Un « grand » chef décède… Rémi Lecôt

Le cancer le rongeait depuis huit ans et, à l’âge de 65 ans, l’ancien chef de police Rémi Lecôt s’éteint le 29 août 1974. Dans l’édition du 5 septembre du journal Le Carillon, je signe un long reportage sur ses funérailles en l’église St-Alphonse. J’y note que « les habitués de cette église n’entendaient plus la voix de stentor qui faisait vibrer les murs de ce temple depuis tellement d’années ». C’est que Rémi Lecôt faisait partie de la chorale de cette paroisse. Le curé Rodolphe Couture, dans son homélie, avait rappelé « l’image traditionnelle du ‘saint’, le chrétien qui fait passer ‘les autres’ avant lui-même. Il était avant tout une sorte d’apôtre, transmettant à tous ceux qu’il connaissait ou qui passaient devant lui sa sérénité, sa bonhommie, ses encouragements et ses vertus. » J’ai parlé de lui dans des billets précédents (14 septembre, ainsi que les 12 août et 29 avril 2011), notamment en référence à sa retraite de la Sûreté municipale à l’été de 1972. Son beau-frère, l’ancien maire Victor Bruneau, était décédé six mois plus tôt, en février 1974. (J’ajoute que Rémi et Esther étaient les voisins de cour arrière de mes beaux-parents, avec qui ils étaient de grands et proches amis.)

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Le maire Philibert Proulx utilise son vote prépondérant pour tuer dans l’œuf le projet d’un nouveau complexe sportif à Hawkesbury. Il en est question dans l’édition du 5 septembre 1974 et j’en profite pour écrire un très long éditorial sur cette question. J’opine que la population a non seulement besoin de nouvelles installations sportives modernes, mais qu’elle y est favorable. Sur les ondes du poste CFML de Cornwall, Proulx explique qu’il avait eu recours à son votre prépondérant « parce qu’il ne veut pas être accusé d’avoir construit un complexe ». L’article ajoute ceci : « Référant à la campagne menée par le journaliste Jean-Maurice Filion, du Carillon, en faveur d’un complexe, M. Proulx a dit que M. Filion ne représentait qu’une opinion parmi 6,600 électeurs et qu’il (le maire) n’avait jamais été influencé malgré tout ce que M. Filion a fait et qu’il ne l’influencera jamais. » J’avais oublié que j’avais « mené campagne » puisque je ne faisais qu’appuyer ce que je sentais être un mouvement populaire. Dans l’édition du 12 septembre 1974, un long reportage fait état de la « démonstration de masse de 225 personnes, accompagnées d’une pétition de plus de 1,000 signatures » qui avait été organisée à l’hôtel de ville « pour inviter le Conseil à reconsidérer sa décision ». De toute façon, un référendum tranchera la question en décembre 1974 ou la tranchera-t-il réellement? J’y reviendrai, bien sûr.

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Ces 55 000 syndiqués avaient été jusque-là membres du Syndicat international des Travailleurs unis du papier. Le 1er septembre 1974, ces travailleurs (qui comprennent ceux de l’usine locale de la CIP) « se séparent pour former un syndicat canadien indépendant. Il sera connu sous le nom de Syndicat canadien des travailleurs du papier et regroupera 200 sections locales réparties dans neuf provinces. (…) Il n’y a pas d’usine de pâtes et papiers dans l’Île-du-Prince-Édouard. »

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Le Nouveau parti démocratique de l’Ontario tient son congrès biennal à Sudbury et le militant NPD connu de Glengarry-Prescott-Russell, Raymond DesRochers, y est élu au sein de l’exécutif provincial. « C’est la première fois qu’un Franco-Ontarien est élu à ce poste. » DesRochers propose même, en français (une autre première), la candidature de Stephen Lewis à la chefferie du parti. Lewis obtient facilement un deuxième mandat lors de ce congrès.

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