Une vingtaine de parlementaires francophiles à Queen’s Park

L’Association internationale des parlementaires de langue française existait depuis 1967 et « réunit les représentants de plus de vingt pays à travers le monde (de l’Europe, de l’Afrique, des Amériques et de l’Asie) » et Don Boudria, « le député libéral de Prescott-Russell à l’Assemblée législative de l’Ontario présidera la nouvelle section ontarienne (…) qui vient tout juste d’être formée. (…) La section ontarienne regroupe une vingtaine de députés francophones ou bilingues de l’Assemblée législative de la province ». Parmi ses acolytes, le député de Cornwall, George Samis, et la députée de Hamilton-Centre, Sheila Copps, en plus des députés Michael Cassidy (Ottawa-Centre), René Piché (Cochrane-Nord) et Yuri Shymko (High Park-Swansea). « Le président de l’Assemblée législative, John Turner, député de Peterborough, est président honoraire de l’organisme. » John Melville Turner et non pas l’autre du même nom qui deviendrait Premier ministre du Canada après Trudeau.

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Dans Le Droit du 22 novembre 2012, un article mentionne que les « services de santé mentale dans la langue de Molière sont importants pour les francophones du pays vivant en milieu minoritaire, mais tous n’y ont pas accès ». C’est la Société Santé en français qui avait soulevé la question lors du 6e Rendez-vous Santé en français au Centre de congrès d’Ottawa. Le président de ce regroupement, le Dr Brian Conway, expliquait que « si la communication est laborieuse ou inexistante, elle est susceptible d’entraîner des malentendus dont les conséquences peuvent souvent être très sérieuses. Dans le domaine de la santé mentale, il s’agit d’un problème encore plus important où la langue est souvent l’outil même vers le rétablissement ». Le député provincial libéral, 31 ans auparavant, aurait aimé entendre ça et obtenir les appuis d’un tel groupe. Comme on peut le lire dans l’édition du 7 novembre 1981 du journal Le Carillon, « Don Boudria a prié le ministre de la Santé d’établir un hôpital psychiatrique francophone en Ontario. Selon M. Boudria, quelques 35% des patients inscrits à l’Hôpital psychiatrique de Brockville sont de langue française, et il n’y a à peu près pas de personnel qualifié pouvant parler le français. » Boudria avait déploré le manque d’intérêt du ministre et avait déclaré que « la guérison est sûrement plus lente chez un malade qui ne peut pas communiquer ou se faire comprendre des garde-malades. » Trente ans… et aucun progrès! Tiens, tiens!

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« Le Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell veut récupérer les élèves francophones du Conseil d’éducation de Prescott-Russell pour en faire un seul conseil scolaire, homogène de langue française et catholique. » Monique Castonguay explique ces intentions dans le journal du 21 novembre 1981. Une résolution du CECPR demandait au gouvernement provincial de créer un tel conseil homogène pour regrouper les élèves « de la maternelle à la 13e année ». Il s’agissait d’une première démarche. Il faudra encore quelques années pour que l’idée d’un tel conseil se concrétise.

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