L’effet de la 417, des commerçants de la 17 se plaignent

J’y ai fait référence. Les commerçants le long de la route 17 se plaignaient des conséquences néfastes de l’ouverture de la nouvelle autoroute 417 sur l’achalandage de leurs commerces et leurs chiffres d’affaires. Ainsi, dans l’édition du 16 janvier 1975 du journal Le Carillon, on peut y lire que « le ministre de l’Industrie et du Tourisme, Claude Bennett et le député J.-Albert Bélanger apportent peu de foi aux déclarations des commerçants de la route 17 qui ont fait état d’une baisse de leur chiffre d’affaires allant jusqu’à 90 pour cent depuis l’ouverture de l’autoroute 417 ». Bélanger avait même accusé le président du Comité intérimaire de la route 17, Harry Gow, « d’avoir transformé la situation en ballon politique », Gow étant alors le président de l’Association de Prescott-Russell du Nouveau parti démocratique. Pour sa part, le ministre des Transports et Communications, John S. Trew, avait rappelé que « la 417 a été construite expressément pour diminuer le fardeau de circulation sur la route 17 et cet objectif a été atteint ».

Le député Bélanger avait également proposé aux marchands de la 17 de se regrouper en coopérative et d’établir un centre de services sur la route 417. « Il y a actuellement trop de services sur la route 17 depuis l’ouverture de la 417 et il est normal que quelques commerces doivent fermer leurs portes. » Voilà pour l’appui du député. Bélanger qui avait expliqué que le ministère possédait des terrains « à mi-chemin des deux extrémités de la 417 » et qu’une telle coopérative pourrait sans doute les obtenir « pour une période de 20 ans ». Dans une déclaration parallèle, le député avait répondu aux gens de Rockland qui réclamaient un pont interprovincial à la hauteur de leur ville « que c’était là l’un de ses plus grands rêves »… jamais réalisé bien sûr.

Dans la rubrique « Au fil des jours » de cette même édition, le journaliste Charles Burroughs se réfère à l’envers de la médaille, un garagiste de L’Orignal qui « signale que depuis l’ouverture de la nouvelle autoroute, ses heures d’affaires sont beaucoup plus régulières et que chiffre de ventes s’est stabilisé ». Burroughs note que ce garage est en face de l’usine d’Ivaco, « qui emploiera éventuellement plus de 500 travailleurs », donc tous des clients potentiels. En conclusion, il écrivait qu’une « signalisation plus adéquate sur la 417 saura peut-être ramener sur la route 17 une partie de la circulation disparue, mais pas au détriment de la sécurité ».

* * *

Tout n’allait pas pour le mieux à la nouvelle station de télévision communautaire CFVO-TV. Dans l’édition du 16 janvier 1975, on apprend que la Coopérative de télévision de l’Outaouais « a procédé, lundi, au congédiement surprise de tous ses employés de la salle des nouvelles, y compris le directeur de l’information Louis Tardif ». La direction en avait décidé ainsi « dans le but d’augmenter la programmation locale ». En plus de Tardif, les journalistes Lyse Huot (qui avait commencé sa carrière au Carillon), Michel Beauparlant, Robert Philibert et René Petit produisaient l’émission « La Quotidienne ». Notons que Petit est toujours à l’œuvre, mais à l’antenne de CBOFT et on peut le voir presque quotidiennement à l’antenne du Téléjournal. Je me suis référé récemment au cheminement professionnel de Lyse Huot, mais je n’ai aucune idée de ce qui est arrivé aux trois autres. CFVO éprouvait aussi des difficultés à recruter des actionnaires.

3 réflexions sur “L’effet de la 417, des commerçants de la 17 se plaignent

  1. Pour ton information, j’ai travaillé pendant plusieurs années avec Michel Beauparlant au Droit. Quand il a quitté, il a fait de la pige. Je n’ai pas eu de nouvelles de lui depuis plusieurs années par contre.

  2. Bonjour,

    J’ai été un ami très proche depuis son jeune âge avec Robert Philibert décédé suite à un écrasement par train tôt le matin du 20 juillet 1981 à Hull, face à la Canada Packers, à l’âge de 33 ans. Robert n’avait pas de parenté connue. Il était alors journaliste à la pige pour la nouvelle télé communautaire CTVO, devenue CFVO. Il écrivait aussi pour un journal hebdomadaire local. C’est moi qui me suis occupé de ses funérailles. Un événement des plus tragiques!

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