Un « bon Jack » prend sa retraite

Toute une partie de la population de Hawkesbury se souviendra de ce nom : Jack Young. Jack, de son vrai nom Hugh S. Young, était à l’emploi de la CIP depuis 1928. Il avait travaillé à l’usine de Gatineau pendant 24 ans (ce qui expliquait son bilinguisme parfait) avant d’être promu au poste de gérant du personnel à l’usine de Hawkesbury en 1952. Le Carillon du 17 février 1972 annonce qu’il prendra sa retraite le 1er mars suivant. Jack était très actif dans la communauté de Hawkesbury et la région, notamment à cause de sa participation au Club Rotary et aux clubs de golf et de curling. Il était apprécié de tous ceux et celles qui l’avaient côtoyé. Jack est décédé plusieurs années plus tard et avait profité d’une longue retraite.

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La nouvelle école secondaire régionale de Plantagenet de 3 500 000 $ ne rouvrira ses portes qu’en septembre. Mais la section centrale de la vieille école, dans le village de Plantagenet, est la proie des flammes en cette fin de février. Le Carillon du 24 février 1972 fait état de dégâts de plus de 350 000 $ et du fait que 925 élèves sont privés de cours et ne retourneront en classe que le 6 mars.

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Il ne s’agissait pas des « gars de Lapalme », mais plutôt des « gars de Lapointe ». La grève des sept employés syndiqués du magasin IGA Lapointe (où se trouve aujourd’hui Goulet Sports) de Hawkesbury « se continue » même si les sept grévistes se sont trouvé des emplois ailleurs. C’est que l’épicerie avait maintenu ses opérations grâce au travail des membres de la famille du propriétaire Joffre A. Lapointe depuis les trois mois que durait l’arrêt de travail. Semble que le Syndicat des employés de vente au détail n’avait rien compris. C’est d’ailleurs le thème de l’éditorial du 24 février 1972. Le titre de l’éditorial : « Les unions qu’osse ça donne? » en référence au monologue d’Yvon Deschamps.

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Pauvre lui, il ne s’en sortirait jamais. Le chef de la Sûreté municipale d’Alexandria, François Sylvio Cléroux, croyait pourtant que ses déboires avec la justice étaient du passé et qu’il pourrait finalement réintégrer ses fonctions. Comme nous le rappelle le journal Le Carillon du 24 février 1972, « suspendu de ses fonctions en mars 1971, le chef Cléroux vient d’être acquitté de cinq accusations de fraude, de vol et d’abus de confiance en Cour provinciale, division criminelle, à Cornwall. Deux autres accusations logées contre lui plus tôt ont été retirées. » Insatisfaits de ce jugement de la Cour, les membres de la Commission de police d’Alexandria demandent au Conseil municipal « d’inviter la Commission de police de l’Ontario à instituer une enquête dans la conduite du chef Cléroux ». Comme si tout ça ne suffisait pas, on apprend dans l’édition du 2 mars 1972 qu’une deuxième enquête est réclamée, cette fois par « six employés de l’administration municipale d’Alexandria qui veulent que la population locale soit mise au courant des ‘faits réels’ à la suite des nombreux rebondissements de l’affaire Cléroux ». J’y reviendrai parce que je ne trouve pas les conclusions de cette histoire. À cette époque, comme aujourd’hui, le public n’accepte pas nécessairement les décisions de la justice.

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