francophone en Ontario. » Plus de 500 personnes avaient assisté à cette première selon le reportage de Monique Castonguay dans le journal du 8 juin 1983. Le collège avait ouvert ses portes en 1981.

Et d’où venaient-ils ces premiers diplômés? De partout dans la francophonie canadienne : Vanier, Verner, Chute-à-Blondeau, Hammond, Lefaivre, Nepean, St-Pascal-Baylon, Curran, St-Isidore-de-Prescott, Fournier, Chelmsford, Orléans, Cumberland, St-Albert, Casselman, Sturgeon Falls, Ottawa, Alexandria, Hawkesbury, Elliott Lake, New Liskeard, Crystal Falls et, bien sûr, Alfred; ça, c’était les étudiants de l’Ontario. Il y en avait aussi du Québec: Hull, Aylmer, Montmagny, Gatineau, Luskville, Petit Saguenay Chicoutimi. Il y avait manifestement une demande.

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Robert J.C. Pilon, de Kapuskasing, est embauché pour remplacer Fernand Lortie comme directeur général du Conseil d’éducation de Prescott-Russell. On parle de lui dans le journal du 15 juin 1983. Pilon a 43 ans.

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On dirait une citation récente. « Il n’y a pas de crise. Ce qui survient, c’est que les gouvernements et les grands employeurs en ont créé une afin d’affaiblir les syndicats. » Mais la citation est reproduite dans le journal du 15 juin 1983 et elle provient de Jean-Claude Parrot, le président du Syndicat national des postiers (qui n’a pas encore été regroupé avec les facteurs) et vice-président du Congrès du travail du Canada, qui était conférencier « à l’occasion du colloque des Franco-Ontariens face à la crise pour la région d’Ottawa, parrainé par l’Association canadienne-française d’Ottawa-Carleton ». Le colloque avait eu lieu au Centre Christ-Roi de Hawkesbury. Parrot, évidemment, n’était pas de ceux à mâcher leurs mots. « La stratégie des employeurs et des gouvernements avaient remporté les succès escomptés puisque la plupart des syndicats avaient considérablement assoupli leurs revendications, il en résulte, selon M. Parrot, plus de profits et un arrêt, parfois même à une détérioration, du cheminement des travailleurs vers de meilleures conditions de travail. » Une soixantaine de participants étaient dans la salle. J’aurai l’occasion d’observer Parrot de près lorsque je serai à Postes Canada quatre ans plus tard.

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La marque d’un petit gars de Curran

Son nom ne vous dira sans doute rien, ou très peu. Dans Le Carillon du 25 mai 1983, nous avions reproduit un article du magazine québécois Justice consacré « au vérificateur général du Québec depuis août 1981 ». L’article était assez long et nous avions aussi reproduit l’encadré qui expliquait qui était ce Rhéal Châtelain.

« Franco-Ontarien d’origine, Rhéal Châtelain a passé presque toute sa vie dans la Fonction publique, tant fédérale que provinciale. Né à Curran en 1930, il obtient un baccalauréat ès arts et un baccalauréat en philosophie en 1951. Mais c’est aux affaires qu’il songe. En 1955, il obtient son diplôme de comptable agréé (C.A.) et entre à l’emploi du gouvernement fédéral. En 1973, il devient sous-ministre à la Fonction publique. Entre 1974 et 1981, il seconde le vérificateur général du Canada. (…)

Dans son entourage, on le décrit comme un bon meneur d’hommes, capable de motiver ses collaborateurs. Il est, souligne-t-on, très humain tout en étant d’une grande efficacité. Mais il ne s’en laisse pas imposer; c’est lui qui mène la barque. Plus qu’un frêle esquif: 170 employés, un budget de 6,4 millions par année. » Lui aussi avait étudié au petit séminaire d’Ottawa avant de s’inscrire à l’Université d’Ottawa.

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« Le seul objecteur au changement de zonage au Centre d’achats Rozon s’est ravisé. Ainsi, la compagnie de couture (St-Lawrence Textiles) pourra aller de l’avant avec son projet d’implantation dans le centre d’achats sis dans le quadrilatère formé par les rues Thériault, Cécile, Laurier et Aberdeen à Hawkesbury. (…) Ses opérations créeront 150 emplois à Hawkesbury. » La St-Lawrence Textiles exploitait déjà une manufacture dans l’ouest de la ville, en face de l’ancienne CIP. En fait, les anciens bâtiments sont encore là bien que la St-Lawrence ait quitté Hawkesbury depuis de nombreuses années.

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Le projet de construction du nouvel Hôpital général de Hawkesbury et la région était basé sur une collecte de fonds de l’ordre de six millions auprès de la population. Comme le déclarait le directeur général de la campagne de souscription à l’époque, « c’est rêver en couleur ». Le comité de souscription avait quand même réussi à accumuler 1,9 million $ en dons et en promesses de dons quand le bureau des gouverneurs de l’HGH avait demandé au directeur de démissionner. André Tessier « avait remis sa démission pour cause de santé, mais il a confirmé que le directeur la lui avait demandée, ayant décidé de former un comité de bénévoles pour s’occuper de la souscription ». M. Tessier avait quand même tenu à ajouter « que les prochaines activités pour la souscription seraient le festival folklorique en juin, ainsi que le tournoi annuel en juillet. Il a ajouté que la déduction à la source venait de commencer auprès des employés de l’usine de St-Lawrence Textiles. » Il tenait encore à cœur cette souscription et n’avait « pas écarté la possibilité de travailler à titre de bénévole pour la campagne de souscription à l’occasion ». Quant au bureau des gouverneurs, il souhaitait « une implication plus grande de la population locale ». Je ne m’inquiétais pas pour André Tessier.

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Les femmes battues auraient leur maison

Jusque-là, elles étaient plutôt laissées à elles-mêmes, à subir leur sort. Mais comme on peut le lire dans Le Carillon du 11 mai 1983, une « maison d’hébergement pour femmes battues » ouvrira ses portes sur la rue Principale, à la fin de juin dans une maison voisine du pavillon Smith de l’Hôpital général de Hawkesbury. « Le logis, au deuxième plancher, compte quatre chambres à coucher pour accueillir deux lits chacune, une salle de jeu, une grande cuisine, un bureau, ainsi qu’un salon spacieux. Le nom choisi: Maison Interlude House, pour refléter le bilinguisme du service comme de sa clientèle. » Je pense que cette Maison Interlude a éventuellement déménagé ailleurs dans Hawkesbury et j’ose espérer qu’elle existe encore ou du moins sous un autre nom.

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Une pleine page de publicité dans le journal du 18 mai 1983 publiée par le ministère ontarien des Transports et Communications. « Faites le plein de passagers », titre l’annonce. « Covoiturage. Covoiturage par fourgonnette. Transport en commun. L’énergie qu’ils économisent aujourd’hui, nous pourrons tous l’utiliser demain. »

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Le Conseil des comtés unis de Prescott-Russell est lui aussi soucieux de faire progresser son territoire. Dans le journal du 25 mai 1983, nous apprenons que l’ingénieur-conseil et homme d’affaires de Hawkesbury, Ghislain Séguin, devient le « premier agent de développement économique des comtés unis ». Il avait été embauché pour une période de deux ans.

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Une nouvelle pour les nostalgiques dans le journal du 25 mai 1983. « Le seul concessionnaire d’essence à ne pas avoir suivi le mouvement de hausse des prix, le Saveway Gas Bar à l’angle des rues Principale-Est et Hamilton à Hawkesbury a subi un achalandage incroyable, vendredi soir et samedi durant la journée. Tandis que tous les concessionnaires de Hawkesbury fixaient leurs prix aux environ de 0,42,5 $ le litre pour l’essence régulière et à 0,46,3 $ pour l’essence sans plomb, le Saveway a réduit les siens à 0,34,4 $ et 0,36,9 $ respectivement. » Vous avez bien lu, ce sont les prix du litre de l’essence il y a 30 ans. Saveway avait augmenté ses prix aux prix des autres le dimanche, mais les autres avaient encore « augmenté leurs prix aux environ de 0,45,6 $ pour l’essence régulière et 0,48,2 $ pour l’essence sans plomb ». C’était l’époque où il y avait encore de l’essence « régulière » au plomb.

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Stephen Harper n’a absolument rien inventé quant à vouloir réformer le Sénat canadien. Le « Comité spécial mixte sur la réforme du Sénat » publie une annonce dans le journal du 25 mai 1983 pour informer les Canadiens sur la tenue d’audiences publiques « pour étudier les moyens de réformer le Sénat de façon qu’il devienne plus représentatif de toutes les régions du pays et serve à renforcer le pouvoir qu’a le Parlement de parler et d’agir au nom de tous les Canadiens. (…) Dans son rapport final, le Comité formulera des recommandations sur le mode de sélection des sénateurs, la durée de leur mandat, les pouvoirs du Sénat, la répartition des sièges et autres sujets qui, à son avis, se rapportent à la réforme du Sénat ». Le comité était coprésidé par le sénateur Gildas Molgat et le député Roy MacLaren. Harper devra se préparer à attendre encore longtemps. À moins que…

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Bang! Bang! Pour grands enfants

« Que les nostalgiques qui croient que tous les jeux d’adultes sont bien monotones à comparer aux trépidants jeux de cowboys de leur enfance se ravisent. Terre-Aventure, une association d’Ottawa organise depuis deux semaines sur un terrain de Grenville des batailles armées simulées dignes des meilleurs films de guerre. » Le journaliste Yves Rouleau raconte cette histoire dans Le Carillon du 27 avril 1983. « La clé du jeu est d’aller descendre le drapeau du groupe adverse avant que celui-ci ait pu le faire. Les deux ‘armées’ comptent ordinairement 10 soldats chacune. Tous les participants sont armés de fusils à capsules de peinture et évoluent sur un terrain délimité. Le jeu est tout nouveau dans la région. Cependant, il est déjà très populaire aux États-Unis, sous le nom de National Survival Game. » Aujourd’hui, de tels jeux de guerre sont offerts un peu partout, dont dans la région d’Embrun-Limoges entre autres, et il existe une version « laser » encore plus populaire parce que moins exigeante.

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Un entrefilet dans ma chronique du 27 avril 1983. « Le solliciteur général George Taylor a répété encore une fois que son ministère n’a pas l’intention de faire modifier la loi régissant les jours de fermeture des magasins et qu’il n’était pas question de permettre le commerce les dimanches. Au contraire, le gouvernement a encouragé les services judiciaires à montrer encore plus de sévérité à l’endroit des contrevenants. Cette décision est appuyée par plusieurs commerces, syndicats et groupes religieux. » Bien sûr, la loi serait un jour modifiée… les consommateurs et plusieurs commerçants ayant eu le dernier mot.

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Le Centre culturel Le Chenail avait cru bon d’organiser un « Festival du mi-printemps » pour les francophones de Hawkesbury et toute la région. Ce grand spectacle réunirait « Paul Piché, Gaston Mandeville, Jim Corcoran, La Bottine souriante et Roxane Potvin » au complexe sportif de 17 h à minuit le 7 mai 1983. Cette date était connue depuis longtemps. Mais comme je le soulignais dans le journal du 27 avril 1983, l’ACFO régionale « décide de tenir son assemblée générale annuelle le même jour, mais à Saint-Isidore-de-Prescott. On aurait voulu intentionnellement diviser les francophones du coin, on n’aurait pu faire mieux. » C’aurait aussi été l’occasion de faire connaître un peu plus l’ACFO auprès du jeune auditoire qu’attirerait le Festival du mi-printemps. Et comme je le faisais remarquer en éditorial, « s’il n’y a pas d’étude démontrant que les francophones souffrent de masochisme, il en faut une. » Mon commentaire avait évidemment suscité une très vive réaction de la part de l’ACFO et quelques lettres.

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Cette chaîne était encore à ses premiers pas pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Le journal du 4 mai 1983 annonce que « la chaîne de magasins Giant Tiger ouvrirait prochainement un magasin dans l’ancien local du magasin Farmer’s, rue Principale à Hawkesbury. De plus, l’ancien gérant du magasin LaSalle de Hawkesbury, M. Don Hoffman, aurait été approché pour la gérance de cette nouvelle succursale, rattachée maintenant au centre commercial Hawkesbury Centre. » Ce Giant Tiger est encore situé au Hawkesbury Centre, mais dans l’ancien local du Loblaws.

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Au tour des Recherches… ou presque

Après la fermeture de la CIP, la prochaine nouvelle était inévitable, mais avait quand même surpris. Comme on peut le lire à la une du journal Le Carillon du 9 mars 1983, « Hawkesbury perdra 47 emplois à compter du 29 avril. À cette date, Recherches CIP Ltée, une division de la Compagnie internationale de papier, mettra 47 de ses 107 employés à pied définitivement aux locaux de Hawkesbury. » La mauvaise nouvelle provenait encore une fois de Roger Allard, « le directeur des communications pour la CIP » et mon futur directeur général à Postes Canada. « Les coupures touchent les techniques de laboratoire et les employés de bureau les plus anciens. » À suivre.

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Les Abattoirs Arnold a Grenville étaient bien connus, mais une querelle intestine opposait les Abattoirs aux Fermes Arnold… en fait, une chicane entre deux frères. Le journal du 16 mars 1983 nous apprend que « le cadenas a été mis dans la porte » et que les employés ont perdu leur emploi. Les Abattoirs (Gilbert) louaient un espace des Fermes Arnold (Jeffrey) et Jeffrey et Gilbert n’avaient pu s’entendre sur le loyer à payer. Les vieux bâtiments sont toujours là. À une certaine époque, l’abattoir avait été occupé par un abattoir de poulets.

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Ça, c’est de la vieille histoire. Toute une génération n’aura jamais connu ce produit. Sony du Canada en fait la promotion dans le journal du 30 mars 1983. « Parlez donc d’économies. En voici dans le carnet de coupons Sony Betamax. Si vous achetez un magnétoscope à cassettes portatif Betamax SL -2000 ou SL-2001 de Sony avant le 31 mai 1983, Sony vous offrira gratuitement le carnet de coupons. (…) Achetez ensuite une caméra couleur Sony et vous voilà dans le domaine passionnant de la production vidéo, à l’intérieur comme à l’extérieur. » Et la publicité énumérait tous les autres avantages de cette nouvelle technologie. Malheureusement, le consommateur préférera le format VHS de JVC. Je pense avoir vu un magnétoscope Betamax au Musée des sciences et de la technologie.

À la même période, Hawkesbury Video Centre offre un ordinateur Commodore 64K, avec une unité de disquette 5 1/4 et une imprimante matricielle et un moniteur couleur optionnels. Le prix de l’ordinateur et de l’unité de disquette? 1295,95 $, en plus de 595 $ pour l’imprimante et 539 $ pour le moniteur. En dollars de 1983 convertis en ceux de 2013, ça coûtait cher!

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À Embrun, la Chambre de commerce locale réclame un magasin des alcools libre-service. « La clientèle délaisse le magasin des alcools d’Embrun au profit de magasins libre-service dans d’autres localités. » La Chambre voulait « protéger en partie les marchands locaux » en formulant sa demande. Pour les plus jeunes, disons qu’à une certaine époque, en Ontario, il fallait remplir un petit carton et indiquer ses choix de boissons, le remettre à un préposé derrière un comptoir, qui allait ensuite chercher les produits choisis dans l’entrepôt. Le reflet d’une autre époque assurément.

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Bouclons bébé… depuis 30 ans

Saviez-vous que l’obligation d’attacher un bébé ou un enfant dans une automobile en Ontario ne remonte qu’à il y a à peine 30 ans? « La nouvelle loi ontarienne obligeant à attacher les jeunes enfants dans les autos » entrerait en vigueur en novembre de 1983 et il en était question dans l’édition du journal Le Carillon du 23 février de cette année-là. Le Club Optimiste de Hawkesbury avait contribué à mettre sur pied « un service de location de sièges de sécurité, évitant aux parents la nécessité d’investir une somme assez élevée dans l’achat d’un tel siège pour une période de temps très courte » et l’opération s’appelait « Bouclons Bébé ». À Ottawa, l’organisme « Bouclons Bébé » avait déjà « près de 1000 sièges en location » alors que le club Optimiste s’en était procuré une trentaine pour commencer. Mais ce qui me surprend le plus de cet article, c’est que je suis un des deux (avec Bernard Alie) que les gens pouvaient appeler pour « faire connaître leur intérêt ». J’avoue tristement que je n’en ai aucun souvenir! Je pense que je représentais « le public » au sein du comité responsable. (OK! Vous pouvez en rire!)

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« Le séjour d’Yvan Joly avec le ‘grand club’ aura été de courte durée… mais il aura été suffisamment long pour lui redonner espoir! » L’article du 23 février 1983 se référait au match que Joly avait disputé dans l’uniforme du Canadien de Montréal contre les Whalers à Hartford « pour remplacer le vétéran Steve Shutt, blessé au dos ». Puce avait joué « aux côtés de la recrue Guy Carbonneau et du vétéran Mark Napier ». En fait, Joly n’avait pas apprécié outre mesure l’attitude de Carbonneau. Shutt était de retour pour le match suivant. Et comme l’écrivait Yvon Legault, « Joly, qui joue son année d’option, a refusé les termes d’un nouveau contrat que le Canadien lui a offert au début de la saison. Depuis, la direction de l’équipe ne lui a pas fait de nouvelles offres. » Entre-temps, Joly continuait à évoluer avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse.

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Bell Canada offrait des cours de conduite d’hiver dans la cour de l’ancienne école Christ-Roi et un des instructeurs était Eddie Mullin, un employé de Bell qui était aussi conseiller municipal. Le journal du 23 février 1983 présente un reportage sur ces cours gratuits de 50 minutes. « En gros, un bon conducteur d’hiver maintiendra toujours une distance raisonnable entre lui et le véhicule qui le précède, anticipera l’état de la chaussée devant lui, freinera bien avant l’obstacle et par à-coups posés et saura rétablir sa voiture en cas d’un dérapage. Ces techniques de base assorties d’une bonne dose de présentation et d’anticipation feront de chacun un bon conducteur en hiver, et pour pas cher. » Dans notre coin de pays, il faudrait quasiment que de tels cours soient obligatoires lors de l’obtention du permis de conduire.

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Un court article dans le journal du 2 mars 1983 pour annoncer que l’école Marguerite-Bourgeois de Hawkesbury ajoute le mot « Sainte » étant donné que la bienheureuse venait d’être canonisée. C’est de cette même école que le conseil scolaire a décrété la fermeture pour juin 2013.

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Une pleine page de publicité dans le journal du 2 mars 1983 pour annoncer l’arrivée d’un tout nouveau produit… « C’est à votre goût. Seulement une calorie. » et le nouveau « Coke diète » allait devenir bon vendeur. C’est mon cola favori depuis.

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La femme fantôme de la 417

Le genre d’article qui vend des journaux et qui fait parler… style Journal de Montréal. C’est dans Le Carillon du 2 février 1983, à la une évidemment. « Une rumeur persiste dans la région de Casselman, voulant qu’une femme fantôme soit apparue dans les parages de l’autoroute 417 et sur le pont de la Nation à St-Albert. Selon les indications recueillies de diverses sources, mais qui se ressemblent toutes, il s’agirait d’une femme toute habillée de blanc, qui fait son apparition et circule devant les véhicules sur la route. Une autre rumeur voulait qu’un des agents de la Sûreté de l’Ontario de Casselman l’ait mise sous les verrous. Toutefois, la SO de Casselman, qui a reçu quelques appels à ce sujet, s’est refusée à tout commentaire sur le sujet, avouant ignorer la source de ces rumeurs. » Nous osions croire que la rumeur provenait sans doute d’une chronique que Charles Burroughs avait écrite, le 19 janvier, sur le « dossier concernant la découverte d’une femme dans la rivière Nation à Casselman, en 1975. Le texte faisait état des nombreuses recherches pour trouver l’identité de la personne qui étaient restées sans succès. » En fait, encore à ce jour, cette femme demeure un mystère… pas la « femme fantôme », mais la victime réelle.

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Le mariage de rêve entre les Hawks et l’entraîneur-gérant Jacques Martin aura été de courte durée. Le Carillon du 12 janvier 1983 annonce que Martin « a démissionné de son poste à la suite d’une divergence d’opinions avec les dirigeants de l’équipe locale ». Il avait été remplacé par un certain Doug Harvey, rien à voir avec l’ancienne vedette de la Ligue nationale. « Ils n’ont même pas essayé de faire un compromis. Ils ont vu que je n’étais pas intéressé à jouer le rôle de marionnette et ils ont décidé de se débarrasser de moi en me forçant à démissionner. » Eh bien, au moins on peut affirmer que Jacques Martin a déjà été « coach » à Hawkesbury.

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Une fausse rumeur « sème de faux rêves parmi les chômeurs de Hawkesbury » selon un article dans le journal du 19 janvier 1983. Une rumeur circulait voulant que Facelle, une filiale de la CIP, s’installerait dans les anciens locaux de la CIP pour y produire du papier hygiénique. Selon la rumeur, Facelle créerait 800 emplois, quasiment le double de ce qui existait à la CIP. Cette dernière avait très rapidement démenti cette fausse rumeur. Il y aurait quelques-unes de telles rumeurs au cours des mois suivant la fermeture de l’usine. Les gens avaient le droit de rêver!

En passant, selon le journal du 26 janvier 1983, pas moins de 900 chômeurs avaient donné leur nom pour les 20 emplois que créerait la démolition du Centre Mémorial. La situation économique était forcément mauvaise.

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Je vous ai parlé du départ des Sœurs de Ste-Marie de St-Eugène. Dans le journal du 19 janvier 1983, on peut lire que « seulement quatre ans avant le centenaire de son ouverture, l’académie du Sacré-Cœur, rattachée au couvent de Vankleek Hill, fermera ses portes à la fin de la présente année scolaire. La décision en ce sens a été rendue par la direction provinciale de la congrégation des Sœurs Ste-Marie. Celles-ci œuvraient à l’académie depuis ses débuts. (…) Les 48 élèves de cette année sont donc les dernières à étudier à l’académie. Elles sont 12 jeunes filles de sixième année, 18 de septième et 18 de huitième. » Autres temps, autres mœurs!