Carnets de voyage : Paris – 2 au 17 septembre 2006 (quatrième partie)

12 septembre – Journée très spéciale… l’anniversaire de Louise. Elle en profitera pour magasiner à la boutique du couturier parisien Oliver Jung où elle avait vu quelques belles créations. Elle en sort avec ses cadeaux de fête! À la boutique, elle a droit à des bisous de la vendeuse et un compliment sur sa beauté… deuxième fois en une semaine qu’elle se le fait dire!!!

En soirée, long dîner romantique au Relais Louis XIII, un deux étoiles Michelin du maître-cuisinier de France, Manuel Martinez. Nous y prenons le menu dégustation de dix services. Service hors pair et gastronomie équivalente. Le voici ce menu :

1) Amuse-gueule dont j’ai oublié la description
2) Potage aux haricots blancs à la coco
3) Gaspacho à la crème fraîche
4) Rouget sur cœur d’artichauts
5) Turbot avec risotto à la crème
6) Noix d’agneau sur fricassée de légumes
7) Sélection de fromages
8) Mignardises
9) Figue rôtie avec sorbet au basilic
10) Chocolat-chocolat-caramel

Apéro : Kir du Roy à l’Armagnac et au champagne
Vin blanc : Chablis Grand Cru Vaillon
Vin rouge : Dame Montrose St-Estèphe

Nous n’avions assurément plus faim en sortant du Relais Louis XIII. Ce resto était situé dans la rue voisine de notre hôtel, à deux minutes à pied au coin de la rue des Grands-Augustins.

13 septembre – Hier midi, à la table voisine sur le terrasse du Great Canadian Pub, Gil et Joyce, de Sudbury, arrêtés à Paris une journée et demie en route vers l’Espagne où habite la sœur de la dame. Elle est anglophone, mais son conjoint est Franco-Ontarien. Ils ont tenté de visiter le Louvre, mais ignoraient qu’il fallait y accéder par la grande pyramide.

Mauvaise nouvelle. Un courriel d’un collègue ami m’annonce que le traitement expérimental de notre collègue Jean-Guy Bruneau (un ancien du journal Le Carillon auquel je me suis référé dans mon « Retour sur hier ») n’a pas fonctionné. La phase terminale de son cancer est donc irréversible. Une bonne nouvelle pour mon employée, une mauvaise pour un collègue. Au lunch, Louise et moi trinquons à notre santé et à la vie dont ne connaît pas le lendemain!

Aujourd’hui, nous nous rendons au Jardin du Luxembourg après une très longue marche. C’est derrière le Palais du même nom qui abrite le Sénat. Site impressionnant. Des tonnes d’enfants avec des mères, des grands-parents ou des nannies s’y amusent dans toutes sortes d’aires de jeux. Dans un autre coin, des groupes d’hommes jouent à la pétanque; dans les boisés, des étudiants y font leurs devoirs, d’autres y lisent, certains jouent aux échecs… un jeune « s’amuse » avec une mitraillette qui tire des petits cailloux et il frappe un ami ou son frère sur la cuisse… La mère, la grande sœur ou la nannie ne dit rien. Dans un coin près de nous, une petite fille pleure et crie parce que son grand-père veut la ramener à la maison; il lui serre les bras très forts… Le jeune à la mitraillette aurait dû lui tirer dessus tant qu’à se pratiquer à devenir terroriste!!!

À la télé après souper, France 2 nous annonce la nouvelle du ou des tireurs de l’Université de Montréal (ou de l’UQAM puisque l’on fait référence à une « université » de Montréal); ce pourrait être Concordia ou McGill. Le journal Le Parisien nous confirme le lendemain qu’il s’agit du collège Dawson… le journal Le Monde n’y a pas fait mention… la télé parlait d’un collège de Montréal fréquenté par des étudiants anglophones.

Je note que l’émission de TF1 « À prendre ou à laisser » est un des quiz de hasard les plus cruels de la télévision. Ce soir, une retraitée bretonne a vu un million d’euros lui glisser des mains vers la fin. Plusieurs autres concurrents, hommes et femmes (du monde ordinaire au lieu des « beautés » de Julie Snyder avec des boîtes-cadeau au lieu des valises), pleuraient à chaudes larmes. Elle a dû se « contenter » de 15 000 euros en fin de compte. Vous aurez reconnu le « Banquier » de TVA ou de l’émission américaine « Deal or No Deal », qui n’existaient pas encore. En rétrospective, la version française était de loin supérieure.

Je lis dans une vitrine d’une boulangerie : « Nous pétrissons, nous faconnons et nous cuisons nos pains dans notre fournil ». Faudra que je vérifie si la nouvelle orthographe permet d’ignorer la cédille au verbe « façonner ».

Onzième journée à 30 degrés. Les Français trouvent que c’est trop! Pas nous!