L’histoire d’un long voyage sans fin

« Le camp du NON a récolté 59,4 % du suffrage exprimé contre 40,6 % pour le OUI. » Les résultats du référendum du 20 mai 1980 sont évidemment rapportés dans l’édition du 21 mai du journal Le Carillon. Dans l’édition du 28 mai, j’écris un conte à propos d’un groupe de dix couples d’amis qui effectuaient un voyage depuis longtemps et que tout à coup, un des couples avaient parlé de quitter le groupe et de faire cavalier seul vers une destination différente. Les couples se sont mis à discuter pour voir s’il n’y avait pas moyen d’ajuster le voyage que tout le monde s’y plaise. Et je terminais en écrivant que « l’histoire ne dit pas si les couples ont réellement rajusté leur façon d’agir et s’ils ont complété le voyage tous ensemble ». Nous savons tous que l’histoire est loin d’être terminée comme on a pu le constater lors de la récente campagne électorale au Québec.

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Il fallait le faire. « Le tour du Canada, sans quitter la cour de son école, tel que l’exploit accompli par les étudiants de l’École secondaire Plantagenet, qui a pris fin mardi dans un grand soupir de soulagement et la satisfaction du devoir accompli. » L’exploit est raconté dans le journal du 31 mai 1980. « ‘Partis’ de Plantagenet, la plupart des élèves de l’école qui ont pris part à ce marathon, se sont ensuite dirigés vers Ottawa pour se rendre successivement à North Bay, Hearst, Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Calgary, Vancouver, Prince George, Fort Nelson, Whitehorse, Dawson, Aklavik, Coppermine, Chersterfield, Frobisher Bay, Fort Chimo, Goose Bay, St-Jean de Terre-Neuve, Sydney, Moncton, Québec et Montréal, avant de finalement revenir à Plantagenet. Il s’agit d’un circuit de 14 150 kilomètres (8 845 milles) qui a nécessité l’équivalent de pas moins de 38 920 tours de pistes. » Le projet avait duré un peu plus de deux semaines… du sur place.

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Hawkesbury respirait mieux. Les employés d’Amoco Fabrics étaient en grève depuis de nombreuses semaines et il était question d’une grève à la CIP locale. Comme nous l’apprend le journal du 7 juin 1980, le Syndicat canadien des travailleurs du papier a décidé de cibler la compagnie Abitibi-Price pour ses négociations de 1980 au lieu de la CIP.

Mais entre-temps, les employés municipaux de Hawkesbury, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, donnaient un mandat de grève à leurs représentants syndicaux. Ça n’allait pas bien dans les relations ouvrières locales.

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La rumeur avait fait beaucoup jaser à Hawkesbury. Rozon Discount Foods était une institution locale à l’époque et c’est pourquoi son propriétaire, Marcel Rozon (dont le père Noé avait fondé le magasin), s’empresse de nier que Loeb Limitée veut acquérir son entreprise. Par contre, un porte-parole de Loeb, division d’Ottawea, avait indiqué que « la fusion entre le marché d’alimentation IGA Lapointe de Hawkesbury et celui de Rozon Discount Food Ltd est hypothétique pour l’instant ». Marcel Rozon resterait propriétaire de son épicerie pendant encore très longtemps.

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