Un partenariat public-privé… tiens, tiens!

Le concept était tout à fait nouveau et quasiment unique en Ontario. Comme on peut l’apprendre dans Le Carillon du 10 février 1982, « le bureau des gouverneurs de l’Hôpital général de Hawkesbury et la région fera bientôt appel à une compagnie d’investisseurs gestionnaires pour l’aider à mener à bien la réorganisation des structures internes de l’Hôpital à court et à long terme. » En d’autres mots, un hôpital public géré par des intérêts privés. Le ministère ontarien de la Santé avait autorisé une telle démarche. « Le projet implique une partie d’investissements de la part du soumissionnaire, ce qui permettrait à la corporation de l’Hôpital de procéder sans problème au début de la construction du nouvel hôpital comme prévu. » Ce n’était pas évident de gérer l’hôpital à ce moment-là à cause de « la succession d’événements que l’on connaît » (inondation de l’hôpital de la rue McGill, achat de la Clinique Smith, conflits de travail, manifestations syndicales, en plus des négociations). C’en était trop. Le président de la corporation, Jean-Guy Parisien, avait assuré que « le Bureau des gouverneurs resterait en pleine autorité en tout temps. » Je vous en reparle.

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Anne-Marie Cadieux, cette comédienne que l’on voit aujourd’hui dans de nombreuses émissions de télévision, jouait le rôle principal dans la pièce « Hawkesbury Blues » des auteurs Brigitte Haentjens (aujourd’hui directrice du Théâtre français du Centre national des Arts) et Jean-Marc Dalpé (auteur du poème sur le fictif Gerry Brault auquel j’ai fait référence récemment) et présentée par le Théâtre de la Vieille 17 du théâtre du Chenail. La pièce était un survol de 20 années de l’histoire de Hawkesbury entre 1961 et 1981, de 15 ans à 35 ans de l’histoire du personnage de Louise interprété par la jeune Anne-Marie Cadieux. On y abordait évidemment la vie du quartier du Chenail, qui était en voie de disparaître en 1961, et la longue grève d’Amoco Fabrics de 1981. La salle avait été comble pendant les deux soirs de représentations et les spectateurs en étaient ressortis très satisfaits. On en parlait dans les éditions du 10 février et du 24 février 1982.

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En ce début de 1982, la mode était aux défilés de mode érotique. Il y en avait eu ici et là, dont un au restaurant Le Séville et un autre au Club naturiste de St-Eugène. Oui, oui, de la mode… chez les naturistes!

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Une belle idée, en plein milieu de nulle part. « Un groupe privé de Plantagenet commandera une étude sur la viabilité d’un terrain de golf à l’école secondaire de Plantagenet. » Le conseiller scolaire Léon Delorme, un membre de ce groupe privé, avait rappelé « que la plus grande partie des 210 acres n’a actuellement aucune utilité académique » et son groupe voulait « y aménager le terrain de golf de 18 trous et un étang artificiel ». Ce terrain aurait été réservé aux étudiants des six écoles du conseil pendant la journée, « le soir, en fin de semaine et durant l’été, il serait public ». Le projet ne serait jamais réalisé.

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