Les libérateurs des épouses arrivent en ville

« Les libérateurs des épouses » est un sous-titre qui soulève des questions dans l’édition du journal Le Carillon du 2 décembre 1971. Il s’agit d’une publicité de l’Hydro de Hawkesbury et le titre principal est « Devinez qui fait la vaisselle? ». Bien sûr, c’était il y a 40 ans et je vous reproduis, par pur plaisir, le texte de cette publicité que personne n’oserait publier de nos jours :

« Depuis des années, la vaisselle était considérée comme un des maux nécessaires de la vie.

Mais maintenant, depuis l’avènement des nouveaux lave-vaisselles électriques, de plus en plus de gens considèrent la vaisselle comme une corvée inutile.

Voyons ensemble ce que les lave-vaisselles électriques peuvent épargner à nos épouses. Comme: la routine monotone du lavage et de l’asséchage des couverts et chaudrons jour après jour; la crainte des mains rougies par l’eau de vaisselle; les lendemains de la veille; et les heures consacrées à la vaisselle qui pourraient être utilisées à meilleur escient.

Pensons-y bien. Une montagne de vaisselle sale accompagne les joies de Noël. Alors croyez-vous qu’il y ait plus beau cadeau, à cette occasion, qu’un lave-vaisselle électrique?

Voyez votre vendeur d’appareils électriques au plus tôt, au sujet des nouveaux lave-vaisselles électriques. On ne les appelle pas les libérateurs des épouses pour rien, vous savez. »

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Les vendeurs d’autos usagées n’avaient pas toujours bonne réputation en 1971 et le gouvernement du Québec, toujours soucieux de protéger ses consommateurs, décide de prendre les mesures qui s’imposent. « À compter du premier février 1972, tous les vendeurs d’automobiles usagées devront posséder un permis de travail s’ils exercent leur profession dans le Québec. Ce règlement s’applique tout aussi bien au vendeur itinérant qu’au vendeur régulier. » C’est ce qu’on pouvait lire le 2 décembre 1971 dans le journal Le Carillon. Chaque permis serait émis pour une durée d’un an et devait être renouvelé. « Ces permis seront émis soit pour une personne, soit pour une société. Le coût du permis variera de $10 pour une personne seule jusqu’à $3,000 pour une entreprise comptant plus de 1,000 représentants. »

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Aujourd’hui, au Québec, l’industrie vinicole se porte assez bien et la qualité des vins s’améliore d’année en année. Les vignobles sont de plus en plus nombreux. Mais la culture de la vigne est un phénomène relativement récent, soit moins de 40 ans. Dans le journal Le Carillon du 2 décembre 1971, un article décrit les expériences en cours du Collège Macdonald de Ste-Anne-de-Bellevue. « En Ontario, la viticulture se pratique avec succès, surtout dans la région de Niagara; elle doit se réussite à l’utilisation de variétés provenant d’un croisement de vigne européenne et d’espèces américaines. Au Collège Macdonald, on tente d’adapter la vigne européenne au Québec en modifiant les conditions du milieu dans lequel elle est appelée à vivre. » Les chercheurs du collège avaient tenté diverses expériences afin de reproduire le meilleur climat possible pour permettre la croissance des vignes. « On espère que les conclusions de 1971 constitueront un premier déblayage de la voie conduisant à l’adaptation possible de la viticulture à certaines régions du Québec. »