Le meurtre le plus sordide de l’histoire de Hawkesbury

C’était assurément le meurtre le plus sordide jamais commis à Hawkesbury. La femme du propriétaire du restaurant El Toro, rue Principale à Hawkesbury, avait trouvé son mari sans vie dans son établissement « après avoir appris que la voiture de son mari avait été impliquée dans un accident, à Grenville ». Quelques détails sont dans l’édition du 20 septembre 1980 du journal Le Carillon. Raymond Ménard « a succombé à une hémorragie interne, compliquée par un état de choc ». Il aurait été tué dans la nuit du 15 au 16 septembre. « La victime aurait été frappée à plusieurs reprises à la tête au moyen d’un objet indéterminé, et portait les traces de plusieurs coups de couteau à la figure et sur le corps. » Je vous épargne les détails sordides que nous n’avions pas publiés d’ailleurs. Mais si ma mémoire est fidèle, le journal Allo Police! l’avait fait, comme c’était son habitude. Ce meurtre avait été le sujet de conversation partout pendant assez longtemps. Le meurtrier avait été arrêté peu de temps après. À son procès, il sera condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Cela aurait dû être en 2005; je n’ai pu trouver de suivi.

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Au cours de l’été 2012, les Ontariens ont entendu leur gouvernement s’en prendre au remboursement des congés de maladie accumulés des enseignants de la province. S’il y a tellement de congés accumulés, on peut raisonnablement conclure que c’est parce que la grande majorité des enseignants ne les prennent pas tous ou n’en prennent pas assez. Dans l’édition du 20 septembre 1980, un article rapporte les propos du président du Conseil d’éducation de Prescott-Russell, Gérald Joly, à l’effet que « les professeurs prennent trop de congés de maladie ». Ainsi, « la moyenne de congés de maladie à travers le conseil s’est chiffrée à 9,36 en 1979-1980, ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne de 7,24 enregistrée en 1976-1977. (…) Ce sont les administrateurs du conseil qui se sont permis le plus grand nombre de congés de maladie, soit une moyenne de 15,4 par individu. Toutefois, cette statistique n’a pas soulevé l’ire des conseillers, qui ont attaché plus d’importance à la moyenne de 9,16 congés des professeurs. » Gérald Joly avait même souhaité « que les données du rapport soient publiées dans tous les journaux de la province pour mettre à jour les abus ». Le président avait ajouté qu’une « telle tactique pourrait modifier l’attitude des professeurs au cours des négociations salariales à venir ». La question des congés de maladie, ce n’est pas d’aujourd’hui.

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« Pendant neuf ans, depuis le 12 juin 1969 jusqu’au 28 juin 1978, Daniel McKale illustrait la page éditoriale du Carillon. Son souvenir est associé à tout jamais à notre journal. » C’est ainsi que j’annonçais la mort de McKale dans Le Carillon du 24 septembre 1980. McKale n’avait que 29 ans. « C’est encore étudiant à l’école polyvalente Lavigne de Lachute que Daniel, alors âgé de 18 ans, le fils de Tom McKale et Claire Cadieux, de Pointe-au-Chêne, entreprenait ce qui devait devenir une brillante carrière dans le monde de la caricature politique et du dessin humoristique. (…) Ces dessins sont dans bien des cas encore gravés dans la mémoire de nos lecteurs. Qui ne se souvient pas des aventures de la ‘grosse Germaine’; du ‘géant rouge’ qu’était Philibert Proulx; du ‘jeune bambin’ qu’était l’ex-maire Yvon Montpetit. La caricature du maire Laurent Cayen tentant de ‘frapper le jackpot’ avec Wintario pour le complexe a valu à Daniel un deuxième prix pour la meilleure caricature de tous les journaux communautaires canadiens en 1979 et le deuxième prix de caricature pour les journaux de l’Ontario en 1978. On se souviendra de ses ‘attaques’ persistantes contre la police et les postiers, surtout. On se rappelle le débrayage des postiers qui n’avaient pas aimé une de ses caricatures il y a plusieurs années. La fois suivante, il avait fait en sorte de ne pas les ‘viser’. Les anecdotes seraient trop nombreuses à raconter. Ici, au journal, on se rappelle une caractéristique qui évoque bien son souvenir. Chaque mardi, on se ‘battait’ pour aller chercher sa caricature à l’autobus. » À sa mort, il était toujours attaché au quotidien Le Droit. Il avait aussi été caricaturiste au quotidien Le Devoir.

2 réflexions sur “Le meurtre le plus sordide de l’histoire de Hawkesbury

  1. J,ai bien connu Daniel . En 1970 je suis parti de Montréal vers Pointe Aux Chênes pour travailler avec son frère Patrick dans le garage des McKales . J,ai connu ses frères Hubert , Charles et tout le monde qu.il côtoyait . Sa mère était rendu a Montréal , tout un personnage . Daniel était tout un joueur de tour et une de sa grande passion était les Beatles . Il avait tous les albums . Son décès a beaucoup touché ce petit village . Repose en paix .

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