Avatar de Inconnu

Tous les pompiers du coin le connaissaient

Définition prise dans Le Multidictionnaire de la langue française – Roussi : Brûlé superficiellement. Par ex. Le soleil d’août a roussi la prairie.

Il avait un nom prédestiné. Maurice Roussy est un nom qui ne vous dira sans doute rien. De 1958 à 1979, il avait été conseiller régional de la Prévôté des incendies de l’Ontario dans les comtés de Glengarry, Stormont, Dundas, Grenville-Leeds, Prescott et Russell. Au journal, nous le connaissions très bien. Chaque fois qu’il y avait un incendie majeur ou dont l’origine était suspecte, Roussy était notre ressource. Après qu’il eut annoncé sa retraite, les pompiers de la région lui avaient rendu un vibrant hommage à Rockland. « La moitié des corps de pompiers existant dans Prescott-Russell n’étaient pas fondés lorsqu’il a entrepris sa carrière de conseiller régional. » C’est lui, en effet, qui conseillait les divers corps de pompiers – tous volontaires – sur les plus récentes techniques ou sur les plus récents règlements provinciaux. Seul le service des pompiers de Hawkesbury avait des pompiers permanents dans les comtés unis, mais ces permanents étaient épaulés par une importante brigade de volontaires (dont mon beau-père d’ailleurs). « Roussy avait commencé sa carrière dans le domaine de la lutte contre les incendies en 1947 alors qu’il s’est enrôlé en tant que pompier pour la ville d’Ottawa, emploi qu’il a conservé jusqu’à son accession au poste de conseiller régional. (…) M. Roussy a réussi à convaincre plusieurs municipalités de la nécessité de former un corps de pompiers. Selon des chiffres de la Prévôté des incendies, dans la région couverte par M. Roussy, il y a 25 pour cent de départements d’incendies de plus qu’il y en avait lorsqu’il a entrepris son mandat. » Un reportage sur lui et la soirée en son honneur dans Le Carillon du 1er octobre 1980.

* * *

Parlant d’incendie, le journal suivant, celui du 4 octobre 1980, raconte la destruction par le feu des installations de la firme Henri D’Aoust Lumber, une entreprise de vente de matériaux de construction, à Embrun. Ce sont plutôt les bureaux qui ont été fortement endommagés et une partie du magasin. « La plus grosse partie de la marchandise est entreposée dans les entrepôts derrière le magasin, section qui a été heureusement entièrement épargnée. »

* * *

« On ne voit plus les Frères, leur rabat, leur tricorne, leur manteau aux manches flottantes. On ne les voit plus; ils n’en sont pas moins là; l’habit ne fait pas le moine! Et, en cette année 1980, ils célèbrent le 300e anniversaire de leur existence. » Il est évidemment question des Frères des écoles chrétiennes dans cet article de l’édition du 4 octobre 1980. Le texte traite longuement de Jean-Baptiste de La Salle, le fondateur des FÉC, qui avait été ordonné prêtre en 1678. L’année suivante, il avait créé l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes à Reims, en France. « On affirme souvent que Jean-Baptiste de La Salle est l’inventeur de l’école populaire. C’est trop dire. Mais il a probablement fait mieux: il l’a rendue pratique et générale, gratuite sans distinction de la provenance des enfants. » À sa mort, en 1719, son Institut comptait déjà une centaine de frères. « À la Révolution française, ils seront mille. » En 1980, ils étaient plus de 10 000. Aujourd’hui, ne me posez pas la question.

* * *

« L’artiste-peintre Gilles Proulx, de Hawkesbury, a marqué une autre importante étape de sa carrière, en fin de semaine dernière, à sa résidence de la Rivière-Rouge… ‘Roselande’. Le vernissage-spectacle mettait en évidence plus d’une trentaine des plus récentes œuvres à l’huile et à l’aquarelle de Gilles Proulx. La présentation des toiles était accompagnée d’un poème inédit, récité par l’auteur lui-même, le comédien montréalais Marc Proulx (aucun lien de parenté). » On en parle dans le journal du 8 octobre 1980. Je vous en parle parce que j’ai, chez moi, deux œuvres de Gilles Proulx, une qu’il nous avait donnée en cadeau de mariage et une autre, obtenue justement lors de vernissage-spectacle. Malheureusement, nous avons perdu trace de Gilles au fil des années.

Avatar de Inconnu

De fières francophones à Casselman

Le 25 septembre est maintenant le Jour des Franco-Ontariens dans la province comme nous l’avons tous vécu la semaine dernière. J’ai trouvé, dans Le Carillon du 27 septembre 1980, un texte qui témoignait de la fierté d’un groupe de femmes de Casselman qui venait de lancer sa deuxième campagne de fierté francophone. « La campagne de fierté francophone de la Fédération des femmes canadiennes-françaises de Casselman vise principalement à combattre le laisser-aller dans la conversation de tous les jours. Il ne s’agit pas de combattre la langue anglaise, selon la présidente du mouvement, Mme Marthe Pagé, mais de promouvoir la langue française, éviter les anglicismes dans la conversation (en français) de tous les jours. La campagne, menée sous le thème ‘En français d’abord’, veut aussi encourager les commerçants à desservir leur clientèle majoritairement francophone dans la région de Casselman dans leur langue maternelle. » Encore aujourd’hui, le village de Casselman réussit toujours à bien afficher sa francophonie, comme en témoigne l’immense drapeau franco-ontarien qui flotte à la vue de tous ceux qui passent par la 417 à la hauteur du village. René Simard s’y est arrêté, il y a quelques années, dans le cadre de la populaire émission « La Petite Séduction » de Radio-Canada. On y avait souligné le grand caractère francophone de cette communauté.

* * *

« La Grande Île deviendra un attrait touristique » peut-on lire à la une de l’édition du 1er octobre 1980 du journal Le Carillon. Ce n’était pas la première fois que l’idée était lancée, l’ancien maire Yvon Montpetit y ayant envisagé une Place Ontario en miniature. Cette fois, un comité spécial présidé par le préfet Lucien Berniquez avait été mis sur pied. Le projet soumis dans le cadre du Programme de développement communautaire du gouvernement fédéral « créerait huit emplois pour une durée de 36 semaines à compter du 26 janvier 1981. (…) Le premier pas dans l’aménagement serait de défricher des terrains pour le camping sauvage, et quelques sentiers de nature. Le plan de développement de l’île s’échelonne sur plusieurs années de travaux. (…) L’Île du Chenail couvre 68 acres de terrain. D’ici quatre ou cinq ans, le comité a l’intention de mettre en valeur les ruines de l’ancien moulin, y placer des installations sanitaires, restaurer la plage déjà existantes, et sans trop pousser la commercialisation, y établir un casse-croûte et un parc d’attractions. Il est aussi possible qu’on y fasse revivre les rues du quartier du Chenail, inondé par les travaux du barrage de Carillon, il y a près de 20 ans, sur la rivière Outaouais. L’accès sera réservé aux bateaux seulement. On prévoit aussi l’aménagement d’une marina. » Le développement de la Grande Île est une idée qui est souvent revenu dans les conversations, y compris quand je siégeais au Conseil municipal de Hawkesbury vers la fin des années 80. En 2012, cet attrait naturel n’est toujours pas utilisé comme il le pourrait au profit de la population locale.

* * *

« La cause du sinistre qui a détruit la manufacture de meubles Klapka Woodworking Ltd à Hawkesbury dans la nuit de jeudi à vendredi demeure indéterminée. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 1er octobre 1980. « La manufacture était située à la limite sud de la ville de Hawkesbury, sur la route 34, près de la route 17. L’usine employait un peu plus d’une douzaine de personnes. » J’en parle parce que nos premiers meubles, comme jeunes mariés, provenaient de chez Klapka et Ralph, le fils, faisait partie de notre groupe de gars… avant mon mariage. Avant de déménager à Ottawa, nous avions encore le même meuble de chambre à coucher et un ami retraité de Hawkesbury, dont le passe-temps est la restauration de meubles, en a hérité. Notre table de salle à dîner est un produit Klapka et celle-là est avec nous pour toujours.

Avatar de Inconnu

« Du devoir de s’informer au droit de se taire »

Je vous ai parlé récemment de la campagne du conseiller municipal Claude Demers contre le directeur des loisirs de Hawkesbury, Gilles Lefort, qui avait mené à la démission de ce dernier. Le conflit avait donné lieu à de nombreuses lettres à la rédaction et même à la création d’un petit comité de citoyens baptisé « Nous voulons la vérité ». Le journal se retrouvait au beau milieu de cette controverse et subissait une partie des attaques. Dans Le Carillon du 24 septembre 1980, j’avais reproduis un texte que je trouvais pertinent.

« L’affaire Lefort-Demers soulève maintes questions et plusieurs se demandent souvent où doit se faire le partage des choses. La Gazette de l’Union internationale des journalistes de langue française publiait dans sa dernière livraison ce court extrait d’un texte de Jean François Revel, de L’Express de Paris, intitulé ‘Du devoir de s’informer au droit de se taire’ :

(…) Si la presse tait certaines choses, on l’accuse de lâcheté, si elle les dit, on l’accuse de sensationnalisme, ou de volonté de nuire. Et, du reste (car rien n’est simple en ce domaine), il faut le reconnaître: le sensationnalisme commercial s’abrite, lui aussi, derrière l’argument de la ‘mission de la presse’ et du ‘devoir de dire la vérité’. (…)

Aux vertus que l’on exige des journalistes, quel chef d’État serait digne d’être échotier? Quel chez d’entreprise, quel général, quel pape? Il est comique et répugnant à la fois de voir, en particulier, se plaindre des insuffisances de l’information des hommes politiques occupés, matin et soir, à la travestir selon leurs convenances et pour lesquels une conférence de presse, une interview n’est souvent qu’une opération de relations publiques, voire de grossière propagande. Dans un monde qui est un océan de mensonges, de sous-informations, de désinformations et de contre-informations, le journalisme honnête n’est qu’un fragile talus de sable face au raz de marée de tromperies constantes et volontaires. »

N’avez-vous pas l’impression que le texte de Revel est encore aujourd’hui de la plus grande pertinence?

* * *

« Natif du canton de Clarence, fondateur de la compagnie W.C. Edwards, un des premiers résidants de Rockland, créateur d’emploi par l’industrie de scierie, maître de poste, préfet, juge de paix, président de la société agricole du comté de Russell, député libéral du même comté, sénateur et membre actif de l’association pour la protection des forêts, William Cameron Edwards a su laisser sa marque depuis la fin du dernier siècle, et son souvenir sera perpétué par une plaque commémorative provinciale près du site de ses anciens moulins, parc du Moulin, à Rockland. » La journaliste Monique Castonguay raconte le dévoilement de la plaque et rappelle l’histoire de ce grand Rochelandais dans l’édition du 24 septembre 1980. W.C. Edwards était décédé le 17 septembre 1921.

* * *

Dans ma chronique du 27 septembre 1980, j’écrivais ceci : « C’est hier que Bertrand Boucher recevait sa médaille de bravoure des mains du gouverneur général Ed Schreyer. Le sergent Emmanuel Cuillerier (et sa femme Jeannine) et l’agent Méo Villeneuve (et sa femme Lise) étaient également présents. Bertrand a reçu cette médaille pour avoir secouru les deux policiers lors d’une fusillade en août 1979. » J’en avais parlé dans un billet précédent.

Avatar de Inconnu

Un hôtel de six étages… il fallait l’imaginer

Il y en a eu de ces projets grandioses au fil des années. Dans l’édition du journal Le Carillon du 24 septembre 1980, il est question cette fois d’un « hôtel de cent chambres, de six étages, qui se trouve au cœur d’un deuxième projet majeur de développement au centre-ville de Hawkesbury ». Le rêve de Parola Realties et de Syndicated Developments – les deux sociétés à l’origine du Hawkesbury Centre – était de développer « le secteur bordant les rues Principale et Régent et allant de l’est vers l’ouest, de la boutique logeant Lettrotek jusqu’à la limite ouest du terrain de l’hôtel Royal ». Le projet serait d’ailleurs connu sous le nom de « Centre Royal ». Le problème était le nombre de conditions préalables : 1) l’amendement aux règlements municipaux pour permettre un édifice de 110 pieds de haut alors que la limite était alors de 35 pieds; 2) la négociation de relocalisation avec les propriétaires de quelques entreprises (Lettrotek, André Leduc Sport, la Bijouterie Desrosiers, le comptoir de fruits et légumes Louis Legault; 3) le prolongement de la rue James au-delà des rues Higginson et Nelson. Le projet rêvé ne serait jamais réalisé. Mais c’était un beau projet!

* * *

Ouf, la population respirait enfin et les employés d’Amoco Fabrics, avec un vote favorable de 76 p. cent, semblaient satisfaits de l’entente qui leur permettait finalement de retourner au travail après 18 semaines de grève. Le retour au travail était prévu pour le 6 octobre suivant. Les détails sont dans le journal du 24 septembre 1980. Les grévistes n’avaient pas obtenu l’indexation au coût de la vie qu’il souhaitait mais ils avaient quand même négocié une formule qui s’en rapprochait : « les ajustements de salaires sont garantis même si le coût de la vie demeurait stable ». Un porte-parole du comité de grève, Guy Lapensée, avait laissé entendre que « les relations de travail ne seront plus jamais les mêmes tant et aussi longtemps que le même groupe d’employés travaillera avec les mêmes patrons ». Le porte-parole d’Amoco, Marcel Ménard, avait quant à lui souligné que « les premiers jours, peut-être même les premières semaines, ce sera assez difficile. Certains incidents qui se sont produits pendant la grève sont difficiles à effacer de la mémoire. Mais il y a de la place pour de la pondération d’un côté comme de l’autre. » Ce ne serait jamais plus pareil chez Amoco.

* * *

« Les responsables du ministère des Affaires sociales et communautaires pour le centre de réhabilitation pour adolescents, l’école Champlain, ont été pris au dépourvu lors de l’annonce officielle du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, M. Lorne Henderson, jeudi dernier, selon laquelle un collège de technologie agricole ouvrira ses portes à l’école Champlain en septembre 1981. » La journaliste Monique Castonguay raconte tout ça dans le journal du 24 septembre 1980. Les 68 employés de l’école Champlain étaient particulièrement inquiets de leur avenir. Il n’était pas question de cohabitation entre l’école Champlain et le collège d’agriculture. « Des possibilités de foyers de groupe et de foyers protégés ont été avancées, mais les décisions du ministère des Affaires sociales et communautaires ne sont pas connues à cet effet. L’école Champlain compte 41 pensionnaires à l’heure actuelle, dont sept francophones. Ce sont tous des garçons, l’expérience d’admission des filles est terminée depuis plus d’un an. » Une autre histoire à suivre.

* * *

Ah ces histoires de bibittes; toujours bonnes vendeuses de journaux. Dans le journal du 24 septembre 1980, on peut lire ceci dans les premiers paragraphes :

« Une vache qui donne naissance à des jumeaux c’est quand même assez fréquent, à des triplets c’est un plus inusité, mais à un veau avec deux têtes ça frise la fantastique. C’est pourtant ce qui s’est produit récemment à la ferme de M. Conrad Laniel du chemin du domaine Chartrand à Lefaivre. Il va sans dire que M. Laniel y a regardé par deux fois le matin du 12 septembre lorsqu’il a aperçu le rejeton d’une de ses vaches Holstein. Le veau était déjà mort lorsqu’on l’a découvert quelques heures après la naissance. Mais là n’est pas l’extraordinaire, le veau mâle avait deux têtes rattachées l’une à l’autre par la nuque. Le veau était doté de deux bouches et museaux, quatre yeux et deux oreilles. Le reste du corps était parfaitement normal. »

Vous aurez remarqué, à la lecture de billets précédents, que ces anomalies animalesques se produisaient souvent dans cette même axe Alfred-Lefaivre-Montebello!

Avatar de Inconnu

Le meurtre le plus sordide de l’histoire de Hawkesbury

C’était assurément le meurtre le plus sordide jamais commis à Hawkesbury. La femme du propriétaire du restaurant El Toro, rue Principale à Hawkesbury, avait trouvé son mari sans vie dans son établissement « après avoir appris que la voiture de son mari avait été impliquée dans un accident, à Grenville ». Quelques détails sont dans l’édition du 20 septembre 1980 du journal Le Carillon. Raymond Ménard « a succombé à une hémorragie interne, compliquée par un état de choc ». Il aurait été tué dans la nuit du 15 au 16 septembre. « La victime aurait été frappée à plusieurs reprises à la tête au moyen d’un objet indéterminé, et portait les traces de plusieurs coups de couteau à la figure et sur le corps. » Je vous épargne les détails sordides que nous n’avions pas publiés d’ailleurs. Mais si ma mémoire est fidèle, le journal Allo Police! l’avait fait, comme c’était son habitude. Ce meurtre avait été le sujet de conversation partout pendant assez longtemps. Le meurtrier avait été arrêté peu de temps après. À son procès, il sera condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Cela aurait dû être en 2005; je n’ai pu trouver de suivi.

* * *

Au cours de l’été 2012, les Ontariens ont entendu leur gouvernement s’en prendre au remboursement des congés de maladie accumulés des enseignants de la province. S’il y a tellement de congés accumulés, on peut raisonnablement conclure que c’est parce que la grande majorité des enseignants ne les prennent pas tous ou n’en prennent pas assez. Dans l’édition du 20 septembre 1980, un article rapporte les propos du président du Conseil d’éducation de Prescott-Russell, Gérald Joly, à l’effet que « les professeurs prennent trop de congés de maladie ». Ainsi, « la moyenne de congés de maladie à travers le conseil s’est chiffrée à 9,36 en 1979-1980, ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne de 7,24 enregistrée en 1976-1977. (…) Ce sont les administrateurs du conseil qui se sont permis le plus grand nombre de congés de maladie, soit une moyenne de 15,4 par individu. Toutefois, cette statistique n’a pas soulevé l’ire des conseillers, qui ont attaché plus d’importance à la moyenne de 9,16 congés des professeurs. » Gérald Joly avait même souhaité « que les données du rapport soient publiées dans tous les journaux de la province pour mettre à jour les abus ». Le président avait ajouté qu’une « telle tactique pourrait modifier l’attitude des professeurs au cours des négociations salariales à venir ». La question des congés de maladie, ce n’est pas d’aujourd’hui.

* * *

« Pendant neuf ans, depuis le 12 juin 1969 jusqu’au 28 juin 1978, Daniel McKale illustrait la page éditoriale du Carillon. Son souvenir est associé à tout jamais à notre journal. » C’est ainsi que j’annonçais la mort de McKale dans Le Carillon du 24 septembre 1980. McKale n’avait que 29 ans. « C’est encore étudiant à l’école polyvalente Lavigne de Lachute que Daniel, alors âgé de 18 ans, le fils de Tom McKale et Claire Cadieux, de Pointe-au-Chêne, entreprenait ce qui devait devenir une brillante carrière dans le monde de la caricature politique et du dessin humoristique. (…) Ces dessins sont dans bien des cas encore gravés dans la mémoire de nos lecteurs. Qui ne se souvient pas des aventures de la ‘grosse Germaine’; du ‘géant rouge’ qu’était Philibert Proulx; du ‘jeune bambin’ qu’était l’ex-maire Yvon Montpetit. La caricature du maire Laurent Cayen tentant de ‘frapper le jackpot’ avec Wintario pour le complexe a valu à Daniel un deuxième prix pour la meilleure caricature de tous les journaux communautaires canadiens en 1979 et le deuxième prix de caricature pour les journaux de l’Ontario en 1978. On se souviendra de ses ‘attaques’ persistantes contre la police et les postiers, surtout. On se rappelle le débrayage des postiers qui n’avaient pas aimé une de ses caricatures il y a plusieurs années. La fois suivante, il avait fait en sorte de ne pas les ‘viser’. Les anecdotes seraient trop nombreuses à raconter. Ici, au journal, on se rappelle une caractéristique qui évoque bien son souvenir. Chaque mardi, on se ‘battait’ pour aller chercher sa caricature à l’autobus. » À sa mort, il était toujours attaché au quotidien Le Droit. Il avait aussi été caricaturiste au quotidien Le Devoir.

Avatar de Inconnu

Pierre-Jean Tessier… le nouvel administrateur

« Le directeur actuel des loisirs et des parcs dans le canton de Gloucester occupera le poste d’administrateur en chef de la ville de Hawkesbury vers le début du mois d’octobre. Pierre-Jean Tessier, 35 ans, né à Hull à la fin de la dernière guerre mondiale, a été élevé dans le quartier de la basse-ville d’Ottawa. (…) En mai dernier, il a reçu son diplôme en administration municipale après avoir complété un cours de trois ans dans cette discipline à l’université Queen’s de Kingston. À Hawkesbury, il en sera à son premier poste d’administrateur. » Ce ne sera pas son dernier. Il restera à Hawkesbury pendant plusieurs années et il l’était encore quand je suis devenu membre du Conseil municipal de 1986 à 1988. L’article est dans Le Carillon du 23 août 1980.

Dans l’édition du 30 août, dans un entrefilet, nous pouvions lire que « quoi qu’il ne soit pas familier autre mesure avec la ville de Hawkesbury, le nouvel administrateur en garde certains souvenirs de son adolescence. En effet, M. Tessier venait à Hawkesbury, il y a une vingtaine d’années, alors qu’il était membre des cadets de l’Académie de la Salle, que ce groupe participait à des défilés locaux. » Pierre Tessier est présentement directeur général de la municipalité de Clarence-Rockland. Il avait occupé un poste identique pour la municipalité de Russell il y a quelques années. Il est aussi un des amis Facebook. En d’autres mots, nous n’avons jamais perdu contact.

* * *

« À tous les résidents de Prescott-Russell je souhaite un heureux congé à l’occasion de la Fête du travail. » Le message est publié dans une section spéciale du journal du 30 août 1980 consacré à la Fête du travail et il provient du seul membre d’un conseil municipal de la région qui ait payé pour de la publicité à cette occasion… le sous-préfet du canton de Cumberland, Don Boudria. Il préparait le terrain évidemment…

* * *

L’animateur local du collège Algonquin, Richard Hudon, avait des talents indiscutables d’organisateur. En conséquence, le syndicat des employés de l’usine d’Amoco Fabrics, au début de la grève, avait fait appel à ses services et ses conseils. Dans le journal du 10 septembre 1980, on apprend que le local 2-600 du Syndicat international des travailleurs du bois d’Amérique l’a avisé qu’il n’avait plus besoin de son aide et « qu’on ne désirait plus qu’il intervienne de quelque façon que ce soit dans le conflit de travail ». Dans la même édition, un autre texte mentionne que les deux parties en cause dans ce conflit ont convenu d’une rencontre afin de trouver une solution à cette grève qui perdure depuis le 12 mai. Aucune idée si les deux éléments étaient reliés.

* * *

Enfin, un rappel que c’est à cette époque de septembre 1980 que les premiers ministres provinciaux et le Premier ministre Pierre Elliott Trudeau discutaient du rapatriement de la Constitution. Dans le journal du 10 septembre 1980, j’écrivais que « la conférence des premiers ministres à Ottawa en est à ses premières heures ». J’ajoutais qu’une « entente sur le rapatriement de la constitution est peu probable ».

Avatar de Inconnu

Une véritable attaque contre l’hôtel de ville

C’était prévisible. Depuis quelques semaines, le climat de tension était devenu insoutenable autour de la grève chez Amoco Fabrics. S’ils se sentaient appuyés par certains citoyens, qui avaient manifesté leur générosité en contribuant à leur banque alimentaire et autres sollicitations, ils se sentaient oubliés par les autorités municipales et souhaitaient l’intervention du maire et des conseillers. La première page de l’édition du 30 juillet 1980 du journal Le Carillon est consacrée à la suite des choses. « Environ 300 sympathisants et grévistes de la compagnie Amoco Fabrics ont manifesté pour une deuxième fois en trois semaines devant l’hôtel de ville de Hawkesbury en soirée lundi. Cette fois, ils ne se sont pas contentés d’arracher quelques arbustes. Ils se sont attaqués aux vitres de l’édifice de même qu’à celles de la station de police, les brisant toutes à l’aide des projectiles qui leur tombaient sous la main. Les dommages sont évalués à quelques milliers de dollars. (…) Les agents de l’ordre ont procédé à deux arrestations avant que les esprits ne se calment vers 2 h 30 mardi matin. » Le curé de la paroisse St-Jude, l’abbé Peter Cody, était « intervenu personnellement pour demander à la foule mécontente de rentrer chez eux ». Le local des grévistes était d’ailleurs situé au sous-sol de l’église St-Jude.

Entre temps, comme le rapporte la même édition, « la compagnie Standard Oil Indiana songerait sérieusement à fermer définitivement sa filiale d’Amoco Fabrics de Hawkesbury. (…) En six ans, la compagnie a connu trois conflits de travail dont deux étaient illégaux et le dernier ponctué d’actes répréhensibles. » Cette menace était proférée alors qu’Amoco procédait à un projet d’expansion important. À suivre!

* * *

Sa décision était inévitable. Le climat des dernières semaines, sinon des derniers mois, ne pouvait entraîner une conclusion différente. Quand le conseiller Claude Demers se mettait à harceler politiquement un employé municipal, cela menait inévitablement à son départ. Dans Le Carillon du 16 août 1980, on apprend que Gilles Lefort en a assez et remet sa démission. Il devient le quatrième directeur des loisirs en huit ans à démissionner et il s’était vidé le cœur. « Je ne suis certainement pas pour toujours manger de la merde sans me défendre. Demers… un gars peut en prendre une certaine dose, mais après un certain temps le vase déborde. (…) Je ne quitte pas Hawkesbury. J’ai l’intention de demeurer ici jusqu’aux élections du mois de novembre. Je veux renseigner les gens sur tous les mensonges qu’il a racontés à mon sujet depuis que je suis ici et j’ai des preuves à l’appui pour me défendre. Demers est beaucoup trop négatif pour la ville, il faut absolument que je fasse tout en mon possible pour l’enlever de là. » Et de répondre Demers : « Ça ne m’empêchera pas de dormir ce soir. »

* * *

Maurice Théorêt était le shérif de Prescott-Russell, celui dont le rôle était d’exécuter les ordres de la cour. Le gouvernement ontarien lui avait confié la mission d’étudier l’état des services en langue française dans les tribunaux de l’Ontario. Dans sa chronique « De choses et d’autres » du 16 août 1980, le chef de l’information Charles Burroughs commente sa nomination ainsi : « En confiant au shérif Maurice Théorêt le soin de mener une enquête sur l’état des services en langue française dans les tribunaux de la province désignés bilingues, le directeur des cours de comtés et des cours suprêmes de l’Ontario n’aurait pu faire un meilleur choix. M. Théorêt, qui possède à fond le fonctionnement du système judiciaire, est également un ardent Canadiens-français et épris de justice comme pas un. Il n’a pas l’intention, comme il le confiait au Carillon récemment, de s’en laisser imposer par le système, et nul doute que le rapport qu’il produira éventuellement collera fidèlement à la réalité. »

Avatar de Inconnu

Scott à la place de Léveillé

Jean Léveillé avait quitté avec fracas son poste de directeur général du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell. Gaston Cadieux l’avait remplacé de façon temporaire et le CECPR lui avait cherché un remplaçant permanent. Leur choix est tombé sur Jean-Paul Scott, un enseignant de longue expérience originaire de Curran, au salaire de 52 500 $. C’était en 1980 ne l’oublions pas. Le Carillon du 9 juillet 1980 fait état de sa nomination. Scott, bien respecté de tous, occupera ce poste pendant plusieurs années.

* * *

Comme le rapporte Le Carillon du 16 juillet 1980, les marchands locaux s’inquiètent de leur sécurité étant donné que les policiers sont accaparés par les secousses de violence attribuables à la grève chez Amoco Fabrics et ne peuvent donc effectuer leurs patrouilles régulières dans le quartier commercial. Ce qui n’empêche pas un millier de personnes de répondre à l’invitation des grévistes et de participer à une marche d’appui dans les rues de la ville. Les grévistes avaient mis en place leur propre service de sécurité pour l’occasion, de sorte que « la police omniprésente n’a eu qu’à détourner la circulation ». On retrouve le reportage dans la même édition du journal. Les grévistes attendaient deux fois plus de monde. Dans l’édition de la semaine suivante, il est question du « fossé qui se creuse entre le syndicat et la compagnie ». C’est que l’employeur avait décidé d’imposer des mesures disciplinaires à certains de ses employés et avait même entrepris des procédures judiciaires contre deux intervenants externes. Ça n’allait pas bien du tout chez Amoco.

* * *

Quand on veut, on peut. « Jean Bélanger, père de famille et gérant de magasin par surcroît, (…) est à terminer un mots-croisés de 35 000 cases, qui lui permettra de surpasser par 10 000 l’actuel record. » Il souhaitait une homologation de son exploit dans le Livre des records Guinness. Le précédent record avait été établi par un Belge en 1940. « Jean Bélanger avait commencé son long cheminement en vue du record du monde au début de mars, lorsqu’il fut forcé à l’inactivité par une intervention chirurgicale aux jambes. » L’histoire est racontée dans le journal du 23 juillet 1980. Quelques mois plus tard, Le Carillon commencerait la publication, par sections, de ces mots-croisés records sur une période de plusieurs mois. La publication de la grille était une condition à l’homologation si ma mémoire est fidèle.

* * *

« La Grande Virée, qui se voulait le premier grand Festival du spectacle au Québec, a connu un succès phénoménal en fin de semaine alors que des foules estimées à plus de 60 000 personnes ont envahi la ville de Lachute et son parc d’exposition pour applaudir les nombreux artistes invités. Plus de 400 artistes, sur cinq scènes, pendant quatre jours, c’était un ambitieux programme et les efforts des promoteurs ont été amplement récompensés. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 23 juillet 1980. Et quels artistes avaient donné un spectacle? Entre autres, Jean Lapointe, Pierre Labelle, Plume, Edith Butler, Richard Séguin, Diane Tell, Paul Brunelle, Ti-Blanc Richard, Julie Duguay, Bobby Hachey, Gilles Valiquette, Corbeau, Jim Corcoran, Stephen Faulkner et ainsi de suite. Ah oui, j’oubliais. Qui était le directeur général de cette Grande Virée? Un certain Gilbert Rozon… dont la réputation n’est plus à faire. Il avait éprouvé des difficultés, auparavant, à faire accepter son projet par les autorités municipales de Lachute.

Avatar de Inconnu

Un prix lié à l’environnement remis à la CIP…

Vous vous en souvenez sûrement. J’avais parlé des problèmes juridiques auxquels avaient fait face l’usine locale de la CIP en matière de normes environnementales. Le juge Louis-P. Cécile avait même entendu une cause à cet effet. Il est donc surprenant de lire, dans l’édition du 2 juillet 1980 du journal Le Carillon, que « l’Institut de chimie du Canada a décerné à la Compagnie internationale de papier du Canada, en 1980, le trophée qu’il remet chaque année à la compagnie qui contribue de façon significative à l’amélioration de l’environnement. Ce trophée a été remis à la CIP pour sa mise au point d’un nouveau procédé de fabrication de la pâte qui réduit l’indice de pollution de 80% comparé aux procédés de fabrication chimiques. » Ce trophée avait été mérité, en fait, par le groupe des Recherches CIP Ltée, dont les laboratoires étaient à Hawkesbury. « Le nouveau procédé permet d’utiliser le bois à plus de 90% et la résistance de la pâte s’apparente à celle des pâtes chimiques. Ce haut rendement a aussi pour corollaire une diminution importante des coûts de production puisque la production d’une tonne de papier journal exige moins de bois. Le nouveau procédé, présentement utilisé à l’usine de papier journal de la CIP à Gatineau, connaît beaucoup de succès et la CIP entend le mettre en place, sous peu, à l’usine de la Compagnie internationale de papier du Nouveau-Brunswick, filiale de la CIP, à Dalhousie. » À Hawkesbury, la CIP produisait de la pâte à dissoudre et le nouveau procédé ne s’appliquait pas à son exploitation. Dommage!

* * *

« L’unijambiste Terry Fox, qui poursuit depuis plus de trois mois son Marathon de l’espoir, a fait son entrée en Ontario samedi matin, lorsqu’il a été reçu officiellement par la ville de Hawkesbury dans le parc de la Confédération. » C’est ce qu’on peut lire dans un reportage d’une pleine page dans le journal Le Carillon du 2 juillet 1980. « Fox, ce jeune homme de 21 ans qui a perdu une jambe au cancer, il y a trois ans, poursuit actuellement sa course de 8000 kilomètres à travers le pays, Originaire de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, il a commencé son périple il y a trois mois à Terre-Neuve, et entend être de retour à Vancouver en novembre. » En fait, il avait plongé sa jambe artificielle dans l’océan Atlantique le 12 avril 1980 et son périple devait prendre fin tristement quelques semaines plus tard près de Thunder Bay. Son passage au Québec avait quasiment passé inaperçu, mais après son entrée en Ontario, les grands médias nationaux l’ont suivi à la trace, jusqu’à la fin. Évidemment, le reste de l’histoire est connu et Terry Fox demeure encore aujourd’hui un héros national, un modèle. Son nom sert toujours à recueillir des fonds pour la lutte contre le cancer et à attirer l’attention sur cette terrible maladie. Son rêve se continue même s’il n’est plus là pour le poursuivre.

* * *

La grève d’Amoco Fabrics se prolonge depuis près de deux mois et le climat malsain s’envenime. Le Journal des travailleurs d’Hawkesbury et la région est distribué au grand public et la guerre des mots prend le dessus. Ses concepteurs ne sont pas seulement des grévistes d’Amoco. La direction de l’usine se sent même obligée de réagir publiquement afin de corriger certaines « erreurs » véhiculées par le petit journal. Et l’histoire se poursuit…

Avatar de Inconnu

Le Hawkesbury Centre est inauguré

Le journal Le Carillon y consacre évidemment de nombreuses pages publicitaires le 14 juin 1980. Le nouveau centre commercial Hawkesbury Centre, de l’entrepreneur Ghislain Séguin, ouvre officiellement ses postes au centre-ville bien que certains des locataires (dont Loblaws et Farmer) y avaient déjà leurs activités depuis un certain temps. Ce centre est toujours là, bien que plusieurs de ses locataires d’origine aient fermé leurs portes ou simplement déménagé ailleurs en ville.

* * *

J’aimais bien le nom de cette petite entreprise : La Plume et l’encre. C’était l’aboutissement d’un rêve de femmes chefs de foyer de la région de Casselman. Il en est question dans le journal du 25 juin 1980. Lucille Thibert, Nicole Desnoyers-Racine, Francine Gibeault-Fournier, Raymonde Charette, Yvette Normand et Aline Beauvais avaient quatre grands objectifs en fondant cette petite imprimerie : « créer de l’emploi localement pour les femmes; leur fournir un apprentissage dans la gestion de la petite entreprise; permettre aux femmes d’apprendre par l’expérience un métier relatif à l’imprimerie et enfin, offrir un service essentiel à la communauté ». Elles avaient installé leur entreprise dans « un petit local situé à l’arrière du presbytère de l’église de la paroisse de Casselman ». Elles ne s’étaient pas lancées aveuglément dans une telle aventure puisqu’elles avaient « d’abord suivi différents cours du collège Algonquin relativement à la gestion de la petite entreprise, à la publicité, au montage, à l’impression et à la publicité ». Et leur salaire consisterait en « un certain pourcentage des cachets reçus à la suite des travaux d’impression ». Je ne me souviens plus de ce qu’il était advenu de ce projet.

* * *

La Villa Poplar ou la maison Macdonell, comme elle était connue, retenait toujours l’attention à cause de son caractère historique. Je me souviens de m’y être rendu vers la fin des années 60 afin d’y réaliser un reportage sur la nécessité de la protéger. La vieille maison était située tout près du barrage hydroélectrique de Carillon, à Pointe-Fortune, et son état était lamentable. Mais son état l’était encore davantage à l’été de 1980, même si elle avait été acquise par le gouvernement ontarien dix ans auparavant. Le Carillon du 28 juin 1980 parle d’une journée porte ouverte pour permettre au public de la visiter et on rappelle un brin d’histoire :

« La maison de John ‘Le Prêtre’ Macdonell, la Villa Poplar est un hommage rendu aux réalisations et aux rêves de ce magnat de la traite des fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest. La villa est une des plus anciennes maisons historiques de toute la région et faisait déjà partie d’un domaine de 1400 acres sur lequel régnait John Macdonell.

Fils de ‘Spanish John’, ‘Le Prêtre’ est né en Écosse en 1768 et il devint rapidement célèbre pour ses tribulations militaires à travers toute l’Europe, et surtout pour l’appui qu’il apporta à ‘Bonnie Prince Charlie’. Il fut celui qui, avec trois de ses cousins, conduisit les pionniers de Glengarry d’Écosse vers l’Amérique, où ils subirent à titre de Loyalistes la Révolution américaine avant de venir s’installer dans l’actuel comté de Glengarry.

Membre du King’s Royal Regiment, il se joignit plus tard à la Compagnie du Nord-Ouest où il devint associé. Il servit dans différents postes de traite de la compagnie et devint éventuellement membre du prestigieux Beaver Club. Il fut également capitaine au sein du Corps of Canadian Voyageurs durant la guerre de 1812 contre les États-Unis.

À sa retraite, après avoir fait fortune dans le commerce des fourrures, il s’établit à Pointe-Fortune dans un vaste domaine qui comprenait une ferme, une meunerie, une scierie, une forge, un magasin général, un poste de traite de fourrures. Colonel de la Milice de Prescott, il fut l’un des deux premiers juges du district d’Ottawa. Il épousa Magdelaine Poitras, une Métis qui lui donna six fils et deux filles. Il s’éteignit en 1850. (…)

La maison Macdonell présente plusieurs particularités intéressantes, notamment le grand salon et la salle à dîner, une salle de bal située au deuxième étage, des chambres à coucher conçues pour loger une famille complète, une cuisine dans le sous-sol et la ‘salle indienne’ où la famille Macdonell vivait tout comme les Indiens Cree. »

Voilà pour un autre brin d’histoire. Je me demande ce qui est arrivé depuis ce temps.