La CIP paralysée par une longue grève

L’usine locale de la CIP était le moteur de l’économie locale et de la politique locale, en fait. Le 2 août 1973, les 380 employés syndiqués déclenchent la grève. « Les syndiqués réclament une augmentation de 40 cents l’heure la première année et une majoration de 9 p. cent ou au minimum de 45 cents de l’heure au cours de la deuxième année de la convention. » Les grévistes souhaitaient aussi des améliorations au régime de retraite, une meilleure sécurité d’emploi, une convention de deux ans au lieu de trois. Cette grève serait longue selon le président du local syndical, Georges Radford « c’est-à-dire jusqu’à ce que les offres de l’employeur correspondent avec les demandes des employés ».

Pendant la grève, les camionneurs ne pouvaient livrer leur bois à l’usine, alors ils déposaient leur cargaison sur le terrain de l’autre côté du chemin de l’hôtel Bar-X, à Grenville. En peu de temps, on peut compter des milliers de billots. Dominique Demers grimpe sur le toit de cet hôtel pour bien capter l’ampleur du problème. Sa photo orne la une du 16 août 1973 du journal Le Carillon. Pendant ce temps, les grévistes s’étaient plié à la requête de la Cour suprême de l’Ontario de ne plus piqueter devant les installations des Recherches CIP, dont les employés n’étaient pas en grève. J’y reviendrai.

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Claude Kingsbury signe un reportage sur un projet collectif dans la région de Wendover dans l’édition du 2 août 1973 du journal Le Carillon. Cette ferme Renaissance « est située à environ un mille et demi de la route 17 près de Plantagenet ». Le groupe d’artisans affirmait que près de 30 000 personnes s’y rendraient. « La ferme des mille secrets comme plusieurs résidents sont fiers de le mentionner est totalement organisée, financée, construite et opérée par les participants à cette exposition communautaire de la renaissance des arts. » Paul Kuitenbrower, le porte-parole du groupe, avait décrit l’expérience comme une sorte de retour à la vie médiévale. Le tout avait fait beaucoup jaser dans le coin à l’époque.

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« Le premier étudiant en art dramatique à l’Université d’Ottawa, M. Grant Lowe, de Grenville, a été admis à l’École nationale de théâtre à Montréal. » Âgé de 23 ans, Lowe était le premier étudiant de la région à être accepté à l’école de théâtre. On y fait référence dans l’édition du 2 août 1973. Il avait déjà participé à plusieurs productions théâtrales à Ottawa. Plus tard, Lowe serait de la distribution des films « Radib » en 1977, « The High Country » en 1981, « Chautauqua Girl » en1983 et « Vanishing Act » en 1986. Selon une source, il aurait aussi joué dans « Superman III » en 1983.

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Dans la région de Limoges, c’est une véritable institution. Le Carillon du 16 août 1973 annonce la réussite de ce centre inauguré une année plus tôt. « Environ quinze personnes de ‘Fact Entreprise Ltée’ et travaillant pour le camp Kittawa, ont acheté cinquante acres de terrain qu’ils diviseront en terrains plus petits. Présentement, le parc met à la disposition des campeurs 93 terrains avec eau et électricité. Les responsables du camp projettent le développement d’une aire pour pique-niqueurs, d’un sauna et d’une salle eucalyptus s’ajoutant au pavillon muni d’une piscine et existant présentement. » L’article précisait que la population de Limoges pourrait utiliser la piscine extérieure. Le terrain de camping Kittawa est toujours là et, au fil des ans, s’est développé au point d’accueillir plusieurs centaines de campeurs. Il est strictement privé aujourd’hui et rempli à capacité.

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