Deux mille lacs et une quarantaine de rivières de plus pour les pêcheurs

La démocratisation de la chasse et de la pêche en quelque sorte. Le gouvernement du Québec avait décidé « de rendre accessibles à la population des territoires jusqu’à maintenant confiés à des ‘clubs privés’ dans le cadre d’un programme de trois ans ». Le gouvernement du Québec venait donc « de révoquer 112 baux et de retirer à 105 autres locataires les droits exclusifs de chasse et de pêche qu’ils détenaient sur les terres de la Couronne ». Ces mesures du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche « permettront de mettre à la disposition des citoyens 3,000 milles carrés et territoires de chasse et pêche, comportant 2,000 lacs et une quarantaine de rivières ». On apprend dans l’édition du 8 avril 1971 du journal Le Carillon que le retrait des droits de chasse et de pêche a touché pas moins de 32 clubs privés dans la région de l’Outaouais, dont sept dans le comté de Papineau (qui faisait partie du territoire de couverture du journal).

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En Ontario, le ministère de l’Éducation avait décidé que ses futurs enseignants seraient mieux qualifiés. Ainsi, un article dans Le Carillon du 15 avril 1971, explique que « les personnes intéressées à se lancer dans la carrière de l’enseignement devront rencontrer des exigences plus sévères avant d’obtenir un certificat d’instituteur » et ce à compter de 1973. Le ministre venait d’annoncer que « les étudiants qui s’inscriront dans les écoles normales ontariennes devront détenir au préalable un diplôme universitaire en arts ou en sciences, puis devront compléter une année dans une école normale ». À cause de cette politique, tous les nouveaux professeurs des écoles élémentaires ontariennes seraient tous des diplômés d’université dès 1974. En annonçant la nouvelle, le ministre de l’Éducation, Robert Welch, avait « conclu que les années 70 seront marquées par des efforts pour atteindre la qualité et la responsabilité en éducation ». Évidemment, meilleures qualifications signifiaient meilleures rémunérations.

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Les hausses du prix de l’essence, ce n’est pas d’aujourd’hui. Il en est question dans l’édition du 15 avril 1971. « La plupart des compagnies d’essence ont emboîté le pas, cette semaine, à la société Imperial Oil et ont annoncé des hausses du prix de l’essence de deux à trois cents le gallon pour tout l’Est du Canada. » Les hausses étaient en réaction à une nouvelle taxe vénézuélienne sur le pétrole exporté de ce pays. « Dans la plupart des centres de l’Est ontarien et de l’Ouest du Québec, l’essence régulière se vend maintenant plus de 51 cents le gallon alors que le prix de la super oscille entre 55 et 56 cents. » Nous ne sommes pas encore au système métrique et au litre d’essence. Si vous faites le calcul, par contre, 51 cents le gallon ce sont 2,32 $ le litre et 55 cents, 2,50 $. En d’autres mots, 40 ans plus tard, nous ne payons pas si cher que ça, non?

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Pendant ce temps, le ministère des Postes décrétait une majoration des tarifs postaux, faisant passer le prix du timbre de 6 cents à 8 cents le 1er janvier 1972. Il s’agissait du prix pour envoyer une lettre ordinaire. Le ministre Jean-Pierre Côté avait justifié cette décision par le fait « que le déficit de $113 millions prévu pour cette année aux postes canadiennes, ainsi que celui de $140 millions anticipé pour 1972, ont incité le gouvernement à décréter de nouvelles hausses des tarifs postaux ». C’était en effet l’époque des déficits annuels élevés et cumulatifs aux postes.

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