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Après les Frères, ce sont les Sœurs qui partent

C’était un autre signe de la fin de toute une époque. Il y avait eu les Frères des écoles chrétiennes à Hawkesbury, par exemple, cette fois, il s’agissait des Sœurs de Ste-Marie, à St-Eugène. L’édition du 5 janvier 1982 du journal Le Carillon annonce que « les Sœurs de Ste-Marie, qui œuvraient dans l’enseignement et la pastorale à St-Eugène depuis 1901, ont quitté définitivement cette paroisse ». La dernière enseignante, sœur Blanche Lefebvre, qui était née à Glen Robertson, pas tellement loin de St-Eugène, avait pris sa retraite au mois de juin précédent et la communauté avait souligné son départ. « Les Sœurs de Sainte-Marie ont fait leur arrivée à St-Eugène en décembre 1901, et quelques jours plus tard, soit le 7 janvier 1902, elles ouvraient la première école du village avec une centaine d’élèves. En 1904, elles construisaient un couvent doublé d’une école qui accueillait les élèves de la première à la huitième année. Quelques années plus tard, elles ajoutaient les classes de neuvième et dixième années. Ce sont elles qui ont assumé pendant dix ans la direction de l’école actuelle Notre-Dame-de-Fatima depuis sa construction en 1962 jusqu’en 1972 alors que sœur Émilia Gagné prenait sa retraite pour être remplacée par M. Gérald Racine. » Ma mère était de St-Eugène, mais je ne sais pas si elle avait fréquenté cette école. Forcément, je crois, plusieurs de ses frères et sœurs y sont allés, ou en tout cas plusieurs de mes cousins et cousines.

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Le journal du 18 janvier 1983 annonce que « les années d’improductivité du théâtre à Hawkesbury se sont terminées avec la fondation du Cercle Gascon II. Cette troupe de théâtre communautaire tentera de faire revivre les belles années du théâtre français à Hawkesbury, à l’époque du tout premier Cercle Gascon. » André Tessier était un de ceux qui avaient décidé de relancer le théâtre français, aidés de Guy Rouleau, Roch Berthiaume et Royal Myre. Le centre culturel et communautaire Le Chenail avait rapidement appuyé l’initiative. Le Cercle survivra surtout, à un certain moment, grâce aux efforts constants de Royal Myre. Je me souviens d’avoir assisté à plusieurs de leurs représentations il y a quelques années, alors que je demeurais à Embrun. J’y avais un neveu et plusieurs nièces et petites-nièces qui y évoluaient. Ils avaient même réussi à aménager un théâtre au sous-sol de l’ancienne école Christ-Roi. Le Cercle Gascon II vient de célébrer son 30e anniversaire. Quand une communauté veut, elle peut! Ah oui! Leur première pièce? « Bousille et les justes », de Gratien Gélinas. Je m’en souviens vaguement.

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Je me souviens de lui comme étant un sympathique bonhomme. Dans le journal du 12 janvier 1983, un encadré nous annonce la mort d’André Boyer, de Vankleek Hill, à l’âge de 82 ans, après une longue maladie. Aujourd’hui, son ancien journal se nomme simplement The Review.

« Sa carrière a commencé en 1914, alors qu’il travaillait, après les heures de classe, pour l’Eastern Ontario Review. En 1916, il a commencé un travail à plein temps comme opérateur de linotype et de monoline. C’est en 1929 qu’il a acheté le journal de W.J. Duncan et il est demeuré propriétaire, éditeur et directeur de l’information jusqu’en 1974, quand ses fils Jean-Paul et Bernard ont acheté l’entreprise. Jean-Paul est devenu uniquement propriétaire il y a quelques mois.

Malgré le travail dans son entreprise, il a trouvé le temps de consacrer beaucoup d’énergies au service de sa communauté. Il a été président du club Rotary de Hawkesbury, président de l’Association progressiste-conservatrice de Glengarry-Prescott et président de l’Ontario Good Roads Association. Pendant 29 années, il a été membre du Conseil municipal de Vankleek Hill comme préfet ou conseiller. André Boyer a occupé la présidence du Conseil des comtés unis de Prescott-Russell à trois reprises, en 1938, en 1954 et en 1969. (…) Enfin, en 1980, il recevait le certificat de la Plume d’Or, de l’Ontario Community Newspapers Association, reconnaissant qu’il a été actif pendant au moins 50 ans dans les journaux communautaires canadiens. »

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Le rapatriement n’avait pas tout réglé

Le premier ministre Stephen Harper n’aurait pas aimé cette nouvelle publiée dans l’édition du 22 décembre 1982 du journal Le Carillon. « Une résolution favorable à l’élimination du serment d’allégeance à la reine d’Angleterre et du Commonwealth britannique a été adoptée, mardi dernier, lors de la réunion du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell. La résolution avait été parrainée par le conseiller Roger Cayer (décédé le mois dernier d’ailleurs) et se lisait comme suit : « Que le CECPR recommande à l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario, au Conseil d’éducation franco-ontarien, au sous-ministre adjoint avec responsabilité en éducation franco-ontarienne de même qu’au directeur régional du bureau de l’Est de l’Ontario d’entreprendre les démarches nécessaires afin que la signature du serment d’allégeance ne soit pas obligatoire pour les conseillers scolaires. » Les conseillers scolaires avaient « toujours accepté de signer le serment d’allégeance à la reine. (…) Cependant, à la suite du rapatriement de la constitution, les conseillers avaient l’impression que cette étape de l’assermentation serait soustraite et ils ont été déçus, au début de décembre, de constater le contraire. » Moi aussi j’avais jugé que le rapatriement n’avait pas tout réglé, surtout le fait que nous étions toujours assujettis à la Couronne britannique. Je n’ai rien contre la reine; je trouve que c’est une bonne attraction touristique pour les Britanniques!

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Je vous avais parlé de l’émoi causé par le vol à la Bijouterie Ginette de Hawkesbury. Dans le journal du 22 décembre 1982, nous apprenons que « les cambrioleurs, Josh Hogan et Pierre Corbin, ont été condamnés, vendredi, en cour de L’Orignal, à 11 ans d’emprisonnement ». Les deux individus avaient « reconnu leur culpabilité aux trois premiers chefs d’accusation, mais ont choisi de subir un procès relativement à l’accusation de tentative de meurtre de laquelle ils ont été acquittés ». Quant à la sentence, il s’agissait en fait d’une peine de neuf ans et de deux peines de deux ans, « purgés concurremment » pour un total de 11.

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Il n’avait tout simplement plus sa raison d’être. Le Conseil municipal avait donc décidé, comme le rapporte le journal du 29 décembre 1982, de le démolir. Le comité de l’environnement avait « recommandé la démolition de la partie ‘aréna’ du Centre Mémorial, mais de conserver la section abritant la salle des pas perdus ‘pour considération future’. » C’est dans cette partie, entièrement rénovée il va sans dire, que la Sûreté municipale s’installera éventuellement, puis le détachement de la Police provinciale de l’Ontario quand celle-ci remplacera les services municipaux plusieurs années plus tard. Les policiers y sont toujours.

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Les choses qu’on ne dit pas!

Huguette Burroughs, originaire de L’Orignal, était notre éditorialiste au Journal de Cornwall, une filiale de la Compagnie d’édition André Paquette. Elle était aussi la sœur de mon bras droit au journal, Charles Burroughs. Dans Le Carillon du 22 décembre 1982, nous avions reproduit « un petit bijou de texte » sur « toutes ces choses qu’on ne dit pas ». Le voici, pour votre plaisir :

« Dans l’intimité du bureau du directeur, un petit garçon fait la rencontre de sa vie. On lui présente son Grand Frère, un adulte qui a accepté de lui consacrer du temps chaque semaine afin qu’il ne se sente pas trop de l’absence de son père au foyer.

Dans une petite maison de la rue York, une jeune mère de famille vient chercher les vêtements qu’il faut pour elle et ses deux enfants et on lui donne en partant un bon qui lui permettra d’acheter l’épicerie pour la semaine.

Dans une résidence en retrait de la ville, un père de famille apprend à vivre sans sa ration quotidienne d’alcool et à redevenir un membre productif de la société.

Dans un hôpital local, une jeune fille donne naissance à un beau gros garçon. Elle aurait pu en disposer, mais elle a choisi de le laisser vivre…

Dans une maison pour personnes âgées, une vieille dame (note du blogueur : voir ma note plus loin) tricote des mitaines pour son petit-fils et y trouve beaucoup de plaisir. À 67 ans, elle a redécouvert le plaisir du tricot qu’elle avait oublié à la suite d’une longue maladie.

Dans une école de langue française, un petit garçon en béquilles rentre pour la première fois dans une classe ordinaire en compagnie de ses camarades de jeu.

Ce ne sont pas là des manchettes qui font la première page des journaux, car le bonheur n’est pas une valeur facilement commercialisable. Au contraire, on semble chercher, pour une raison ou pour une autre, à cacher ce qui se fait de beau ou d’attendrissant dans notre milieu.

Les gens heureux n’ont pas d’histoire, me direz-vous, mais il se passe des faits heureux, tous les jours, des faits qu’il fait bon partager, ne serait-ce que pour prouver que tout n’est pas aussi triste que l’on pourrait être porté à le croire.

Le petit garçon qui trouve enfin un homme dans sa vie pour l’aider à grandir sainement; la mère abandonnée qui trouve le coup de pouce qu’il faut pour repartir à neuf; la jeune mère célibataire qui a été encouragée à garder son enfant et qui le voit enfin naître et qui l’aïeule (note du blogueur: aujourd’hui, j’aurais remplacé ce mot par un autre plus acceptable pour notre génération 30 ans plus tard; elle parle de la femme de 67 ans.) qui ne se sent plus seule dans son foyer parce que quelqu’un a pris le temps d’aller lui montrer à faire quelque chose d’utile pour meubler ses longues heures de loisir, ne sont-ils pas tous la preuve que l’on peut trouver du beau si on se donne la peine de regarder sur le bon côté?

C’est facile de parler de dépression, de fermeture d’usines, de criminalité juvénile, de drogue, de viol, de manifestations violentes, de meurtre ou de suicide, mais ces propos ne font que cultiver notre cafard collectif.

Pourquoi ne pas regarder l’envers de la médaille pour une fois? Pourquoi ne pas considérer les drames qui ne se sont pas produits, les espoirs ressuscités, les sourires ravivés qui sont les signes extérieurs d’une sollicitude profonde que nous nourrissons les uns pour les autres?

Avec le début de la nouvelle année, qui est en quelque sorte un recommencement, il serait peut-être à propos de prendre la résolution de trouver chaque jour une chose positive, une rose parmi les épines, une raison de croire qu’il y a encore du bon monde dans le milieu où nous vivons. »

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Hier, je vous parlais de crime. Dans le journal du 22 décembre 1982, on y lit qu’un « nouveau choix s’offre aux juges de la région, depuis un peu moins de deux mois, quand vient le temps de condamner un délinquant adulte: le service communautaire ». De quoi s’agissait-il? « Le service communautaire est essentiellement un programme permettant aux délinquants adultes de 16 ans et plus, non violents, de demeurer dans la collectivité au lieu d’aller en prison. » Ça faisait drôle de lire cette nouvelle alors que des citoyens inquiets venaient justement de déplorer la trop grande indulgence des juges. Aujourd’hui, les sentences de service communautaire sont monnaie courante dans les jugements criminels.

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Je la trouve bonne encore aujourd’hui. Dans ma chronique du 22 décembre 1982, j’écrivais ceci : « Lu dans le bulletin des Optimistes de Lachute : ‘Dans une petite rédaction sur la création, une fillette écrit : Dieu a d’abord créé Adam. Il l’a bien regardé, puis, il s’est dit : ‘Je dois pouvoir faire mieux’. C’est alors qu’Il a créé Ève.’ Les phallocrates ne l’aimeront pas. »

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Pas capable de vous rendre… votez par la poste

Le vote par la poste était un phénomène plutôt rare à la fin de 1982. Le Manitoba avait connu un certain succès aux élections générales de 1981 alors que 954 électeurs s’en étaient prévalu. Dans Le Carillon du 15 décembre 1982, nous y lisons que le député libéral de Prescott-Russell, Don Boudria, « veut aider les personnes physiquement incapables de voter aux élections ». Son projet de loi privé, « Amendement à la Loi électorale 1982 » était justement « destiné à permettre aux personnes incapables de se présenter aux bureaux de scrutin de voter quand même ». Ce projet « permettrait de voter par courrier postal, au lieu du vote par procuration » alors en vigueur. L’amendement de Boudria, s’il était adopté par l’Assemblée législative ontarienne, ferait en sorte qu’un « électeur qualifié recevrait un bulletin de vote par la poste. Son vote serait ensuite retourné, accompagné d’un formulaire certifié, au président des élections, avant la fermeture des bureaux de scrutin. » À Ottawa, un comité spécial des Communes recommandait « d’ailleurs que le gouvernement fédéral établisse un système de vote postal semblable à celui du Manitoba ». Aujourd’hui, le vote par la poste est en fait un service régulier offert par Postes Canada à tous les niveaux de gouvernement.

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« Le fondateur du Carillon sera nommé Membre de l’Ordre du Canada par le gouverneur général Edward Schreyer. » C’est évidemment à la une du journal du 22 décembre 1982. Un beau cadeau de Noël pour le patron André Paquette, il va sans dire. « La candidature de M. Paquette a été soumise par l’Association de la presse francophone hors Québec, dont il a été un des membres fondateurs et président » pendant quelques années. « Sa nomination lui confère le privilège d’apposer dorénavant les initiales ‘C.M.’ à la suite de son nom. » M. Paquette rejoignait dans l’Ordre du Canada une liste de cinq autres citoyens de la région ou originaires de la région. « Ce sont la Dre Annie Powers, médecin de Rockland, nommée en décembre 1979; et le Révérend J. Harold Conway, originaire de Chute-à-Blondeau, maintenant de Happy Valley, Labrador, nommé en même temps que la Dre Powers. Le père Roger Guindon, recteur de l’Université d’Ottawa et cousin de M. Paquette, est Compagnon de l’Ordre du Canada depuis décembre 1974. Il y a aussi le Dr J. Russell Harper, docteur en littérature, d’Alexandria, nommé en juin 1975; ainsi que le Dr Wilfred J. Johnston, de Martintown, nommé en juin 1975 également. » Si vous le saviez pas, la devise latine de l’Ordre du Canada est « Desiderantes meliorem patriam » ou en français… qu’ils « aspirent à une patrie meilleure ».

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« Fatigués des agissements d’un petit nombre d’individus qui font la pluie et le beau temps dans Hawkesbury, un groupe de citoyens de la ville vient d’entreprendre ce qu’ils perçoivent comme une première étape en vue d’une réforme globale du système judiciaire. » Comme l’expliquait le citoyen Jean-Maurice Larocque au journaliste Charles Burroughs dans un article publié le 22 décembre 1982, leur objectif était « plutôt de faire ressortir les lacunes qui existent afin que tous les citoyens jouissent d’une meilleure protection ». Et quelles étaient ces lacunes, outre celle que les policiers débordés n’avaient pas toujours la possibilité de terminer leurs enquêtes? Les avocats de la défense sont trop rusés, l’avocat de la Couronne manque de preuves à cause des enquêtes non terminées des policiers; et les tribunaux sont souvent trop indulgents à l’égard des accusés. Le résultat c’est que ce sont toujours les mêmes individus, bien connus de la police locale, qui sont responsables de la plupart des délits. » J’ajouterais, bien connus aussi des journalistes; quelques-uns venaient même nous rendre visite pour se plaindre du traitement que nous leur avions réservé dans nos colonnes. « Une cinquantaine d’individus peu recommandables font la pluie et le beau temps dans la ville, a déclaré un homme d’affaires sous le couvert de l’anonymat. Le nombre de crimes a peut-être diminué dans son ensemble, mais il est indéniable que le taux de crimes violents monte en flèche depuis quelques années. » En fait, ce sont souvent les mêmes noms de famille qui revenaient à l’avant-scène du crime local.

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Un peu de tout et de rien…

Un Marché aux puces avait ouvert ses portes au centre commercial Rozon et les commerçants de la rue Principale et du Mail Hawkesbury étaient très mécontents. Il en est question dans Le Carillon du 24 novembre 1982. Ces gens d’affaires protestaient contre l’insignifiance du coût du permis pour les itinérants du Marché aux puces alors qu’eux doivent payer des milliers de dollars en taxes commerciales chaque année. Je dois avouer que je ne me souviens pas du tout de ce Marché aux puces.

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Ça n’avait pas été une bonne journée pour lui. Le journal rapporte la mort de Daniel Leroux, 28 ans, dans l’incendie « de son logement au 558 de la rue Régent » dans la nuit de vendredi. Leroux avait tenté de sortir de son logement, mais l’épaisse fumée l’en avait empêché et il était « mort asphyxié ». Quant au dernier paragraphe de l’article, il note que « Daniel Leroux avait dû recevoir une piqûre contre le tétanos, quelques heures auparavant, après avoir été mordu par un chien à la station-service Spur de la rue John. Ce sont les policiers qui l’ont conduit à l’hôpital puis ensuite chez lui. »

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« Avec la fermeture officielle de l’usine de la CIP Inc, à Hawkesbury, la semaine dernière, les dix-sept autres municipalités de Prescott-Russell devront se préparer à absorber la différence de taxes que cette industrie versait, jusqu’ici, pour les deux conseils scolaires et le Conseil des comtés unis. » En 1982, la CIP avait versé des taxes totalisant 940 926,58 $ et ces taxes seraient réduites dorénavant à 500 403,20 $ parce qu’il y restait quand même le terrain et les installations des Recherches CIP. Un long article dans le journal du 8 décembre 1982 à cet effet.

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« L’Hôpital général de Hawkesbury et la région versera la somme de 86 610,60 $ à sa directrice générale, Mme Cécile Dagenais, pour honorer son contrat qui doit prendre fin en avril 1984. Mme Dagenais a été forcée de quitter son poste avec l’arrivée de la compagnie de gestion d’American Medical International du Canada, ayant refusé de se recycler en gestion publique. » Comme on peut le lire dans le journal du 8 décembre 1982, « son successeur à la direction de l’hôpital, M. John McLaughlin, qui entrera en fonction le 1er janvier, sera à l’emploi de la firme AMI plutôt que de l’hôpital. Mme Dagenais aurait dû faire la même transition si elle était restée en poste. » La firme AMI avait été « retenue pour un minimum de 10 ans à raison de 300 000 $ par année. »

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Le conseiller municipal Claude Drouin est hospitalisé à Ottawa à la suite d’une intervention chirurgicale, mais cela ne l’empêche pas de penser et de parler aux journalistes. Dans le journal du 15 décembre 1982, nous faisons part de ses intentions d’organiser des célébrations en juillet 1983 pour marquer le 25e anniversaire de l’expropriation du Chenail, « un événement qui a changé de façon dramatique la vie d’une bonne proportion des citoyens de Hawkesbury ».

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Une élection municipale plutôt intéressante

Le maire Laurent Cayen, de Hawkesbury, avait été réélu sans opposition lors de la mise en candidature, mais l’élection municipale du 8 novembre allait être très intéressante malgré ça. À la préfecture, par exemple, le préfet sortant Lucien Berniquez (3799 votes) n’affrontait nul autre que l’ex-animateur communautaire Richard Hudon (1180 votes). Berniquez lui avait donné une leçon. À la sous-préfecture, Jean-Guy Parisien avait délogé Gilles Thériault, ce qui en avait surpris plus d’un. Aux six postes de conseillers, l’indélogeable Claude Drouin (2987) avait été réélu, mais il a failli perdre la première place aux mains de son fils Yves (2966)… on vote en famille! Les autres élus avaient été Jean-Pierre Picard, Edward Mullin et Kenneth Gray, alors que Claude Demers revenait à la table du Conseil. Il disait avoir changé et avoir maintenant une attitude plus positive. J’écris bien « il disait ». Le conseiller sortant Armand Brunet avait mordu la poussière. Tous les résultats étaient dans Le Carillon du 10 novembre 1982.

En région, plusieurs maires avaient été réélus sans opposition lors de la mise en candidature : Jean-Marc Lalonde, Rockland; Aurèle Fournier, Vankleek Hill; Marcel Châtelain, Alfred; André Landriault, L’Orignal; Donat Bergevin, St-Isidore; Roma Beaulieu, Hawkesbury-Est; Jean-Rolland Charbonneau, Hawkesbury-Ouest; André Lavigne, Plantagenet-Nord; Clovis Tourigny, Plantagenet-Sud; Gaston Patenaude, Russell. Le soir des élections, Claude Lemay devient maire de Clarence à la place de Jean-Gilles Chartrand; Gérard Bertrand remplace Ernest Brisson dans Cambridge; Guy Génier succède à Robert Racine à Casselman; Jean-Paul Charlebois est réélu dans Calédonia; Roch Gratton est réélu dans le canton d’Alfred; Marcel Leduc conserve la mairie dans Longueuil; André Langlois devient maire de Plantagenet. Le taux de participation avait été élevé partout. Ça faisait beaucoup de maires pour un territoire relativement petit.

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Une publicité dans le journal du 10 novembre 1982. « Attention. Cette annonce a été payée pour votre protection. Vous pouvez acheter un manteau de fourrure n’importe où, mais avez-vous pensé à la qualité au service et à la garantie? Levaque Fourrures établi depuis plus de 35 ans est votre fourreur de confiance. » Honni soit qui mal y pense!

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J’avais été en désaccord avec cette décision, mais le journal ne m’appartenait pas. Quoi qu’il en soit, à compter de l’édition du 17 novembre 1982, chaque semaine, nous avions publié « les condamnations à la Cour provinciale, division criminelle, à L’Orignal ». Paraîtrait que « la publication des noms des condamnés servira à décourager ceux et celles qui auraient la tentation, aussi, de s’adonner au crime et qui verront, ainsi, à quoi ils s’exposent ». C’était rêver en couleurs. L’expérience aura duré trop longtemps à mon goût, jusqu’à ce que les noms de connaissances commencent à paraître.

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Le Carillon souligne son 35e anniversaire par une édition spéciale de 34 pages le 17 novembre 1982. J’y étais déjà depuis 17 ans et six mois.

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L’aréna condamné… à Casselman aussi

Le Collège de technologie agricole et alimentaire d’Alfred a accueilli ses premiers étudiants aux deux programmes offerts en septembre 1981, mais ce n’est qu’en octobre 1982 que l’inauguration officielle se matérialisera, comme on peut le lire dans l’édition du journal Le Carillon du 27 octobre 1982. À sa deuxième année, le collège accueillait 116 étudiants. C’est qu’on avait attendu la fin des « rénovations majeures permettant l’aménagement de la bibliothèque du collège, des salles de classe, des laboratoires, de nouvelles résidences et la modernisation des anciennes, des installations auxiliaires et récréatives » qui avaient coûté quelque 1,5 million de dollars.

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Hawkesbury avait eu des problèmes identiques avec son Centre Mémorial quelques années auparavant. Cette fois, c’était au tour de Casselman. Comme on peut le lire dans le journal du 3 novembre 1982, « la structure de bois qui charpente l’aréna de Casselman ne pourrait supporter une tempête de neige importante, et la partie la plus atteindre se situe à l’avant de l’édifice, où est situé la salle de réception au deuxième plancher ». Les activités pourraient se poursuivre dans l’aréna vieux de 1954, mais si la neige s’accumule, il faudrait fermer. La construction d’un nouvel aréna semblait être le choix préféré.

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Tiens, ce n’était pas bête comme idée et elle venait du ministère ontarien des Affaires civiques et culturelles. Le programme se nommait « Wintario Half Back ». Tout était expliqué dans une publicité dans le journal du 3 novembre 1982. « À partir du 1er novembre 1982, tous les billets Wintario non gagnants donnent droit à un rabais de 50 ¢ à l’achat de livres écrits par des auteurs canadiens. Les billets Wintario valides sont ceux datés à partir du 28 octobre 1982. » Il y avait une condition : « vous pouvez utiliser ces billets pour économiser un maximum de 15,00 $, ou la moitié du prix de chaque livre, selon le plus petit de ces montants. » Je ne sais pas si ce programme avait été populaire ou pendant combien de temps il avait duré. Une bonne idée malgré tout puisque l’achat d’un billet n’était pas nécessairement synonyme de gaspillage total.

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Nous n’avions pu faire autrement que de rapprocher les deux faits. Dans le journal du 3 novembre 1982, nous écrivons que l’ancien directeur général du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell, Jean Léveillé, sera candidat comme représentant de Gloucester au Conseil des écoles séparées d’Ottawa-Carleton. Nous notions que l’ancien conseiller scolaire du CECPR, Rolland Saumure « à qui M. Léveillé imputait la responsabilité de son départ à la direction du conseil » était alors directeur de l’école de Marionville « sous la juridiction du Conseil des écoles séparées d’Ottawa-Carleton ». Intéressant. Il ne serait pas élu.

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Les enseignants se disent les boucs émissaires

Quand je lis des articles récents sur le conflit qui oppose les enseignants ontariens au gouvernement libéral de Dalton McGuinty, c’est du déjà-vu. Dans Le Carillon du 6 octobre 1982, un texte commence de cette façon : « L’Association des enseignants franco-ontariens, tout en s’opposant avec véhémence au projet de loi de contrôle des salaires du gouvernement Davis, est d’avis que ce sont les enseignants, plus encore que les autres fonctionnaires de la province, qui sont les boucs émissaires dans toute cette affaire. Dénonçant le projet de loi qui selon lui annule le processus de négociation, l’exécutif de l’Unité de Prescott-Russell de l’AEFO blâme par surcroît le Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell qui profite de la situation pour faire traîner en longueur les négociations amorcées depuis le 1er janvier dernier en vue du renouvellement de la convention collective des enseignants, échue le 31 août dernier. » C’était à l’époque de la Commission de contrôle de l’inflation et ce sont les conservateurs qui étaient les « méchants » cette fois-là.

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Le Théâtre de la Vieille 17, basé à Rockland, laissait sa marque un peu partout. Dans le journal du 6 octobre 1982, on y apprend que ce théâtre « contribuera à deux reprises à la ‘saison parallèle’ du Théâtre français du Centre national des Arts » dans deux des quatre catégories. « Le premier projet s’inscrit dans le Théâtre jeunesse et le deuxième, dans le Théâtre-atelier. » La troupe avait présenté « Premier! Premier! », une création collective avec Robert Bellefeuille, Roch Castonguay et Viviane Rochon, et « Rock pour un faux bourdon », de Michel-Marc Bouchard, avec Robert Bellefeuille, Anne-Marie Cadieux, Roch Castonguay et Viviane Rochon. Les pièces avaient été présentées à L’Atelier du CNA, rue King Edward, qui allait devenir plus tard La Première Scène.

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Il faut que jeunesse se passe. À l’école secondaire d’Embrun, il y avait eu vente d’esclaves lors de la semaine d’initiation à la rentrée de septembre. Cette fois, ces mêmes étudiants avaient décrété un vendredi « la journée des mini-jupes » et « un très grand nombre de filles avaient répondu à l’invitation du Conseil des élèves ». C’était à une autre époque, bien sûr. « Pour ne pas trop se sentir à part, les garçons, eux, portaient la cravate ». Un entrefilet à cet effet dans le journal du 13 octobre 1982. Essayez d’organiser ça aujourd’hui!

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1982 marquait le 35e anniversaire du journal Le Carillon et à cette occasion, il fallait faire quelque chose de spécial. Jean Bélanger, de Hawkesbury, voulait que son nom soit inscrit dans le livre des records Guinness et le journal avait décidé de publier « la plus grosse grille de mots croisés jamais publiée au monde ». La grille « de 31 500 cases et de plus de 12 000 définitions sera publiée à raison de quelque 625 cases à la fois (plus au moins), sur une période de plus d’une année ». C’était toute une aventure. « La grille, une fois reliée et complétée, mesurera plus de trois pieds sur six pieds et quelques pouces. » Nous en avions profité pour mener une campagne d’abonnement, parce qu’une fois que le lecteur commencerait, il ne voudrait manquer aucune grille hebdomadaire. Comme je l’écrivais lors de la publication de la première grille, « à cause de la dimension du projet et malgré une vérification à plusieurs niveaux, il se peut qu’il s’y glisse des erreurs. Nous prions nos lecteurs de nous en excuser d’avance, même si les probabilités sont minces. » Je m’étais amusé à remplir les grilles hebdomadaires et, tristement, il y avait eu quelques erreurs de conception. Mais qu’importe, c’était « big » comme aurait dit E.G.

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La recherche futile des alternatives

« Un comité spécial, qui répondra directement au ministre ontarien de l’Industrie et du Commerce, M. Gordon Walker, a été formé vendredi à Toronto pour tâche de trouver une solution capable de prolonger la vie de l’usine de Hawkesbury de la Compagnie internationale de papier. » La nouvelle est évidemment à la une du journal Le Carillon du 22 septembre 1982. Le rôle du comité était de « déterminer s’il existe une alternative à la fermeture de l’usine qui mettra à pied ses 440 employés le 1er décembre ». Le ministre Walker avait « précisé que toutes les alternatives seraient examinées avec soin, qu’il s’agisse de trouver de nouveaux clients pour l’usine, de dénicher des acheteurs intéressés à la faire fonctionner ou à convertir sa production, d’explorer les possibilités d’attirer de nouvelles industries à Hawkesbury pour absorber les travailleurs qui seront mis à pied. Il n’a pas écarté non plus la possibilité que la province verse des subventions directes si le besoin s’en fait sentir. » Évidemment, en rétrospective, le gouvernement n’avait pas d’autre choix à cause de l’impact de la fermeture. Rien de concret n’en ressortirait et l’usine serait bel et bien fermée et, plus tard, démolie. Il en reste encore les bassins de déversement qui devront être un jour asséchés et décontaminés.

Et par l’après-CIP, il fallait bien que la vie continue!

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Tout ça pour rappeler que le contexte économique de l’époque était énormément difficile à tous les points de vue. Dans le journal du 22 septembre 1982, par exemple, on lit que « le copropriétaire de la scierie Albert Larocque Lumber de la route 34, Fernand Larocque, a évoqué le contexte économique difficile pour justifier une requête de diminution de salaires et d’augmentation de la semaine de travail auprès de ses employés ». Larocque avait « décrété des diminutions de salaire de l’ordre de 17 pour cent à ses employés et un accroissement de leur semaine de travail à 44 heures de 40 heures qu’elle était ». Les employés étaient non syndiqués et la décision de l’entreprise était conforme aux normes d’emploi courantes en Ontario. Mais au moins, comme l’avait souligné l’un d’entre eux, ils ne perdaient pas leur emploi. Larocque Lumber a fermé ses portes il y a deux ans, mais ses installations sont toujours là.

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Un reportage sur la célébration du 25e anniversaire de la paroisse L’Ascension de Hawkesbury dans le journal du 22 septembre. Cette paroisse n’existe plus maintenant, ayant été fusionnée avec les anciennes paroisses St-Alphonse-de-Liguori (la première) et St-Dominique pour en faire une seule qui occupe l’église St-Alphonse. Mon frère Réginald avait dessiné l’esquisse de l’église qui ornait la couverture du programme de la célébration.

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Je crois que c’est la seule fois que nous avions écrit un texte sur cette question et c’était dans le journal du 22 septembre 1982. « L’allocation prévue pour les funérailles des indigents de Prescott-Russell vient de passer à 800 $, et sera de 850 $ à compter de 1983. » Dans Ottawa-Carleton, à titre comparatif, la compensation était de 843 $. Et il y avait des montants supplémentaires pour « les cercueils extragrands » et les « cercueils scellés ». On publiait de tout dans le journal.

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Une histoire indissociable de celle de Hawkesbury

Je reproduis le texte intégral de cet article publié dans l’édition du 15 septembre 1982 du journal Le Carillon. Je ne me souviens pas de la source de l’article, bien que cela puisse avoir accompagné le matériel de presse qu’on m’avait remis. Je pense que ce brin d’histoire intéressera mes lecteurs de la génération qui n’ont pas connu cette usine.

Depuis plus de 80 ans, l’usine de la Compagnie internationale de papier à Hawkesbury domine le paysage non seulement par sa présence physique, mais aussi par sa présence économique.

Pendant plus de trois quarts de siècle, un emploi à la « pulpe » a représenté, pour le travailleur de Hawkesbury, un poste rémunérateur et sûr, qui permettrait à quiconque était assez chanceux pour accéder à la liste de paye la sécurité matérielle et le prospect d’une retraite confortable.

Les volutes de fumée s’échappant de hautes cheminées, les convois de camions chargés de bois, le va-et-vient incessant sur la rue Principale à l’heure des changements de quart, tout ce branle-bas quotidien incessant fait partie des mœurs depuis longtemps.

Comme tant de villes à travers le monde, Hawkesbury a grandi et prospéré en même temps que la CIP, qui était jusqu’à ce jour un des plus gros employeurs et le plus contribuable de la ville.

Il faut remonter à 1898 pour retracer l’histoire de cette usine. D’abord conçue pour produire 68 tonnes métriques de pâte au bisulfite par jour, sa capacité était portée à 182 tonnes métriques dès 1918; en 1919, on lui ajoutait une section de blanchiment afin de produire une pâte au bisulfite blanchie destinée à la fabrication du papier filigrané de haute qualité.

À cette époque, l’usine était la propriété de la Riordon Company Limited qui fit faillite en 1921. L’administration de ses biens fut alors confiée à la Banque de Montréal jusqu’en 1925, année où la CIP, de formation récente, fit l’acquisition de l’usine de Hawkesbury. En 1937, l’usine était transformée afin de produire une pâte de résineux à usage chimique, un produit très pur dont le contenu en cellulose, excédant 90 %, sert entre autres à la fabrication de la rayonne et du cellophane.

À la fin des années quarante, il était devenu trop coûteux d’approvisionner l’usine en bois résineux; des travaux ont donc été entrepris en laboratoire afin de mettre au point une technologie permettant de produire une pâte à dissoudre en utilisant les bois francs communs dans la région même de Hawkesbury. Les travaux donnèrent des résultats positifs de telle sorte qu’au début des années cinquante, l’usine était transformée de façon à être alimentée à 50 % en bois franc. En 1962, on remplaçait la liqueur de cuisson à base de calcium par une liqueur de cuisson à base d’ammoniaque. Puis en 1965, la section de blanchiment était modernisée afin que les opérations puissent y effectuer de façon continue, plutôt que par lots.

Petit à petit, la proportion de bois franc dans la pâte est passée du 50 % initiale à un niveau d’environ 90 %. Actuellement, la capacité de l’usine est de 260 tonnes métriques par jour, soit 93 000 tonnes métriques par année.

Sous bien des aspects, l’usine de Hawkesbury est unique en son genre. Elle est la seule en Ontario à produire de la pâte à usage chimique, la seule au Canada à produire de la pâte au bisulfite à partir de bois francs et la plus petite usine en Amérique du Nord à produire de la pâte à usage chimique.

Difficultés

C’est un fait généralement admis dans Hawkesbury que la CIP locale avait déjà connu des jours meilleurs. La diminution de ses marchés, due en partie à la lenteur de l’économie et en partie à la substitution de produits à base de dérivés du pétrole, et plus récemment la fermeture de deux de ses plus importants clients, ont fait que l’usine n’opérait qu’à demi-capacité depuis plusieurs mois.

L’acquisition de la CIP du Canada, l’été dernier, par les Entreprises Canadien Pacifique au prix de 1,1 milliard $, n’aura pas non plus assuré la survie de l’usine.

Parallèlement à ses difficultés économiques, la CIP a plus d’une fois eu maille à partir avec le gouvernement de l’Ontario à cause de la pollution causée par des procédés manufacturiers. Le problème des particules en suspension dans ses effluents liquides a été pratiquement éliminé en 1962 par la construction d’un vaste bassin de décantation, mais la compagnie n’avait pas réussi à trouver une solution économique au problème de la réduction de la demande biochimique en oxygène.

En même temps, la conversion, en 1966 et 1969, des cinq chaudières de l’usine du charbon au mazout a amélioré la qualité de l’air, mais la CIP est toujours sous le coup d’une ordonnance de contrôle qui l’oblige à apporter d’autres modifications pour réduire les émissions de dioxyde de soufre.

À cause de la qualité supérieure de ses produits, l’usine rejette une plus grande quantité de déchets organiques que la plupart des autres usines de pâte de capacité égale. En outre, le traitement de ses effluents est plus coûteux du fait qu’il s’agit d’une usine de fabrication de pâte au bisulfite plutôt que de pâte au sulfate (kraft).

Un grand nombre de petites usines de pâte au bisulfite ont dû fermer leurs portes un peu partout dans le monde à cause du coût très élevé des installations exigées par les lois sur l’épuration des effluents, énonçait la direction de la CIP dans le cadre d’une réunion publique tenue à Hawkesbury en décembre 1980.

À cette époque également, la CIP avait déclaré que « L’usine de Hawkesbury ne pourra rester viable que si le marché le permet et si les exigences écologiques restent raisonnables ».

En passant, pas moins de 18 pages du journal du 15 septembre avaient été consacrées à la nouvelle de la fermeture de la CIP et aux nombreuses réactions des autorités locales et régionales, de même que de divers organismes. Tous avaient été touchés directement par cette décision.