Bernard Charlebois… un bien triste souvenir

Ils étaient plus de 300 policiers venus d’un peu partout, mais surtout de la Sûreté municipale de Montréal, assister aux funérailles de l’agent Bernard Charlebois en l’église St-Alphonse-de-Liguori de Hawkesbury. Bernard était de Hawkesbury et était policier à Montréal depuis 1963. Le maire Jean Drapeau et le chef de police de Montréal, Jacques Saulnier, s’étaient déplacés, de même que la chorale de la Fraternité des policiers de Montréal. Bernard Charlebois, 27 ans, laissait son épouse Sergine (Pharant) et ses deux filles, Anne-Marie et Chantal. Le policier avait été mortellement atteint par une balle de calibre .38 alors qu’il répondait « pour la troisième fois en autant de jours à une alerte donnée par un dispositif d’alarme défectueux » à l’usine de fabrication Imperial Converters. Croyant avoir affaire à un voleur, « un employé de la firme Dominion Electric Protection a tiré en direction de l’agent Charlebois ». Une triste histoire. Mon frère était policier à ce moment-là et je ne pouvais que penser à lui pendant la cérémonie.

Dans les années 58-60, Bernard Charlebois avait été camelot du journal Le Carillon, un travail que ses frères Paul et Denis ont eux-mêmes faits quelques années plus tard. Marcel Desjardins, qui l’avait connu justement à cause de ça lorsqu’il travaillait au journal Le Carillon, lui rend d’ailleurs un hommage dans l’édition de la semaine suivante, celle du 18 novembre 1971.

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Ces travailleurs jouaient littéralement avec leurs vies, mais les accidents étaient très rares. Le dernier accident mortel, en fait, remontait à quinze ans auparavant. Cette fois, un homme de Brownsburg, Émile Ouellette, devait laisser sa vie à la CIL (Canadian Industries Ltd). Il travaillait dans la section des détonateurs de l’usine de Brownsburg, une usine de fabrication de munitions. Le père de la victime, Jean-Réal, était le président de la commission scolaire de l’endroit.

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Voilà, le Conseil municipal semble décidé. Une nouvelle bibliothèque municipale sera construite dans un nouvel édifice annexé à l’hôtel de ville et tant qu’à y être, on aménagera une nouvelle école prématernelle dans la section au rez-de-chaussée. Le projet à l’étude fait état d’une dépense de 300 000 $, mais la part des contribuables ne serait finalement que de 5 000 $ si les subventions souhaitées sont obtenues. Le projet sera réalisé. J’y reviendrai.

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La Colonial Homes Ltd, une usine spécialisée dans la construction de maisons préfabriquées, ferme ses portes à Hawkesbury. L’entreprise torontoise exploitait son usine depuis 1954 et employait une trentaine de personnes. Les conditions économiques prévalant au Canada et surtout au Québec, son principal marché, ont justifié cette fermeture. On s’attendait à ce que F. Truck Rental cesse également ses opérations locales étant donné que son client ne serait plus là. C’est ce qui est arrivé.

Une réflexion sur “Bernard Charlebois… un bien triste souvenir

  1. Ma mère a travaillé à l’usine de fabrication de munitions de Brownsburg, lorsqu’elle était jeune fille, durant la seconde guerre mondiale. Elle nous en parlait de temps en temps.

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