Le Hawkesbury Centre est inauguré

Le journal Le Carillon y consacre évidemment de nombreuses pages publicitaires le 14 juin 1980. Le nouveau centre commercial Hawkesbury Centre, de l’entrepreneur Ghislain Séguin, ouvre officiellement ses postes au centre-ville bien que certains des locataires (dont Loblaws et Farmer) y avaient déjà leurs activités depuis un certain temps. Ce centre est toujours là, bien que plusieurs de ses locataires d’origine aient fermé leurs portes ou simplement déménagé ailleurs en ville.

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J’aimais bien le nom de cette petite entreprise : La Plume et l’encre. C’était l’aboutissement d’un rêve de femmes chefs de foyer de la région de Casselman. Il en est question dans le journal du 25 juin 1980. Lucille Thibert, Nicole Desnoyers-Racine, Francine Gibeault-Fournier, Raymonde Charette, Yvette Normand et Aline Beauvais avaient quatre grands objectifs en fondant cette petite imprimerie : « créer de l’emploi localement pour les femmes; leur fournir un apprentissage dans la gestion de la petite entreprise; permettre aux femmes d’apprendre par l’expérience un métier relatif à l’imprimerie et enfin, offrir un service essentiel à la communauté ». Elles avaient installé leur entreprise dans « un petit local situé à l’arrière du presbytère de l’église de la paroisse de Casselman ». Elles ne s’étaient pas lancées aveuglément dans une telle aventure puisqu’elles avaient « d’abord suivi différents cours du collège Algonquin relativement à la gestion de la petite entreprise, à la publicité, au montage, à l’impression et à la publicité ». Et leur salaire consisterait en « un certain pourcentage des cachets reçus à la suite des travaux d’impression ». Je ne me souviens plus de ce qu’il était advenu de ce projet.

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La Villa Poplar ou la maison Macdonell, comme elle était connue, retenait toujours l’attention à cause de son caractère historique. Je me souviens de m’y être rendu vers la fin des années 60 afin d’y réaliser un reportage sur la nécessité de la protéger. La vieille maison était située tout près du barrage hydroélectrique de Carillon, à Pointe-Fortune, et son état était lamentable. Mais son état l’était encore davantage à l’été de 1980, même si elle avait été acquise par le gouvernement ontarien dix ans auparavant. Le Carillon du 28 juin 1980 parle d’une journée porte ouverte pour permettre au public de la visiter et on rappelle un brin d’histoire :

« La maison de John ‘Le Prêtre’ Macdonell, la Villa Poplar est un hommage rendu aux réalisations et aux rêves de ce magnat de la traite des fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest. La villa est une des plus anciennes maisons historiques de toute la région et faisait déjà partie d’un domaine de 1400 acres sur lequel régnait John Macdonell.

Fils de ‘Spanish John’, ‘Le Prêtre’ est né en Écosse en 1768 et il devint rapidement célèbre pour ses tribulations militaires à travers toute l’Europe, et surtout pour l’appui qu’il apporta à ‘Bonnie Prince Charlie’. Il fut celui qui, avec trois de ses cousins, conduisit les pionniers de Glengarry d’Écosse vers l’Amérique, où ils subirent à titre de Loyalistes la Révolution américaine avant de venir s’installer dans l’actuel comté de Glengarry.

Membre du King’s Royal Regiment, il se joignit plus tard à la Compagnie du Nord-Ouest où il devint associé. Il servit dans différents postes de traite de la compagnie et devint éventuellement membre du prestigieux Beaver Club. Il fut également capitaine au sein du Corps of Canadian Voyageurs durant la guerre de 1812 contre les États-Unis.

À sa retraite, après avoir fait fortune dans le commerce des fourrures, il s’établit à Pointe-Fortune dans un vaste domaine qui comprenait une ferme, une meunerie, une scierie, une forge, un magasin général, un poste de traite de fourrures. Colonel de la Milice de Prescott, il fut l’un des deux premiers juges du district d’Ottawa. Il épousa Magdelaine Poitras, une Métis qui lui donna six fils et deux filles. Il s’éteignit en 1850. (…)

La maison Macdonell présente plusieurs particularités intéressantes, notamment le grand salon et la salle à dîner, une salle de bal située au deuxième étage, des chambres à coucher conçues pour loger une famille complète, une cuisine dans le sous-sol et la ‘salle indienne’ où la famille Macdonell vivait tout comme les Indiens Cree. »

Voilà pour un autre brin d’histoire. Je me demande ce qui est arrivé depuis ce temps.

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