Des piscines intérieures dans les écoles secondaires

Un vœu pieux! Le Carillon du 21 septembre 1972 en parle. « D’ici 1975 dans Prescott-Russell, trois écoles secondaires seront dotées d’une piscine intérieure », alors que les trois autres écoles auraient la leur au cours des deux années subséquentes. « Tous les membres du Conseil d’éducation ont été favorables à l’idée de construire des piscines intérieures, principalement à cause de l’adoption d’une nouvelle loi permettant aux conseils scolaires et aux conseils municipaux à collaborer financièrement à des initiatives communautaires, ce qui était interdit jusqu’à maintenant, même si les taxes proviennent de la même source. » Aucune piscine intérieure, ni extérieure, ne sera construite finalement. L’idée du Conseil d’éducation sous-entendait la collaboration des conseils municipaux concernés, ce qui était une utopie en fin de compte. L’idée était quand même géniale.

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« L’Ontario, la province la plus populeuse du Canada, compte actuellement 482,045 citoyens francophones » peut-on lire dans l’édition du 28 septembre 1972 du journal Le Carillon. Statistique Canada venait de le confirmer. Ces francophones étaient répartis presque à parts égales (un tiers chacune) dans les régions de l’Est et du Nord; les autres sont essentiellement dans le Sud de l’Ontario et la région du grand Toronto. « Prescott et Russell sont les seuls comtés de la province dont la majorité de la population est francophone. » À cette époque, « le groupe francophone constitue le plus fort élément de la population ontarienne dont la langue maternelle n’est pas l’anglais ». Les autres étaient répartis ainsi : Italiens, 344 285; Allemands, 184 880; Ukrainiens, 80 230; Néerlandais, 77 475; Polonais, 73 985. Manifestement, les Asiatiques n’avaient pas commencé à s’installer en grand nombre.

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« La candidature de Denis Ethier suscitait des craintes au sein du Parti libéral. Est-ce le moment, se demandait-on, de choisir un deuxième candidat qui vient de la même région que le premier et qui par surcroît est le frère de l’autre? » C’est ce qu’opinait Paul Huneault (Marcel Desjardins) dans l’éditorial du 28 septembre 1972. Mais il était déjà trop tard. Lors d’un congrès d’investiture à St-Isidore-de-Prescott, devant près de 2 000 personnes, Denis Ethier devient le candidat libéral pour succéder à son frère, le député Viateur Ethier. Il remporte la course par seulement deux votes… 242 contre 240 pour son plus proche adversaire, Philibert Proulx. Germain Tessier, de Hawkesbury, avait été éliminé après le deuxième tour, alors que Fernand Boucher, de Rockland, et Adrien Gadbois, le maire de Charlottenburg, avaient été éliminés dès le premier tour. Proulx et Tessier avaient mené campagne avec de la publicité dans les journaux et des pancartes lors du congrès; Tessier avait même inondé la salle de jeunes bruyants et un ensemble instrumental. Quant au « candidat choisi, M. Denis Ethier, il s’est contenté de serrer la main aux personnes. Il n’avait aucune pancarte et aucune identification visible, Il n’avait pas utilisé les journaux avant le congrès de mercredi. » Je reviendrai évidemment sur la prochaine élection fédérale du 30 octobre avec Denis Ethier comme candidat libéral.

Du côté des conservateurs, le candidat sera Jean-Louis Montreuil. Cet homme d’affaires et conseiller municipal de Hawkesbury est le choix des délégués lors d’un congrès également tenu à St-Isidore, le centre de rassemblement politique favori des deux grands partis. Montreuil n’avait eu qu’un adversaire, soit Brian West, d’Alexandria. Sept autres personnes avaient été mises en candidature, mais toutes avaient invoqué des motifs personnels pour refuser la nomination.

Entre temps, le Nouveau parti démocratique avait choisi Jacques Boyer, un professeur à l’école secondaire St-Laurent de Cornwall, comme candidat pour cette même élection. Une soixantaine de militants avaient participé au congrès d’investiture. Boyer n’avait pas eu d’adversaire.

Bernard Pelot, conseiller municipal dans Russell, avait déjà indiqué qu’il se porterait candidat libéral indépendant. Et Wilfrid-Raymond Marin, de Ste-Rose-de-Laval, portera les couleurs du parti Crédit social de Réal Caouette. La table est mise.

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