Il y aurait 37 districts bilingues… pour commencer

La Loi sur les langues officielles avait été une initiative de Pierre Elliott Trudeau et de son gouvernement. La loi était en vigueur au pays et pour la mettre plus facilement en pratique, la « création de 37 districts bilingues » avait été recommandée par le Conseil consultatif des districts bilingues à la Chambre des communes. « Les districts bilingues sont des zones où les organismes fédéraux devront être en mesure de servir les citoyens dans les deux langues officielles du pays. » Deux de ces districts englobaient des provinces entières, le Québec et le Nouveau-Brunswick; l’Ontario en compterait 12, le Manitoba, huit, la Saskatchewan, sept, l’Alberta, trois, la Nouvelle-Écosse, deux, et un seul à Terre-Neuve, dans l’Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique. « Le Conseil suggère également qu’on prenne en considération la création de 24 autres districts après le recensement de 1971. » En Ontario, les districts seraient les suivants : Cochrane, Renfrew-Nipissing, Sudbury, Timiskaming, Carleton (Ottawa), Glengarry, Midland-Penetang, Prescott, Russell, Stormont, Welland-Port Colborne et Windsor-Essex-Kent. Dans chaque district, des voix s’élèveraient pour protester contre l’imposition de services bilingues et l’obligation d’embaucher des personnes bilingues au détriment des unilingues. Cette critique est soulevée encore de nos jours un peu partout, y compris la capitale nationale.

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C’était une de nos fiertés régionales du milieu artistique. Les habitués de l’hôtel Sportsman Inn de Pointe-aux-Chênes, réputé pour sa musique « country-western », le connaissait bien; c’est un peu là qu’il avait été découvert. Quoi qu’il en soit, je parle de lui dans ma chronique du 6 mai 1971. « Ronnie Prophet, le fils de Mme Elsie Prophet, de Calumet, connaît une popularité croissante aux États-Unis, où il fait carrière de chanteur depuis une dizaine d’années. Résidant de Nashville, au Tennessee, Ronnie sera covedette avec Danny Thomas au club Harrah’s de Reno, au Nevada, en juin. » Quelques années plus tard, Ronnie animerait des émissions de musique country à la télévision canadienne. Ronnie habite maintenant au Missouri. Il était né à Hawkesbury, mais avait passé sa jeunesse à Calumet.

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J’imagine difficilement lire un tel titre dans un journal de nos jours, mais le 6 mai 1971, dans Le Carillon, on voyait qu’à Alexandria, « Le Conseil se refuse une hausse de salaire ». Les membres du Conseil avaient en effet rejeté une recommandation de leur comité de finances visant à majorer du tiers leur rémunération annuelle. Pourtant, le comité était formé des membres du Conseil; c’est à n’y rien comprendre. « En rejetant la recommandation du comité des finances, les membres du Conseil ont laissé entendre qu’ils n’avaient pas besoin d’augmentation de salaire présentement. » J’imagine que c’était l’influence du maire Jean-Paul Touchette. Après son élection à ce poste, en 1967, il avait fait réduire son salaire de 2 000 $ à 1 500 $. Les conseillers touchaient environ 360 $ par année, en plus de 100 $ pour la présidence d’un comité. Le préfet recevait 200 $ de plus.

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