« Bonjour, Jean-Maurice, c’est Jean! »

Ça, c’est parmi mes plus beaux souvenirs, toutes villes confondues. Le président de l’Association du hockey mineur de Hawkesbury, Jean-Guy « Horace » Cyr, m’avait demandé d’être le président d’honneur de leur tournoi annuel « Siècle et quart » du printemps de 1984. Mais j’avais trouvé que c’était bien beau prêter mon nom au tournoi, mais que je devais faire un peu plus. Sans en parler à qui que ce soit, j’écris une lettre à l’organisation des Canadiens de Montréal (il n’y avait pas de courriel à l’époque) leur demandant si un joueur du club pouvait honorer de sa présence cet important tournoi local. Un jour, je reçois un appel téléphonique : « Bonjour, Jean-Maurice, c’est Jean! » Il m’explique que l’équipe jouera sur la côte ouest pendant la période du tournoi et me demande si lui ferait l’affaire. J’ai répondu par un court silence… et un oui évident. J’annonçais la nouvelle à la une du journal Le Carillon du 21 décembre 1983, un petit cadeau de Noël aux amateurs de hockey mineur locaux.

« Jean Béliveau, ancien joueur étoile et capitaine des Canadiens de Montréal, sera l’invité d’honneur au tournoi ‘Siècle et quart’ de l’Association du hockey mineur de Hawkesbury, en mars prochain. Celui qui portait le no 4 dans l’uniforme du Tricolore sera à Hawkesbury le vendredi 16 mars. Le président du comité d’organisation du tournoi, Jean-Maurice Filion, a indiqué que le vice-président aux relations publiques des Canadiens participerait aux cérémonies d’ouverture du tournoi et serait sans doute reçu par les autorités municipales. » Quand j’avais annoncé la nouvelle au maire Lucien Berniquez, il avait insisté pour que la ville accueille comme il se doit le grand Béliveau. J’y reviendrai.

* * *

« Allen Mainville, à 39 ans, part de Beaconsfield pour venir relever de nouveaux défis dans une ville en plein développement industriel. La ville qu’il gère présentement à une vocation strictement résidentielle. » Mainville remplacerait l’administrateur en chef Pierre-J. Tessier, à compter de février 1984. La nouvelle est publiée dans le journal du 21 décembre 1983. Cet « ancien diplômé de l’école secondaire de Vankleek Hill » est « à l’emploi de la cité de Beaconsfield depuis 1965. Il a été successivement comptable en chef, secrétaire-trésorier puis, depuis 1978, gérant municipal, l’équivalent de l’administrateur en chef. » Je dois avouer ne pas me souvenir de lui et pourtant j’ai dû le rencontrer très souvent en couvrant les activités municipales.

* * *

À une certaine époque, il avait été le doyen du Conseil des comtés unis de Prescott-Russell. Dans le journal du 28 décembre 1983, les lecteurs apprennent le décès de celui qui avait été maire du canton de Cambridge pendant 28 ans. Louis Ernest Brisson avait été maire entre 1954 et 1982. Il « est décédé le lendemain de Noël à 23 heures d’une crise cardiaque, alors que l’ambulance le transportait à l’hôpital. (…) Membre influent au Conseil des comtés unis durant sa carrière municipale, il avait été élu président de cet organisme à deux reprises, soit en 1956 et en 1971. M. Brisson était aussi un membre actif du parti conservateur provincial, et ses fonctions municipales l’ont mené à la Société de conservation de la rivière Nation-Sud durant plusieurs années, comité qu’il présidait en 1982. »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s