Ils sont partout ces Franco-Ontariens

Dans Le Carillon du 28 mars 1981, l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario, dont le secrétaire général était André Sarazin, de Rockland, publiait deux pages dans laquelle elle faisait la promotion de ses nombreux membres. Il était surprenant de découvrir l’existence de certains d’entre eux. L’Ontario n’en comptait pas moins de 13. Il y avait bien entendu le centre Le Chenail de Hawkesbury et La Ste-Famille de Rockland, que les lecteurs connaissaient bien. Mais il y avait aussi La chasse-galerie de Willowdale, La Ronde de Timmins, le Centre des jeunes de Sudbury, Le Centre communautaire francophone de Toronto, Le Patro d’Ottawa, le Centre d’activités françaises de Penetanguishene, Les Trois p’tits points d’Alexandria, Les Compagnons des francs loisirs de North Bay, le centre Les Copains d’Iroquois Falls, Le Griffon de St. Catharines et le Centre régional de loisirs culturels de Kapuskasing. Ça suffisait pour démontrer que des Franco-Ontariens, il y en avait dans tous les coins de la province.

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C’était un entrefilet dans le journal du 4 avril 1981. « Le bureau de direction de la section locale 28 du Syndicat canadien des travailleurs du papier profitera de la Fête du travail, en septembre, pour commémorer le 40e anniversaire de l’union dans l’usine de la Compagnie internationale de papier (CIP) à Hawkesbury. » Le local 28 ne célébrera jamais son 42e anniversaire!

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L’éducation a toujours été le sujet de débats et d’analyses et de transformations. Au printemps de 1981, dans Prescott-Russell, c’est le projet d’écoles secondaires catholiques qui retenait l’attention. Aux États-Unis, il était aussi question de refondre le système scolaire secondaire et dans Le Carillon du 8 avril 1981, j’avais justement reproduit douze suggestions du journaliste américain Henry Grunwald, du magazine Time, dans le cadre d’une série sur le renouveau américain. Les voici :

« (1) Promotion en fonction de la réussite – Décerner le diplôme seulement à ceux qui auront réussi à maîtriser les matières; les autres recevraient un certificat de participation. Cela redonnerait de la valeur au diplôme. Une société qui ne connaît pas l’échec ne peut connaître la réussite.

(2) Les éducateurs doivent fixer les programmes – Les programmes doivent répondre aux besoins de la société en général et non aux goûts des individus.

(3) Les examens sont essentiels – La préparation d’un test objectif représente un véritable défi pour l’étudiant.

(4) Admettre que les enfants diffèrent – Il y a des talentueux et des plus lents. Il faut grouper les jeunes selon leurs besoins communs, leurs forces ou leurs faiblesses. Le but: une éducation de qualité pour chaque enfants et non pas une éducation uniforme.

(5) La discipline est nécessaire – On ne doit pas tolérer ceux qui intimident ou dérangent les autres et la direction des écoles doit avoir toute l’autorité nécessaire pour y remédier. Les écoles ne sont pas des garderies pour délinquants; ce sont des centres pour apprendre.

(6) Célébrer l’excellence – Rétablir les prix, bourses et trophées pour les meilleurs; les recommandations. Les enfants ont ainsi une récompense à viser.

(7) Récompenser les bons enseignants – Les payer bien pour stimuler l’excellence. Leur laisser la liberté de se concentrer sur leur enseignement et non pas sur la paperasse. Les communautés qui traitent leurs enseignants comme des professionnels auront sans doute des enseignants qui agiront comme des professionnels.

(8) Les devoirs à la maison sont utiles – Les enfants peuvent pratiquer ce qu’ils ont appris à l’école, ce qui permet en même temps de meilleurs contacts entre les parents et les enfants, et un remède aux ‘déchets télévisés’.

(9) Les écoles sont pour éduquer – Ignorer les groupes d’intérêt et concentrer sur la lecture, la grammaire et les mathématiques. Pour les besoins spéciaux, organiser des programmes après les heures de classe ou les samedis.

(10) Réduire le contrôle gouvernemental – Éliminer la paperasse inutile et coûteuse. Laisser aux conseils scolaires et aux parents la gestion dans les communautés.

(11) Le pluralisme est désirable – Créer diverses sortes d’écoles, selon les besoins, où tous pourraient s’inscrire, à leur choix, sans restrictions.

(12) Viser le raisonnable – Améliorer la connaissance afin de réduire la pauvreté et la discrimination. Cela peut signifier fouiller davantage dans les poches du public, mais ce ne sera peut-être pas nécessaire quand la paperasserie et les choses inutiles auront été éliminées. »

Voilà, la perspective d’un individu il y a 31 ans, mais plusieurs éléments me semblent toujours pertinents.

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