Le rapatriement n’avait pas tout réglé

Le premier ministre Stephen Harper n’aurait pas aimé cette nouvelle publiée dans l’édition du 22 décembre 1982 du journal Le Carillon. « Une résolution favorable à l’élimination du serment d’allégeance à la reine d’Angleterre et du Commonwealth britannique a été adoptée, mardi dernier, lors de la réunion du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell. La résolution avait été parrainée par le conseiller Roger Cayer (décédé le mois dernier d’ailleurs) et se lisait comme suit : « Que le CECPR recommande à l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario, au Conseil d’éducation franco-ontarien, au sous-ministre adjoint avec responsabilité en éducation franco-ontarienne de même qu’au directeur régional du bureau de l’Est de l’Ontario d’entreprendre les démarches nécessaires afin que la signature du serment d’allégeance ne soit pas obligatoire pour les conseillers scolaires. » Les conseillers scolaires avaient « toujours accepté de signer le serment d’allégeance à la reine. (…) Cependant, à la suite du rapatriement de la constitution, les conseillers avaient l’impression que cette étape de l’assermentation serait soustraite et ils ont été déçus, au début de décembre, de constater le contraire. » Moi aussi j’avais jugé que le rapatriement n’avait pas tout réglé, surtout le fait que nous étions toujours assujettis à la Couronne britannique. Je n’ai rien contre la reine; je trouve que c’est une bonne attraction touristique pour les Britanniques!

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Je vous avais parlé de l’émoi causé par le vol à la Bijouterie Ginette de Hawkesbury. Dans le journal du 22 décembre 1982, nous apprenons que « les cambrioleurs, Josh Hogan et Pierre Corbin, ont été condamnés, vendredi, en cour de L’Orignal, à 11 ans d’emprisonnement ». Les deux individus avaient « reconnu leur culpabilité aux trois premiers chefs d’accusation, mais ont choisi de subir un procès relativement à l’accusation de tentative de meurtre de laquelle ils ont été acquittés ». Quant à la sentence, il s’agissait en fait d’une peine de neuf ans et de deux peines de deux ans, « purgés concurremment » pour un total de 11.

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Il n’avait tout simplement plus sa raison d’être. Le Conseil municipal avait donc décidé, comme le rapporte le journal du 29 décembre 1982, de le démolir. Le comité de l’environnement avait « recommandé la démolition de la partie ‘aréna’ du Centre Mémorial, mais de conserver la section abritant la salle des pas perdus ‘pour considération future’. » C’est dans cette partie, entièrement rénovée il va sans dire, que la Sûreté municipale s’installera éventuellement, puis le détachement de la Police provinciale de l’Ontario quand celle-ci remplacera les services municipaux plusieurs années plus tard. Les policiers y sont toujours.

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