Carnets de voyage : Paris – 2 au 17 septembre 2006 (deuxième partie)

6 septembre – La journée est plutôt épuisante. Vers midi, nous nous dirigeons vers le magasin Samaritaine, tout près des Citadines, pour y découvrir que le magasin est fermé à cause de rénovations de longue durée. Tant pis, nous optons pour le magasin Printemps du boulevard Haussmann. Nous prenons un « raccourci » qui nous amène au Forum des Halles (et son immense piscine-gymnase intérieure et souterraine), puis tout à côté, l’église St-Eustache.

Nous y apprenons que Rameau et Colbert et Scaramouche et Nazarin, entre autres, y sont enterrés; que Louis XIV y a été baptisé; que LaFontaine et la mère de Mozart y ont eu leurs funérailles. À l’intérieur, une chapelle latérale à la mémoire de sainte Cécile (la sainte patronne de ma mère). L’église remonte au début des années 1200… huit siècles d’histoire.

Entre parenthèses, j’en profite pour faire ce que ma mère aurait fait… je fais brûler un lampion aux intentions d’une de mes employées qui doit subir sa neurochirurgie aujourd’hui. Je n’aurai pas décroché totalement avant d’avoir su que tout s’est bien déroulé. (Note du blogueur : tout s’est effectivement bien passé comme l’avait prévu son chirurgien. La tumeur bénigne a pu être enlevée entièrement.)

Nous avions déjeuné au café La Rose de France, sur l’île de la Cité, voisin du Pont Neuf, à deux minutes des Citadines. En après-midi, nous nous étions arrêtés à la terrasse de l’Hôtel du Louvre, à côté du Palais Royal (que nous avions traversé pendant notre « raccourci » après avoir demandé conseil à une passante).

Derrière l’Opéra Garnier, nous avions découvert les Galeries Lafayette et ses quatre bâtiments, puis Printemps et ses trois bâtiments. Les deux concurrents sont voisins. Beaucoup trop de monde. Beaucoup trop cher pour rien. Première et dernière visite.

Sur le chemin du retour, nous arrêtons à l’Auberge du Louvre, à proximité du célèbre musée. Le service y est pressé et froid. Première et dernière visite. Après huit heures « d’excursion », en revenant sur le Pont Neuf, un superbe lever de lune au-dessus de la Seine. (Dans l’ascenseur, deux jeunes hommes de Trois-Rivières. Nous nous souhaitons bonne soirée.)

En passant, pour une quatrième journée d’affilée en ce début de septembre, il fait plus de 30 degrés. Nous constatons l’absence d’autos de fabrication asiatique dans les rues de Paris près de notre appartement. Et évidemment, nos enfants travaillent et si nous voulons leur téléphoner à la maison, il faut attendre vers minuit (18 h heure d’Embrun ou Gatineau).

7 septembre – Nous l’avions prévu. Aujourd’hui, découverte d’une petite partie du Louvre. Grandeur et beauté à couper le souffle. La fameuse pyramide a de toute évidence été modifiée pour les besoins du film Da Vinci Code. Salles après salles de sculptures très petites, ordinaires et grandioses, des Égyptiens au Roi-Soleil, en passant par les Grecs, les Romains et mêmes les Iraniens et les Perses. Dans une salle, seule, dans une partie, la Vénus de Milo qui avait été placée là pendant que l’on rénove sa salle habituelle. Après le David de Florence, symbole de la beauté physique masculine, voici donc la Vénus, symbole de la beauté physique féminine (bras en moins).

Un deuxième arrêt au Café des Beaux-Arts. Nous sommes témoins d’une engueulade à la hauteur de la réputation des Parisiens, entre un hurluberlu et un spécialiste des événements qui venait de terminer un défilé de Guerlain tout près. L’engueulade avait commencé sur les trottoirs et s’est poursuivie dans le café que le technicien et ses amis y sont entrés.

Au souper au Jardin Notre-Dame, un couple de Québec à la table voisine qui se dirige vers Bordeaux et qui retourne au Canada le 17 aussi… mais avec Air France. Dans le lobby des Citadines, jasette avec un membre d’équipage d’Air Transat. Un agent de bord sans doute. Le bras gauche couvert de quatre bracelets… Après nous avoir demandé quand nous retournions au Canada, il nous mentionne que, malheureusement, il ne sera pas avec nous puisqu’il se sera alors arrêté à Rome.

Et le même jour, une rencontre surprise avec nul autre que le commandant Robert Piché dans le hall des Citadines. Je le reconnais bien sûr et j’amorce une conversation avec lui, en le félicitant bien sûr et en soulignant sa popularité croissante au Québec. Il s’informe de notre retour et déplore lui aussi que nous ne serons pas de son vol. J’apprends que les Citadines sont le point d’arrêt du personnel d’Air Transat quand ils doivent séjourner à Paris plus de 24 heures.

8 septembre – Journée de repos plutôt calme. Nous prenons le déjeuner au resto Paul… bouffe haut de gamme aux prix proportionnels. Par exemple : nous savourons un pavé de lieu jaune à la chlorophylle accompagné d’une purée aux tomates en Parmentier et d’un coulis aux poireaux. Nous essayons le blanc-manger aux framboises (au fromage blanc et à la pâte d’amandes liés à la gélatine, baignant dans un coulis aux framboises et couronné de framboises fraîches). Délicieux, mais très éloigné du blanc-manger de ma mère.

Par après, nous nous installons au petit parc Dauphiné, au bout de l’Île de la Cité et voisin des vedettes de la Seine. Quelques heures de lecture à l’air frais dans un cadre enchanteur. Nous passons par la charcuterie du coin pour notre petit souper intime à l’appartement : jambon persillé au basilic, rosette de Lyon, salade, pain aux figues, vin Lussac-Saint-Émilion rouge, couscous, légumes crus, petits cornichons aux cinq aromates, grignotines au son… fraises et melon. Je vivrais assurément à Paris!