La recherche futile des alternatives

« Un comité spécial, qui répondra directement au ministre ontarien de l’Industrie et du Commerce, M. Gordon Walker, a été formé vendredi à Toronto pour tâche de trouver une solution capable de prolonger la vie de l’usine de Hawkesbury de la Compagnie internationale de papier. » La nouvelle est évidemment à la une du journal Le Carillon du 22 septembre 1982. Le rôle du comité était de « déterminer s’il existe une alternative à la fermeture de l’usine qui mettra à pied ses 440 employés le 1er décembre ». Le ministre Walker avait « précisé que toutes les alternatives seraient examinées avec soin, qu’il s’agisse de trouver de nouveaux clients pour l’usine, de dénicher des acheteurs intéressés à la faire fonctionner ou à convertir sa production, d’explorer les possibilités d’attirer de nouvelles industries à Hawkesbury pour absorber les travailleurs qui seront mis à pied. Il n’a pas écarté non plus la possibilité que la province verse des subventions directes si le besoin s’en fait sentir. » Évidemment, en rétrospective, le gouvernement n’avait pas d’autre choix à cause de l’impact de la fermeture. Rien de concret n’en ressortirait et l’usine serait bel et bien fermée et, plus tard, démolie. Il en reste encore les bassins de déversement qui devront être un jour asséchés et décontaminés.

Et par l’après-CIP, il fallait bien que la vie continue!

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Tout ça pour rappeler que le contexte économique de l’époque était énormément difficile à tous les points de vue. Dans le journal du 22 septembre 1982, par exemple, on lit que « le copropriétaire de la scierie Albert Larocque Lumber de la route 34, Fernand Larocque, a évoqué le contexte économique difficile pour justifier une requête de diminution de salaires et d’augmentation de la semaine de travail auprès de ses employés ». Larocque avait « décrété des diminutions de salaire de l’ordre de 17 pour cent à ses employés et un accroissement de leur semaine de travail à 44 heures de 40 heures qu’elle était ». Les employés étaient non syndiqués et la décision de l’entreprise était conforme aux normes d’emploi courantes en Ontario. Mais au moins, comme l’avait souligné l’un d’entre eux, ils ne perdaient pas leur emploi. Larocque Lumber a fermé ses portes il y a deux ans, mais ses installations sont toujours là.

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Un reportage sur la célébration du 25e anniversaire de la paroisse L’Ascension de Hawkesbury dans le journal du 22 septembre. Cette paroisse n’existe plus maintenant, ayant été fusionnée avec les anciennes paroisses St-Alphonse-de-Liguori (la première) et St-Dominique pour en faire une seule qui occupe l’église St-Alphonse. Mon frère Réginald avait dessiné l’esquisse de l’église qui ornait la couverture du programme de la célébration.

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Je crois que c’est la seule fois que nous avions écrit un texte sur cette question et c’était dans le journal du 22 septembre 1982. « L’allocation prévue pour les funérailles des indigents de Prescott-Russell vient de passer à 800 $, et sera de 850 $ à compter de 1983. » Dans Ottawa-Carleton, à titre comparatif, la compensation était de 843 $. Et il y avait des montants supplémentaires pour « les cercueils extragrands » et les « cercueils scellés ». On publiait de tout dans le journal.

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