La femme fantôme de la 417

Le genre d’article qui vend des journaux et qui fait parler… style Journal de Montréal. C’est dans Le Carillon du 2 février 1983, à la une évidemment. « Une rumeur persiste dans la région de Casselman, voulant qu’une femme fantôme soit apparue dans les parages de l’autoroute 417 et sur le pont de la Nation à St-Albert. Selon les indications recueillies de diverses sources, mais qui se ressemblent toutes, il s’agirait d’une femme toute habillée de blanc, qui fait son apparition et circule devant les véhicules sur la route. Une autre rumeur voulait qu’un des agents de la Sûreté de l’Ontario de Casselman l’ait mise sous les verrous. Toutefois, la SO de Casselman, qui a reçu quelques appels à ce sujet, s’est refusée à tout commentaire sur le sujet, avouant ignorer la source de ces rumeurs. » Nous osions croire que la rumeur provenait sans doute d’une chronique que Charles Burroughs avait écrite, le 19 janvier, sur le « dossier concernant la découverte d’une femme dans la rivière Nation à Casselman, en 1975. Le texte faisait état des nombreuses recherches pour trouver l’identité de la personne qui étaient restées sans succès. » En fait, encore à ce jour, cette femme demeure un mystère… pas la « femme fantôme », mais la victime réelle.

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Le mariage de rêve entre les Hawks et l’entraîneur-gérant Jacques Martin aura été de courte durée. Le Carillon du 12 janvier 1983 annonce que Martin « a démissionné de son poste à la suite d’une divergence d’opinions avec les dirigeants de l’équipe locale ». Il avait été remplacé par un certain Doug Harvey, rien à voir avec l’ancienne vedette de la Ligue nationale. « Ils n’ont même pas essayé de faire un compromis. Ils ont vu que je n’étais pas intéressé à jouer le rôle de marionnette et ils ont décidé de se débarrasser de moi en me forçant à démissionner. » Eh bien, au moins on peut affirmer que Jacques Martin a déjà été « coach » à Hawkesbury.

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Une fausse rumeur « sème de faux rêves parmi les chômeurs de Hawkesbury » selon un article dans le journal du 19 janvier 1983. Une rumeur circulait voulant que Facelle, une filiale de la CIP, s’installerait dans les anciens locaux de la CIP pour y produire du papier hygiénique. Selon la rumeur, Facelle créerait 800 emplois, quasiment le double de ce qui existait à la CIP. Cette dernière avait très rapidement démenti cette fausse rumeur. Il y aurait quelques-unes de telles rumeurs au cours des mois suivant la fermeture de l’usine. Les gens avaient le droit de rêver!

En passant, selon le journal du 26 janvier 1983, pas moins de 900 chômeurs avaient donné leur nom pour les 20 emplois que créerait la démolition du Centre Mémorial. La situation économique était forcément mauvaise.

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Je vous ai parlé du départ des Sœurs de Ste-Marie de St-Eugène. Dans le journal du 19 janvier 1983, on peut lire que « seulement quatre ans avant le centenaire de son ouverture, l’académie du Sacré-Cœur, rattachée au couvent de Vankleek Hill, fermera ses portes à la fin de la présente année scolaire. La décision en ce sens a été rendue par la direction provinciale de la congrégation des Sœurs Ste-Marie. Celles-ci œuvraient à l’académie depuis ses débuts. (…) Les 48 élèves de cette année sont donc les dernières à étudier à l’académie. Elles sont 12 jeunes filles de sixième année, 18 de septième et 18 de huitième. » Autres temps, autres mœurs!

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