Un fardeau lourd à porter…

C’était le titre d’un commentaire dans la chronique « de choses et d’autres » de Charles Burroughs dans Le Carillon du 25 mars 1981. Charles écrivait ceci : « Don Boudria, qui est devenu un des plus jeunes représentants à Queen’s Park jeudi dernier (…) aura certainement un fardeau lourd à porter. Un des seuls députés francophones de l’Assemblée législative, et par surcroît dans l’Opposition, il devra faire preuve d’un entêtement exceptionnel s’il entend réaliser ses promesses électorales, dont certaines iront certainement à l’encontre de l’attitude conservatrice démontrée jusqu’ici par le gouvernement conservateur, maintenant majoritaire. On pense à l’inclusion de l’article 133 de la Constitution et à la loi-cadre sur la langue française en Ontario (le bill 89 d’Albert Roy), deux mesures qui sont réclamées depuis longtemps par les leaders de la francophonie ontarienne. M. Boudria a plus de chance de voir passer sa promesse de réduire la différence de 29% entre les taux d’électricité ruraux et urbains, promesse qui a également été faite par M. Davis l’automne dernier. De toute façon, il sera très intéressant pour les voteurs de ma génération de voir agir un député siégeant dans l’Opposition pour Prescott-Russell, chose que l’on n’avait pas vue depuis près de 30 ans. »

* * *

Dans mon éditorial de la même édition, je notais d’ailleurs que « Don Boudria se rendra à Toronto avec un mandat ferme et un vote de confiance des Franco-Ontariens de sa circonscription. Une analyse des résultats indique en effet que le député sortant Albert Bélanger n’a été victorieux que dans 28 bureaux de scrutin, comparativement aux 148 de Boudria. Ce qui est éloquent, c’est que les bureaux gagnés par Bélanger sont principalement dans des secteurs où il y a concentration de familles anglophones. » Prescott-Russell est représenté par un libéral depuis cette élection-là. Ce serait intéressant de suivre Boudria à Queen’s Park où il se taillera rapidement une réputation. À suivre, évidemment.

* * *

Ah oui, dans Ottawa-Est? Albert Roy n’avait fait qu’une bouchée d’Omer Deslauriers, à qui les conservateurs de Bill Davis avaient confié la tâche de déloger cette épine libérale franco-ontarienne. Roy avait amassé 14 131 voix contre les 4 312 de Deslauriers. Roy et Boudria feraient un beau tandem.

* * *

Le ministère du Travail publie une annonce liée aux nouveaux salaires minimums qui seraient en vigueur en Ontario à compter du 31 mars 1981. Le taux horaire général sera de 3,30 $ au 31 mars et passera à 3,50 $ le 1er octobre suivant. Le taux horaire du bâtiment sera de 3,55 $ puis de 3,75 $. On n’irait pas loin avec ça aujourd’hui! Par contre, au 1er avril, la « pension de base de la sécurité de la vieillesse passera de $202.14 à $208.20 » par mois et par le fédéral cette fois. Les deux éléments sont dans le journal du 25 mars 1981.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s