Le Parc Belmont à Hawkesbury… on y avait songé

C’était trop beau pour être vrai, mais il fallait y croire un peu. « Des discussions sont en cours afin de déménager les installations du parc Belmont à Hawkesbury. » C’est forcément à la une du journal Le Carillon du 7 décembre 1983. Le directeur des loisirs, Michel Major, en avait annoncé la nouvelle. « M. Major a rencontré les dirigeants du Parc Belmont Inc., propriétaire des installations, pendant environ trois heures. ‘Ils ont été très réceptifs à notre proposition au début, puis ils ont posé plusieurs questions’, a-t-il commenté. Avant la construction de La Ronde, le parc Belmont constituait un des lieux d’amusement les plus populaires de Montréal. La réputation du parc dépassait d’ailleurs les limites de cette ville, car les visiteurs venaient des environs pour s’y amuser. » Major avait estimé que le parc Belmont « amènerait 300 000 personnes par année à Hawkesbury ».

« Quant aux chances réelles de déménagement à Hawkesbury, elles seraient favorisées par le climat de dispute qui règnerait entre Parc Belmont Inc. et Montréal au sujet de taxation. Les dirigeants de l’entreprise auraient l’impression que la ville essaie de les anéantir pour favoriser La Ronde qu’elle exploite elle-même. Si le projet se concrétisait, les appareils seraient installés sur la Grande Île, a indiqué M. Major. ‘Ce serait une petite Ronde’ a-t-il ajouté. Les visiteurs accéderaient à l’île par traversier ou autrement, selon les solutions qui seraient éventuellement avancées. » Voilà, l’histoire d’un autre rêve impossible.

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Je vous ai parlé il y a quelques jours du motel ROTEL des clubs Rotary au Centre des sciences de la santé d’Ottawa. Cette fois, dans le journal du 30 novembre 1983, il était question du projet de construction d’un Manoir Ronald McDonald, mais cette fois-ci uniquement à l’intention des enfants qui seraient à l’Hôpital pour enfants de l’Est ontarien, mais dans le même secteur. Une grande campagne avait été organisée dans toute la région afin d’amasser les 800 000 $ nécessaires au projet et l’idée était simplement de vendre des « briques au coût de 5 $ chacune ». C’était une bonne idée. « Pour la somme de 5 $, un individu reçoit un certificat attestant avoir acheté une brique. Un numéro de série sur le certificat, correspondant à un numéro imprimé sur chaque brique, permettra à un donateur de retrouver ‘sa’ brique une fois l’édifice complété. (…) Le Manoir McDonald servira de logement temporaire aux familles de jeunes enfants victimes de la maladie, particulièrement le cancer et la leucémie, qui doivent séjourner pendant quelque temps à proximité de l’hôpital. » Le Manoir est toujours là.

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Un encadré dans le journal du 7 décembre 1983. « Le Journal de Cornwall, fondé par Le Carillon le 26 août 1977, vient de changer de propriétaire. » Le journal avait été « vendu à M. Roger Duplantie pour un montant non divulgué. (…) Il était le directeur général du Journal de Cornwall et était au service de cette entreprise depuis sa fondation. » Aujourd’hui, ce même Roger Duplantie est directeur général de la Compagnie d’édition André Paquette, qui a racheté le Journal de Cornwall en cours de route. Ce journal est toujours publié et il est devenu bilingue comme la plupart des journaux de cette chaîne.

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