Carnets de voyage : Paris – 2 au 17 septembre 2006 (dernière partie)

14 septembre – Hier sur le chemin du Jardin du Luxembourg, nous avions visité l’église Saint-Sulpice, en rénovation. Dans l’église, les prêtres ont prévu l’arrêt inévitable à cause de la référence à cette église dans le roman et le film Da Vinci Code. Ils ont préparé un étalage de textes pour rétablir ou plutôt différencier la fiction de la réalité.

Aujourd’hui, c’est notre deuxième visite au Louvre. Cette fois, pour les peintures. Éblouissant. Nous voyons bien sûr La Joconde. Comme à peu près tout le monde qui a vu cette petite peinture, l’on s’interroge sur son mythe ou sa mystique. Des milliers d’œuvres du Louvre soulèvent un intérêt meilleur. Par exemple, les 24 tableaux sur Marie de Médicis, mère de Louis XIII, réalisés par Rubens coupent le souffle.

De retour vers la sortie, fidèle à mon habitude, je me perds dans les dédales d’une aile et je me retrouve chez les Égyptiens. Aucune idée comment j’ai abouti là. Pendant ce temps, Louise m’attendait sous la pyramide… celle du Louvre… pas celle des Égyptiens!

En soirée, un concert inoubliable en l’église de l’Abbaye St-Germain-des-Prés par l’Orchestre de chambre Paul Kuentz, ainsi qu’un flutiste et une harpiste invités. Ces deux-là se sont mariés il y a 54 ans. Quant à lui, Kuentz a épousé sa première violon il y a 50 ans. Kuentz a fondé son orchestre il y a… 56 ans! Cela donne une idée de son âge et de l’âge des solistes! L’esprit n’a pas de limites!

Dans la nef, à peine 200 personnes, à cause d’une publicité manquante signale le chef. Ce qui ne l’empêche pas de souligner la qualité de l’auditoire… une vieille dame très très grisonnante et harpiste réputée (je n’ai pas retenu son nom); le grand compositeur Vladimir Cosma, auteur notamment de la musique du film Le Dîner des cons; et nul autre que Michel Legrand, que j’avais déjà reconnu malgré sa chemise à carreaux, son coupe-vent et ses espadrilles. Mais deux heures et demie sur de vieilles chaises en osier dans une église du VIe siècle… c’est dur sur nos dos. Mais quelle musique! Quand le flutiste s’est présenté, par exemple, je me demandais bien ce qu’il allait faire là; mais dès les premiers coups de baguette de Kuentz, il s’est redressé, s’est concentré sur je ne sais quoi et il s’est mis à jouer. Je n’avais pas entendu une telle qualité depuis un concert du grand flutiste Jean-Pierre Rampal au début des années 60.

À la fin du concert, nous voyons les éclairs à travers les vitraux et la pluie joue sa propre musique sur le toit de l’église. Retour aux Citadines sous la pluie battante. Heureusement, nous avions prévu le coup et apporté nos parapluies; mais quand même… De toute façon, toute la journée, il faisait encore 30 degrés et une telle tempête était inévitable.

15 septembre – Il pleut sur Paris. Toute la journée. Première fois du voyage. Cela ne nous empêche pas de nous rendre à Notre-Dame (à trois minutes de marche des Citadines) avec des milliers d’autres curieux. C’est débile! Mais ce n’est pas la première fois que nous visitons cette cathédrale; nous la connaissons quasiment par cœur.

Tout près, sur le Quai Montebello (c’est son nom), nous tombons par hasard sur les Marchés gourmands… les traditionnels marchés flottants où les artisans de Gers et de Lot-et-Garonne y vendent leurs foies gras, cassoulets, saucissons, armagnac, vins, liqueurs, tomates séchées, abricots et pruneaux, etc. Notre souper de soirée est trouvé : une variété de cochonnailles et un petit chèvre d’un producteur charcutier-fromager du coin de Moissac. Soirée calme à regarder les polars du vendredi soir sur France 2. Nous avons réservé notre navette pour 4 h 30 dimanche matin.

16 septembre – Dernière journée de nos vacances parisiennes, mais si ce n’était que de nous… Je ne suis pas encore retraité et il nous faut retourner à notre train-train quotidien la semaine prochaine.

Nous nous dirigeons donc, à pieds, vers la tour Eiffel, en passant par les bouquinistes afin de dénicher des livres anciens pour Dominique. Nous déjeunons au restaurant Le Voltaire, aménagé dans l’immeuble où est décédé l’écrivain et philosophe en 1778. Resto très populaire. Les Parisiens y amènent leurs chiens!!! Il y a obsession canine en France. (Nous avons déjà dîné à Beaune, en Bourgogne, avec un gros saint-bernard sous la table derrière nous.)

Nous nous dirigeons ensuite vers la tour… que j’avais estimée moins loin qu’à deux heures de marche… après une demi-heure au magasin Le Bon Marché. Trois fois n’étant pas coutume, nous nous arrêtons au bar Le Tourville, en face de l’École militaire. Nous nous y étions arrêts lors de deux voyages précédents. De resto-bistro parisien typique, Le Tourville a été réaménagé en bar-lounge.

Ensuite, marché sur le Champ de Mars, qui comprend maintenant des jeux pour les enfants à la manière du Jardin du Luxembourg. Nous passons sous la tour où des milliers de badauds attendent les trois ascenseurs qui fonctionnent. Nous n’y montons pas parce que nous l’avons déjà fait deux fois dans le passé. Nous prenons plutôt les Bateaux Parisiens pour lesquels nous avions des billets, gracieuseté des Voyages Transat. Une heure bien passée. Nous prenons un taxi pour revenir aux Citadines; pas question de marcher le retour!

En soirée, nous mangeons au resto Le Christine, qui nous avait tentés à maintes reprises au cours du séjour. Dans la rue du même nom, suivante du Relais Louis XIII. Nous revenons à l’appartement tôt parce que nous devons préparer nos bagages. Et aussi parce qu’il faudra nous lever à 3 heures du matin pour ne pas manquer la navette de 4 h 30.

17 septembre – Sommeil presque nul de peur de nous lever trop tard. La navette arrive avec 15 minutes de retard. Le chauffeur m’engueule parce que nos valises sont trop grosses (la navette était trop petite!!!). En route, il écrase presque un piéton qui avait ignoré les feux. Le piéton lui crie des bêtises, évidemment. Ce chauffeur n’aura pas de pourboire!

Nous quittons Charles-de-Gaulle avec 20 minutes de retard, mais nous arrivons à Dorval avec 30 minutes d’avance. Une autre belle aventure qui prend fin!

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