Le Rang du fermier… un projet touristique

C’était un projet touristique qui aurait bien reflété la région à vocation fortement agricole. Comme on peut le lire dans Le Carillon du 2 avril 1980, le projet « Le Rang du fermier » serait présenté au ministère de l’Industrie et du tourisme de l’Ontario et nécessiterait une subvention de 65 000 $ pour fins d’étude sur ses possibilités de réalisation. Le maire Robert Racine, de Casselman, se faisait le promoteur de l’idée.

« Le Rang du fermier serait construit près de l’éboulis sur la rivière Nation, dans le canton de Cambridge, près de Lemieux. Il présenterait différents types d’agriculture et de modes de vie, allant de l’ère indienne à la ferme ultramoderne. On pense aussi à y aménager des pistes de ski de fond, de bicyclette et des sentiers de nature, une voie ferrée pour une locomotive à vapeur entre Ottawa et le centre, un bureau touristique et une reconstitution de l’hôtel de villégiature Caledonia Springs (démoli en 1920). » Racine avait comparé le projet au Village du Haut-Canada près de Morrisburg. Le projet n’est jamais allé de l’avant.

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« Les lots du coin de Cameron, soit les lots 154 et 155, ont été vendus par arrêté municipal le 16 février 1971 et le contrat entre le Conseil municipal et l’Imprimerie Prescott & Russell Ltée avait été signé le 15 mars 1971. (…) L’option d’achat avait été prise au début de 1969. » En avril 1980, quasiment dix ans plus tard, le Conseil municipal avait songé à récupérer ce terrain inutilisé parce que deux entrepreneurs « avaient soumis à la ville un projet de construction de club sportif dans le parc industriel ». Gerald Struth et Serge Lacelle avaient une parcelle de terrain, mais voulait une plus grande superficie pour réaliser leur projet ambitieux qui comprendrait « deux courts de tennis, deux courts de squash, deux courts de racquetball, deux courts de badminton et une salle d’exercice ». Le projet ne sera jamais réalisé et le terrain coin Cameron-Aberdeen est demeuré propriété de l’Imprimerie. Aujourd’hui, ce terrain est occupé par les bureaux commerciaux, l’imprimerie et le centre de distribution des Éditions André-Paquette. C’est précisément pour ça qu’il avait été acheté, mais il aura fallu de nombreuses années et de meilleures circonstances économiques pour réaliser le tout. Tout ça dans le journal du 2 avril 1980.

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Le député fédéral libéral Denis Ethier avait été catégorique : « Tous les francophones de l’extérieur du Québec devront dire NON de façon catégorique, en ce qui concerne la campagne référendaire au Québec. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 5 avril 1980. Ethier ne comprenait pas les hésitations de la Fédération des francophones hors Québec, ni de la Fédération des Acadiens du Nouveau-Brunswick, qui demeuraient indécises. L’Association franco-manitobaine avait déjà déclaré « qu’elle se rangeait du côté du OUI, accordant ainsi son appui à l’indépendance du Québec ». Et si l’ACFO décidait de faire de même? « Je la défierai de prouver que les Franco-Ontariens de ma circonscription sont en faveur du OUI », avait-il déclaré.

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« Le Club Seigniory de Montebello fêtera cet été ses cinquante ans d’existence au Château Montebello. Ses membres actifs et ses anciens membres, qui sont au nombre de 900, s’y réuniront du 27 juin au 1er juillet. » Un court article en parle dans le journal du 9 avril 1980. Je ne savais pas que ce club privé comptait tant de membres à l’époque.