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Paulhus dirigerait le nouveau collège

Le nouveau collège francophone de technologie agricole et alimentaire d’Alfred n’allait ouvrir ses portes que dans une dizaine de mois mais son directeur était déjà connu. Dans l’édition du 10 décembre 1980 du journal Le Carillon, nous apprenons que Marcel Paulhus, « le coordonnateur régional de l’Est pour le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation » avait été nommé directeur de ce collège « qui doit ouvrir ses portes en septembre prochain ». Le dossier l’intéressait énormément. « M. Paulhus, spécialiste en gestion de fermes, avait présidé les deux comités ministériels sur l’établissement d’un collège à Alfred, depuis le début de 1980. Âgé d’une quarantaine d’années, M. Paulhus est domicilié au village de Russell, père de deux jeunes enfants. (…) Il est natif de la Saskatchewan. Il a été assistant agronome dans le comté de Prescott entre 1969 et 1971, agronome jusqu’en 1973 dans le comté de Cochrane-Nord, et jusqu’en 1977, dans le comté de Nipissing. Il a été coordonnateur régional du Nord de la province pour le ministère jusqu’en 1979, et coordonnateur de l’Est de 1979 à aujourd’hui. » En résumé, il s’y connaissait en agriculture dans diverses régions de l’Ontario. Et de surcroît, il était un type assez sympathique. Il dirigera le collège pendant de nombreuses années.

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J’y fais référence dans ma chronique du 13 décembre 1980. « La Commission ontarienne sur les contributions et les dépenses électorales vient de reconnaître officiellement un nouveau parti politique, le ‘Unparty’. Son programme politique: abolir l’assurance-chômage, les expropriations gouvernementales, les régies de mise en marché, les agences de réglementation, réduire ou éliminer la taxation. Pour régler le budget, le parti ‘Unparty’ vendrait tous les actifs du gouvernement pour rembourser les dettes. Le chef du parti est Mary Lou Gutscher. » Ah, la démocratie! Quelque chose qu’un libertarien d’Embrun aurait sans doute appuyé.

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Pauvre CIP, elle ne s’en sortira jamais. « La Compagnie internationale de papier du Canada, à Hawkesbury, devra améliorer sensiblement la qualité de l’air aux environs de son usine, selon une ordonnance de contrôle qui vient d’être émise à son égard par le ministère ontarien de l’Environnement. » Le ministère jugeait insuffisantes « les nombreuses améliorations à ses chaudières et autres dispositifs d’émission de gaz ». Le journaliste avait rapporté les détails dans le journal du 17 décembre 1980.

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Un entrefilet dans ma chronique du 20 décembre 1980. « Le colonel Harland Sanders n’est plus. » Le colonel du poulet frit Kentucky, évidemment. C’était à l’époque de l’assassinat de John Lennon. On parle encore des deux aujourd’hui.

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Aussitôt élus, aussitôt on se vote une augmentation

Ç’aurait été mal vu que les élus municipaux siégeant au Conseil des comtés unis de Prescott-Russell se votent une augmentation salariale juste avant les élections du 10 novembre. La résolution avait alors été reportée à plus tard. Ce plus tard n’a pas tardé. Comme le rapporte Le Carillon du 29 novembre 1980, cette même résolution « a été adoptée par la majorité des membres lors de la réunion mensuelle de novembre, accordant une augmentation de 20% aux membres du Conseil et de 3,77% au salaire du président. (…) Au moment de l’adoption du règlement, le président du Conseil, le maire de Russell Gaston Patenaude a tenu à préciser que cette augmentation de 20% était accordée après quatre ans aux membres et qu’elle équivalait à $0,50 par jour. » Personne ne s’en rappellerait lors de l’élection suivante. C’était commun à l’époque, et ce l’est encore sûrement aujourd’hui, que les élus reportent après les (leur) élections toute question d’une rémunération supérieure. Je n’ai jamais vu un électeur s’en plaindre!

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Depuis que les services juridiques étaient offerts de plus en plus fréquemment un peu partout en Ontario, il était inévitable que les avocats francophones se dotent d’une représentation appropriée. « Quelque 200 juristes d’expression française de l’Ontario, réunis à Ottawa du 14 au 16 novembre, ont voté de se constituer en association provinciale » peut-on lire dans le journal du 29 novembre 1980. Les fondateurs avaient décidé que leur groupement se nommerait « L’Association des juristes d’expression française de l’Ontario » et qu’il n’y en aurait pas de traduction. Voilà pour la cohérence. Me Robert Paris, d’Ottawa, en est devenu le premier président. Me Michel Charbonneau, de Hawkesbury et juge aujourd’hui, faisait partie du conseil d’administration fondateur, ce qui n’avait surpris personne.

Et puisque le débat sur le rapatriement de la Constitution se poursuivait des plus belles, l’Association avait décidé d’intervenir alors plus tôt que plus tard. Les membres, « à deux abstentions près », avaient adopté à la quasi-unanimité la résolution suivante :

« Attendu que les gouvernements du pays étudient présentement une réforme constitutionnelle; attendu que les droits linguistiques au niveau législatif, administratif et judiciaire des Ontariens d’expression française sont en cause; attendu que cette association qui regroupe les juristes d’expression française de l’Ontario se doit de se prononcer immédiatement sur cette question, il est proposé que le conseil d’administration de l’Association présente au Procureur général de l’Ontario, au ministre de la Justice du Canada et au comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des communes sur la Constitution la résolution suivante: ‘Que la Constitution du Canada reconnaisse le statut égal du français et de l’anglais dans la promulgation des lois, dans la procédure parlementaire et dans l’administration de la justice en Ontario’. »

La résolution a quand même permis de débattre de la question, mais sans qu’elle soit intégrée dans la Constitution deux ans plus tard.

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Parlant de langue française en Ontario, le Conseil d’éducation des comtés de Stormont, Dundas et Glengarry, fait publier une grande annonce dans le journal du 29 novembre 1980 dans laquelle il fait connaître sa décision quant aux récentes recommandations de la Commission des langues d’enseignement de l’Ontario et qui transformait officiellement, en quelque sorte, l’école secondaire d’Alexandria en institution bilingue. Dans la publicité, le Conseil écrivait ceci :

« Que l’École secondaire régionale Glengarry District High School est une école qui offre des services éducatifs aux étudiants et à la communauté conformément à ce qui suit:

i) L’existence d’une entité de programmation en langue française et d’une entité de programmation en langue anglais avec:
   a) deux co-directeurs qui s’acquittent des fonctions de directeur-coordinateur à tour de rôle;
   b) chefs de section distincts;
   c) personnel et choix de matières distincts.

ii) Une disposition permettant aux élèves de suivre tous leurs cours soit en français ou en anglais, ou pour ceux qui le désirent, de suivre certains cours en français et certains cours en anglais, jusqu’à un maximum de 50%. »

C’est ce qu’on appelait ménager le chou et la chèvre.

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Un cinquième en dix ans

Pendant combien de temps serait-il à son poste celui-là. Dans l’édition du journal Le Carillon du 5 novembre 1980, les citoyens de Hawkesbury apprennent que leur nouveau directeur des loisirs, à compter du 1er décembre, sera Michel Major. « Il sera directeur des loisirs, responsable de la programmation et de la gestion des établissements. » Le Conseil municipal ne pouvait être plus clair dans ses attentes. « Michel Major, 39 ans, marié et père de deux enfants, (…) a été l’un des trois candidats parmi 27 retenus pour les interviews. » Il toucherait un salaire annuel de 28 000 $ et déménagerait sa famille à Hawkesbury l’été suivant. « Le cinquième directeur des loisirs en dix ans a d’abord été employé chez E.B. Eddy, à Hull, avant de devenir directeur des loisirs de la ville de Touraine de 1971 à 1975. Après l’amalgamation des municipalités en la cité de Gatineau, il est devenu chef de la division des arénas de Gatineau de 1975 à 1978. Depuis cette date, il était surintendant des installations de loisirs et de récréation pour la cité de Vanier. » Ses prédécesseurs avaient été Rhéal Leroux (le premier), Gilbert Patry, William Jermyn et Gilles Lefort.

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Il était temps. En tout cas, les citoyens de Hawkesbury en avaient assez. Lors du scrutin du 10 novembre 1980, ils décident de donner un congé bien mérité aux conseillers sortants Claude Demers et Armand Brunet. Le maire Laurent Cayen et le préfet Lucien Berniquez avaient été élus sans opposition. À l’élection, le sous-préfet Gilles Thériault a été réélu facilement. Et sans doute pour la première fois à Hawkesbury, un père et son fils siégeront au même conseil. Claude Drouin a évidemment été réélu haut la main et bon premier et ce qui ne surprenait guère, son fils Yves est élu au deuxième rang des conseillers; le père ayant tout de même récolté 106 votes de plus que son fils. Edward Mullin et Kenneth Gray avaient été réélus, alors que l’ex-conseiller Armand Larocque revenait et que le nouveau venu Jean-Pierre Picard faisait son entrée au conseil. Je siégerais avec lui quelques années plus tard. Claude Demers et Armand Brunet sont loin derrière et battus. C’était d’ailleurs ce que j’avais suggéré aux citoyens en éditorial avant les élections. Avec la présence du tout récent nouvel administrateur en chef Pierre Tessier et de l’arrivée prochaine du nouveau directeur des loisirs Michel Major, le mandat s’annonçait plutôt intéressant; il le serait.

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« Si tout va comme prévu pour le Club de tennis et racquetball de Hawkesbury, un centre sportif intérieur pourra ouvrir ses portes dès le début de septembre 1981. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 15 novembre 1980. « Le promoteur du projet, M. Yves Lalande, a indiqué au Carillon que les travaux pourraient être mis en chantier dès mars prochain et qu’il ne reste qu’à trouver le financement et à déterminer les coûts. L’édifice sera construit sur le rue Cameron, entre les usines Canadian Uniform et Canadian Buttons; sa superficie sera de 46 000 pieds carrés, dont 6 000 pieds carrés au sous-sol. Il comprendra quatre courts de tennis, six courts de racquetball, un court de squash, un bar, une garderie, des services connexes. Au sous-sol, les membres retrouveront une piste de jogging, des douches et saunas et autres services. On a prévu pour l’expansion future de l’espace pour deux courts de tennis et quatre courts de racquetball additionnels. Le parc de stationnement suffira à 101 véhicules. » Voilà, c’était encore une belle idée, mais tout n’avait pas été comme prévu.

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Le Chenail, un nouvel animateur-coordinateur

J’ose affirmer que tout le monde le connaissait à Hawkesbury ou presque. Il avait d’ailleurs animé le vernissage-spectacle de Gilles Proulx dont je vous ai parlé dans mon billet précédent. Dans Le Carillon du 18 octobre 1980, nous apprenons que « le conseil d’administration du centre d’activités culturelles et communautaires Le Chenail de Hawkesbury a retenu les services d’André Villeneuve comme animateur-coordinateur. André Villeneuve, 30 ans, (…) a déjà été au service du centre Le Chenail, comme animateur-organisateur, en 1973. Auparavant, il s’était fait connaître comme organisateur syndical et l’an dernier, à titre de recherchiste auprès du collège Algonquin, il a réalisé une étude sur le milieu syndical à Hawkesbury. Le centre Le Chenail, présentement au Centre Guindon, doit s’installer bientôt dans le nouveau centre communautaire Christ-Roi. »

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Un entrefilet à la une du journal du 22 octobre 1980. « L’ancien député fédéral de Prescott, M. Elie O. Bertrand, est décédé, hier soir (mardi), à la Résidence Prescott-Russell, à l’âge de 86 ans. (…) M. Bertrand, dont la famille est très connue dans les comtés unis, avait été maire de L’Orignal pendant quelques années avant de devenir député libéral de Prescott à Ottawa. Il a été député de 1929 à 1949. En 1949, jusqu’à sa retraite en 1959, il a été directeur des prêts agricoles au fédéral. »

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Les élections municipales du 10 novembre se rapprochent et les candidatures sont connues dans l’édition du 22 octobre 1980. Dans plusieurs cas, des maires sont réélus. C’est le cas de Laurent Cayen, à Hawkesbury, de Jean-Marc Lalonde, à Rockland, de Jean-Rolland Charbonneau, dans Hawkesbury-Ouest, de Gaston Patenaude, dans Russell, de Lucien Groulx, à Plantagenet, de Marcel Leduc, dans Longueuil, d’Ernest Brisson, dans Cambridge, de Roland Bercier, dans Plantagenet-Nord, de Pierre Perreault, à Vankleek Hill, de Clovis Tourigny, dans Plantagenet-Sud, de Donat Bergevin, à St-Isidore-de-Prescott, de Roch Gratton, dans le canton d’Alfred, et de Jean-Paul Touchette, à Alexandria. Heureusement, les électeurs auraient beaucoup de choix pour les postes de conseillers. À suivre.

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Le projet de rapatriement de la Constitution était un moment marquant de notre histoire nationale et dans Le Carillon du 25 octobre 1980, les citoyens ont l’occasion de se procurer de l’information sur ce projet cher au Premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Il y avait deux publications, « La Constitution canadienne 1980 Points saillants d’un projet de résolution concernant la Constitution du Canada » et « La Constitution canadienne 1980 Document explicatif sur le projet de résolution concernant la Constitution canadienne ». Et comme le précisait la publicité : « De l’information naît la réflexion. Si vous désirez obtenir gratuitement ces publications, vous n’avez qu’à vous présenter dans les bureaux de poste des centres urbains. » Il y aura une suite, bien sûr, plus tard.

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Tous les pompiers du coin le connaissaient

Définition prise dans Le Multidictionnaire de la langue française – Roussi : Brûlé superficiellement. Par ex. Le soleil d’août a roussi la prairie.

Il avait un nom prédestiné. Maurice Roussy est un nom qui ne vous dira sans doute rien. De 1958 à 1979, il avait été conseiller régional de la Prévôté des incendies de l’Ontario dans les comtés de Glengarry, Stormont, Dundas, Grenville-Leeds, Prescott et Russell. Au journal, nous le connaissions très bien. Chaque fois qu’il y avait un incendie majeur ou dont l’origine était suspecte, Roussy était notre ressource. Après qu’il eut annoncé sa retraite, les pompiers de la région lui avaient rendu un vibrant hommage à Rockland. « La moitié des corps de pompiers existant dans Prescott-Russell n’étaient pas fondés lorsqu’il a entrepris sa carrière de conseiller régional. » C’est lui, en effet, qui conseillait les divers corps de pompiers – tous volontaires – sur les plus récentes techniques ou sur les plus récents règlements provinciaux. Seul le service des pompiers de Hawkesbury avait des pompiers permanents dans les comtés unis, mais ces permanents étaient épaulés par une importante brigade de volontaires (dont mon beau-père d’ailleurs). « Roussy avait commencé sa carrière dans le domaine de la lutte contre les incendies en 1947 alors qu’il s’est enrôlé en tant que pompier pour la ville d’Ottawa, emploi qu’il a conservé jusqu’à son accession au poste de conseiller régional. (…) M. Roussy a réussi à convaincre plusieurs municipalités de la nécessité de former un corps de pompiers. Selon des chiffres de la Prévôté des incendies, dans la région couverte par M. Roussy, il y a 25 pour cent de départements d’incendies de plus qu’il y en avait lorsqu’il a entrepris son mandat. » Un reportage sur lui et la soirée en son honneur dans Le Carillon du 1er octobre 1980.

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Parlant d’incendie, le journal suivant, celui du 4 octobre 1980, raconte la destruction par le feu des installations de la firme Henri D’Aoust Lumber, une entreprise de vente de matériaux de construction, à Embrun. Ce sont plutôt les bureaux qui ont été fortement endommagés et une partie du magasin. « La plus grosse partie de la marchandise est entreposée dans les entrepôts derrière le magasin, section qui a été heureusement entièrement épargnée. »

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« On ne voit plus les Frères, leur rabat, leur tricorne, leur manteau aux manches flottantes. On ne les voit plus; ils n’en sont pas moins là; l’habit ne fait pas le moine! Et, en cette année 1980, ils célèbrent le 300e anniversaire de leur existence. » Il est évidemment question des Frères des écoles chrétiennes dans cet article de l’édition du 4 octobre 1980. Le texte traite longuement de Jean-Baptiste de La Salle, le fondateur des FÉC, qui avait été ordonné prêtre en 1678. L’année suivante, il avait créé l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes à Reims, en France. « On affirme souvent que Jean-Baptiste de La Salle est l’inventeur de l’école populaire. C’est trop dire. Mais il a probablement fait mieux: il l’a rendue pratique et générale, gratuite sans distinction de la provenance des enfants. » À sa mort, en 1719, son Institut comptait déjà une centaine de frères. « À la Révolution française, ils seront mille. » En 1980, ils étaient plus de 10 000. Aujourd’hui, ne me posez pas la question.

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« L’artiste-peintre Gilles Proulx, de Hawkesbury, a marqué une autre importante étape de sa carrière, en fin de semaine dernière, à sa résidence de la Rivière-Rouge… ‘Roselande’. Le vernissage-spectacle mettait en évidence plus d’une trentaine des plus récentes œuvres à l’huile et à l’aquarelle de Gilles Proulx. La présentation des toiles était accompagnée d’un poème inédit, récité par l’auteur lui-même, le comédien montréalais Marc Proulx (aucun lien de parenté). » On en parle dans le journal du 8 octobre 1980. Je vous en parle parce que j’ai, chez moi, deux œuvres de Gilles Proulx, une qu’il nous avait donnée en cadeau de mariage et une autre, obtenue justement lors de vernissage-spectacle. Malheureusement, nous avons perdu trace de Gilles au fil des années.

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De fières francophones à Casselman

Le 25 septembre est maintenant le Jour des Franco-Ontariens dans la province comme nous l’avons tous vécu la semaine dernière. J’ai trouvé, dans Le Carillon du 27 septembre 1980, un texte qui témoignait de la fierté d’un groupe de femmes de Casselman qui venait de lancer sa deuxième campagne de fierté francophone. « La campagne de fierté francophone de la Fédération des femmes canadiennes-françaises de Casselman vise principalement à combattre le laisser-aller dans la conversation de tous les jours. Il ne s’agit pas de combattre la langue anglaise, selon la présidente du mouvement, Mme Marthe Pagé, mais de promouvoir la langue française, éviter les anglicismes dans la conversation (en français) de tous les jours. La campagne, menée sous le thème ‘En français d’abord’, veut aussi encourager les commerçants à desservir leur clientèle majoritairement francophone dans la région de Casselman dans leur langue maternelle. » Encore aujourd’hui, le village de Casselman réussit toujours à bien afficher sa francophonie, comme en témoigne l’immense drapeau franco-ontarien qui flotte à la vue de tous ceux qui passent par la 417 à la hauteur du village. René Simard s’y est arrêté, il y a quelques années, dans le cadre de la populaire émission « La Petite Séduction » de Radio-Canada. On y avait souligné le grand caractère francophone de cette communauté.

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« La Grande Île deviendra un attrait touristique » peut-on lire à la une de l’édition du 1er octobre 1980 du journal Le Carillon. Ce n’était pas la première fois que l’idée était lancée, l’ancien maire Yvon Montpetit y ayant envisagé une Place Ontario en miniature. Cette fois, un comité spécial présidé par le préfet Lucien Berniquez avait été mis sur pied. Le projet soumis dans le cadre du Programme de développement communautaire du gouvernement fédéral « créerait huit emplois pour une durée de 36 semaines à compter du 26 janvier 1981. (…) Le premier pas dans l’aménagement serait de défricher des terrains pour le camping sauvage, et quelques sentiers de nature. Le plan de développement de l’île s’échelonne sur plusieurs années de travaux. (…) L’Île du Chenail couvre 68 acres de terrain. D’ici quatre ou cinq ans, le comité a l’intention de mettre en valeur les ruines de l’ancien moulin, y placer des installations sanitaires, restaurer la plage déjà existantes, et sans trop pousser la commercialisation, y établir un casse-croûte et un parc d’attractions. Il est aussi possible qu’on y fasse revivre les rues du quartier du Chenail, inondé par les travaux du barrage de Carillon, il y a près de 20 ans, sur la rivière Outaouais. L’accès sera réservé aux bateaux seulement. On prévoit aussi l’aménagement d’une marina. » Le développement de la Grande Île est une idée qui est souvent revenu dans les conversations, y compris quand je siégeais au Conseil municipal de Hawkesbury vers la fin des années 80. En 2012, cet attrait naturel n’est toujours pas utilisé comme il le pourrait au profit de la population locale.

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« La cause du sinistre qui a détruit la manufacture de meubles Klapka Woodworking Ltd à Hawkesbury dans la nuit de jeudi à vendredi demeure indéterminée. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 1er octobre 1980. « La manufacture était située à la limite sud de la ville de Hawkesbury, sur la route 34, près de la route 17. L’usine employait un peu plus d’une douzaine de personnes. » J’en parle parce que nos premiers meubles, comme jeunes mariés, provenaient de chez Klapka et Ralph, le fils, faisait partie de notre groupe de gars… avant mon mariage. Avant de déménager à Ottawa, nous avions encore le même meuble de chambre à coucher et un ami retraité de Hawkesbury, dont le passe-temps est la restauration de meubles, en a hérité. Notre table de salle à dîner est un produit Klapka et celle-là est avec nous pour toujours.

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« Du devoir de s’informer au droit de se taire »

Je vous ai parlé récemment de la campagne du conseiller municipal Claude Demers contre le directeur des loisirs de Hawkesbury, Gilles Lefort, qui avait mené à la démission de ce dernier. Le conflit avait donné lieu à de nombreuses lettres à la rédaction et même à la création d’un petit comité de citoyens baptisé « Nous voulons la vérité ». Le journal se retrouvait au beau milieu de cette controverse et subissait une partie des attaques. Dans Le Carillon du 24 septembre 1980, j’avais reproduis un texte que je trouvais pertinent.

« L’affaire Lefort-Demers soulève maintes questions et plusieurs se demandent souvent où doit se faire le partage des choses. La Gazette de l’Union internationale des journalistes de langue française publiait dans sa dernière livraison ce court extrait d’un texte de Jean François Revel, de L’Express de Paris, intitulé ‘Du devoir de s’informer au droit de se taire’ :

(…) Si la presse tait certaines choses, on l’accuse de lâcheté, si elle les dit, on l’accuse de sensationnalisme, ou de volonté de nuire. Et, du reste (car rien n’est simple en ce domaine), il faut le reconnaître: le sensationnalisme commercial s’abrite, lui aussi, derrière l’argument de la ‘mission de la presse’ et du ‘devoir de dire la vérité’. (…)

Aux vertus que l’on exige des journalistes, quel chef d’État serait digne d’être échotier? Quel chez d’entreprise, quel général, quel pape? Il est comique et répugnant à la fois de voir, en particulier, se plaindre des insuffisances de l’information des hommes politiques occupés, matin et soir, à la travestir selon leurs convenances et pour lesquels une conférence de presse, une interview n’est souvent qu’une opération de relations publiques, voire de grossière propagande. Dans un monde qui est un océan de mensonges, de sous-informations, de désinformations et de contre-informations, le journalisme honnête n’est qu’un fragile talus de sable face au raz de marée de tromperies constantes et volontaires. »

N’avez-vous pas l’impression que le texte de Revel est encore aujourd’hui de la plus grande pertinence?

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« Natif du canton de Clarence, fondateur de la compagnie W.C. Edwards, un des premiers résidants de Rockland, créateur d’emploi par l’industrie de scierie, maître de poste, préfet, juge de paix, président de la société agricole du comté de Russell, député libéral du même comté, sénateur et membre actif de l’association pour la protection des forêts, William Cameron Edwards a su laisser sa marque depuis la fin du dernier siècle, et son souvenir sera perpétué par une plaque commémorative provinciale près du site de ses anciens moulins, parc du Moulin, à Rockland. » La journaliste Monique Castonguay raconte le dévoilement de la plaque et rappelle l’histoire de ce grand Rochelandais dans l’édition du 24 septembre 1980. W.C. Edwards était décédé le 17 septembre 1921.

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Dans ma chronique du 27 septembre 1980, j’écrivais ceci : « C’est hier que Bertrand Boucher recevait sa médaille de bravoure des mains du gouverneur général Ed Schreyer. Le sergent Emmanuel Cuillerier (et sa femme Jeannine) et l’agent Méo Villeneuve (et sa femme Lise) étaient également présents. Bertrand a reçu cette médaille pour avoir secouru les deux policiers lors d’une fusillade en août 1979. » J’en avais parlé dans un billet précédent.

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Un hôtel de six étages… il fallait l’imaginer

Il y en a eu de ces projets grandioses au fil des années. Dans l’édition du journal Le Carillon du 24 septembre 1980, il est question cette fois d’un « hôtel de cent chambres, de six étages, qui se trouve au cœur d’un deuxième projet majeur de développement au centre-ville de Hawkesbury ». Le rêve de Parola Realties et de Syndicated Developments – les deux sociétés à l’origine du Hawkesbury Centre – était de développer « le secteur bordant les rues Principale et Régent et allant de l’est vers l’ouest, de la boutique logeant Lettrotek jusqu’à la limite ouest du terrain de l’hôtel Royal ». Le projet serait d’ailleurs connu sous le nom de « Centre Royal ». Le problème était le nombre de conditions préalables : 1) l’amendement aux règlements municipaux pour permettre un édifice de 110 pieds de haut alors que la limite était alors de 35 pieds; 2) la négociation de relocalisation avec les propriétaires de quelques entreprises (Lettrotek, André Leduc Sport, la Bijouterie Desrosiers, le comptoir de fruits et légumes Louis Legault; 3) le prolongement de la rue James au-delà des rues Higginson et Nelson. Le projet rêvé ne serait jamais réalisé. Mais c’était un beau projet!

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Ouf, la population respirait enfin et les employés d’Amoco Fabrics, avec un vote favorable de 76 p. cent, semblaient satisfaits de l’entente qui leur permettait finalement de retourner au travail après 18 semaines de grève. Le retour au travail était prévu pour le 6 octobre suivant. Les détails sont dans le journal du 24 septembre 1980. Les grévistes n’avaient pas obtenu l’indexation au coût de la vie qu’il souhaitait mais ils avaient quand même négocié une formule qui s’en rapprochait : « les ajustements de salaires sont garantis même si le coût de la vie demeurait stable ». Un porte-parole du comité de grève, Guy Lapensée, avait laissé entendre que « les relations de travail ne seront plus jamais les mêmes tant et aussi longtemps que le même groupe d’employés travaillera avec les mêmes patrons ». Le porte-parole d’Amoco, Marcel Ménard, avait quant à lui souligné que « les premiers jours, peut-être même les premières semaines, ce sera assez difficile. Certains incidents qui se sont produits pendant la grève sont difficiles à effacer de la mémoire. Mais il y a de la place pour de la pondération d’un côté comme de l’autre. » Ce ne serait jamais plus pareil chez Amoco.

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« Les responsables du ministère des Affaires sociales et communautaires pour le centre de réhabilitation pour adolescents, l’école Champlain, ont été pris au dépourvu lors de l’annonce officielle du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, M. Lorne Henderson, jeudi dernier, selon laquelle un collège de technologie agricole ouvrira ses portes à l’école Champlain en septembre 1981. » La journaliste Monique Castonguay raconte tout ça dans le journal du 24 septembre 1980. Les 68 employés de l’école Champlain étaient particulièrement inquiets de leur avenir. Il n’était pas question de cohabitation entre l’école Champlain et le collège d’agriculture. « Des possibilités de foyers de groupe et de foyers protégés ont été avancées, mais les décisions du ministère des Affaires sociales et communautaires ne sont pas connues à cet effet. L’école Champlain compte 41 pensionnaires à l’heure actuelle, dont sept francophones. Ce sont tous des garçons, l’expérience d’admission des filles est terminée depuis plus d’un an. » Une autre histoire à suivre.

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Ah ces histoires de bibittes; toujours bonnes vendeuses de journaux. Dans le journal du 24 septembre 1980, on peut lire ceci dans les premiers paragraphes :

« Une vache qui donne naissance à des jumeaux c’est quand même assez fréquent, à des triplets c’est un plus inusité, mais à un veau avec deux têtes ça frise la fantastique. C’est pourtant ce qui s’est produit récemment à la ferme de M. Conrad Laniel du chemin du domaine Chartrand à Lefaivre. Il va sans dire que M. Laniel y a regardé par deux fois le matin du 12 septembre lorsqu’il a aperçu le rejeton d’une de ses vaches Holstein. Le veau était déjà mort lorsqu’on l’a découvert quelques heures après la naissance. Mais là n’est pas l’extraordinaire, le veau mâle avait deux têtes rattachées l’une à l’autre par la nuque. Le veau était doté de deux bouches et museaux, quatre yeux et deux oreilles. Le reste du corps était parfaitement normal. »

Vous aurez remarqué, à la lecture de billets précédents, que ces anomalies animalesques se produisaient souvent dans cette même axe Alfred-Lefaivre-Montebello!

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Le meurtre le plus sordide de l’histoire de Hawkesbury

C’était assurément le meurtre le plus sordide jamais commis à Hawkesbury. La femme du propriétaire du restaurant El Toro, rue Principale à Hawkesbury, avait trouvé son mari sans vie dans son établissement « après avoir appris que la voiture de son mari avait été impliquée dans un accident, à Grenville ». Quelques détails sont dans l’édition du 20 septembre 1980 du journal Le Carillon. Raymond Ménard « a succombé à une hémorragie interne, compliquée par un état de choc ». Il aurait été tué dans la nuit du 15 au 16 septembre. « La victime aurait été frappée à plusieurs reprises à la tête au moyen d’un objet indéterminé, et portait les traces de plusieurs coups de couteau à la figure et sur le corps. » Je vous épargne les détails sordides que nous n’avions pas publiés d’ailleurs. Mais si ma mémoire est fidèle, le journal Allo Police! l’avait fait, comme c’était son habitude. Ce meurtre avait été le sujet de conversation partout pendant assez longtemps. Le meurtrier avait été arrêté peu de temps après. À son procès, il sera condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Cela aurait dû être en 2005; je n’ai pu trouver de suivi.

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Au cours de l’été 2012, les Ontariens ont entendu leur gouvernement s’en prendre au remboursement des congés de maladie accumulés des enseignants de la province. S’il y a tellement de congés accumulés, on peut raisonnablement conclure que c’est parce que la grande majorité des enseignants ne les prennent pas tous ou n’en prennent pas assez. Dans l’édition du 20 septembre 1980, un article rapporte les propos du président du Conseil d’éducation de Prescott-Russell, Gérald Joly, à l’effet que « les professeurs prennent trop de congés de maladie ». Ainsi, « la moyenne de congés de maladie à travers le conseil s’est chiffrée à 9,36 en 1979-1980, ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne de 7,24 enregistrée en 1976-1977. (…) Ce sont les administrateurs du conseil qui se sont permis le plus grand nombre de congés de maladie, soit une moyenne de 15,4 par individu. Toutefois, cette statistique n’a pas soulevé l’ire des conseillers, qui ont attaché plus d’importance à la moyenne de 9,16 congés des professeurs. » Gérald Joly avait même souhaité « que les données du rapport soient publiées dans tous les journaux de la province pour mettre à jour les abus ». Le président avait ajouté qu’une « telle tactique pourrait modifier l’attitude des professeurs au cours des négociations salariales à venir ». La question des congés de maladie, ce n’est pas d’aujourd’hui.

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« Pendant neuf ans, depuis le 12 juin 1969 jusqu’au 28 juin 1978, Daniel McKale illustrait la page éditoriale du Carillon. Son souvenir est associé à tout jamais à notre journal. » C’est ainsi que j’annonçais la mort de McKale dans Le Carillon du 24 septembre 1980. McKale n’avait que 29 ans. « C’est encore étudiant à l’école polyvalente Lavigne de Lachute que Daniel, alors âgé de 18 ans, le fils de Tom McKale et Claire Cadieux, de Pointe-au-Chêne, entreprenait ce qui devait devenir une brillante carrière dans le monde de la caricature politique et du dessin humoristique. (…) Ces dessins sont dans bien des cas encore gravés dans la mémoire de nos lecteurs. Qui ne se souvient pas des aventures de la ‘grosse Germaine’; du ‘géant rouge’ qu’était Philibert Proulx; du ‘jeune bambin’ qu’était l’ex-maire Yvon Montpetit. La caricature du maire Laurent Cayen tentant de ‘frapper le jackpot’ avec Wintario pour le complexe a valu à Daniel un deuxième prix pour la meilleure caricature de tous les journaux communautaires canadiens en 1979 et le deuxième prix de caricature pour les journaux de l’Ontario en 1978. On se souviendra de ses ‘attaques’ persistantes contre la police et les postiers, surtout. On se rappelle le débrayage des postiers qui n’avaient pas aimé une de ses caricatures il y a plusieurs années. La fois suivante, il avait fait en sorte de ne pas les ‘viser’. Les anecdotes seraient trop nombreuses à raconter. Ici, au journal, on se rappelle une caractéristique qui évoque bien son souvenir. Chaque mardi, on se ‘battait’ pour aller chercher sa caricature à l’autobus. » À sa mort, il était toujours attaché au quotidien Le Droit. Il avait aussi été caricaturiste au quotidien Le Devoir.

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Pierre-Jean Tessier… le nouvel administrateur

« Le directeur actuel des loisirs et des parcs dans le canton de Gloucester occupera le poste d’administrateur en chef de la ville de Hawkesbury vers le début du mois d’octobre. Pierre-Jean Tessier, 35 ans, né à Hull à la fin de la dernière guerre mondiale, a été élevé dans le quartier de la basse-ville d’Ottawa. (…) En mai dernier, il a reçu son diplôme en administration municipale après avoir complété un cours de trois ans dans cette discipline à l’université Queen’s de Kingston. À Hawkesbury, il en sera à son premier poste d’administrateur. » Ce ne sera pas son dernier. Il restera à Hawkesbury pendant plusieurs années et il l’était encore quand je suis devenu membre du Conseil municipal de 1986 à 1988. L’article est dans Le Carillon du 23 août 1980.

Dans l’édition du 30 août, dans un entrefilet, nous pouvions lire que « quoi qu’il ne soit pas familier autre mesure avec la ville de Hawkesbury, le nouvel administrateur en garde certains souvenirs de son adolescence. En effet, M. Tessier venait à Hawkesbury, il y a une vingtaine d’années, alors qu’il était membre des cadets de l’Académie de la Salle, que ce groupe participait à des défilés locaux. » Pierre Tessier est présentement directeur général de la municipalité de Clarence-Rockland. Il avait occupé un poste identique pour la municipalité de Russell il y a quelques années. Il est aussi un des amis Facebook. En d’autres mots, nous n’avons jamais perdu contact.

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« À tous les résidents de Prescott-Russell je souhaite un heureux congé à l’occasion de la Fête du travail. » Le message est publié dans une section spéciale du journal du 30 août 1980 consacré à la Fête du travail et il provient du seul membre d’un conseil municipal de la région qui ait payé pour de la publicité à cette occasion… le sous-préfet du canton de Cumberland, Don Boudria. Il préparait le terrain évidemment…

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L’animateur local du collège Algonquin, Richard Hudon, avait des talents indiscutables d’organisateur. En conséquence, le syndicat des employés de l’usine d’Amoco Fabrics, au début de la grève, avait fait appel à ses services et ses conseils. Dans le journal du 10 septembre 1980, on apprend que le local 2-600 du Syndicat international des travailleurs du bois d’Amérique l’a avisé qu’il n’avait plus besoin de son aide et « qu’on ne désirait plus qu’il intervienne de quelque façon que ce soit dans le conflit de travail ». Dans la même édition, un autre texte mentionne que les deux parties en cause dans ce conflit ont convenu d’une rencontre afin de trouver une solution à cette grève qui perdure depuis le 12 mai. Aucune idée si les deux éléments étaient reliés.

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Enfin, un rappel que c’est à cette époque de septembre 1980 que les premiers ministres provinciaux et le Premier ministre Pierre Elliott Trudeau discutaient du rapatriement de la Constitution. Dans le journal du 10 septembre 1980, j’écrivais que « la conférence des premiers ministres à Ottawa en est à ses premières heures ». J’ajoutais qu’une « entente sur le rapatriement de la constitution est peu probable ».