Une lettre en français… il fallait répondre en français

Gérard Lévesque était un ancien copain du petit séminaire et il était secrétaire du Patro d’Ottawa. Il s’était fait connaître dans les médias par sa participation active au mouvement « C’est l’temps ». Il avait reçu le texte de la politique « relative aux réponses aux communications en français du gouvernement de l’Ontario », une politique qui était demeurée sans publicité pendant tout ce temps. Gérard s’empresse de remettre le texte à qui de droit :

« Cette directive s’applique à tous les ministères, les agences, conseils et commissions sauf ceux dispensés par le Conseil des politiques administratives.

Cette politique ne s’applique pas aux communications destinées à d’autres juridictions qui sont devenues officiellement bilingues et ont accepté le principe que, quelle que soit la langue officielle utilisée par le gouvernement, les correspondants sont libres de rédiger une réponse dans leur langue maternelle.

Le français et l’anglais étant les deux langues officielles du Canada, la politique du gouvernement de l’Ontario juge qu’il est nécessaire que toute correspondance en provenance du gouvernement de l’Ontario soit rédigée dans l’une ou l’autre langue selon celle utilisée par le correspondant.

Cette politique s’applique sans exception à toutes les communications écrites.

Le gouvernement de l’Ontario a adopté la politique selon laquelle il doit répondre verbalement dans l’une ou l’autre langue officielle d’après l’ordre des priorités établies par lui et définies selon la représentation de francophones dans les secteurs de la province. Selon ces priorités, les bureaux du gouvernement situés dans les communautés à concentration francophone doivent se plier à développer une habilité à pouvoir communiquer verbalement en français. »

C’était bien avant la Loi sur les services en français en Ontario.

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On attend toujours après. « L’Hydro-Ontario envisage, d’ici 1990, la construction d’une immense centrale génératrice d’électricité quelque part dans l’Est ontarien. L’emplacement exact de la centrale n’a pas encore été divulgué puisque les plans ne sont qu’à leur stage embryonnaire, mais l’Hydro a dévoilé que la centrale pourrait être éloignée jusqu’à dix milles de l’Outaouais ou du St-Laurent, où serait puisée l’eau servant au refroidissement. » On en parlait dans le journal du 2 février 1977.

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Après 10 ans d’exploitation, « l’usine de la firme General Magnetic Products de Hawkesbury a fermé ses portes le vendredi 28 janvier laissant une vingtaine d’employés sans emplois. De plus, l’usine de la même compagnie à Grenville doit cesser toute opération à la fin du mois, privant environ 60 employés de leur travail. » La firme produisait des composants pour appareils électriques et électroniques pour les appareils ménagers. Le président de GMP, René Quesnel, avait expliqué, entre autres, que « l’affiliation des employés au Syndicat des travailleurs unis de l’acier n’a pas aidé ».

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