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Maison nette au conseil municipal de Rockland

À Rockland, les électeurs avaient fait maison nette lors du dernier scrutin municipal. Le maire Roger Charron avait été réélu sans opposition et la population avait sans doute voulu l’entourer d’une toute nouvelle équipe. C’est ainsi que Jules Lavictoire, Bernard Payer et Jean-Marc Lalonde devenaient conseillers municipaux de Rockland, de même que John Simoneau, Euclide Brunet et Claudette Béland. L’ancien conseiller Serge Roy devenait le nouveau préfet, alors que l’ancien maire Georges Martin revenait à la table, mais cette fois comme sous-préfet, un nouveau poste au Conseil en fait. Roy et Martin représenteraient leur ville au Conseil des comtés unis. Je note que leur mandat, comme celui de tous les autres conseils municipaux de la région et de l’Ontario qui devaient faire face à l’électorat, ne sera que d’une durée d’un an étant donné que le gouvernement provincial avait d’uniformiser la durée des mandats et la tenue des scrutins à compter du 1er janvier 1974. On raconte le tout dans l’édition du 6 décembre 1973 du journal Le Carillon.

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C’était la fête à St-Isidore-de-Prescott, l’aréna local était enfin doté d’une surface de glace artificielle. L’inauguration officielle avait attiré des gens d’un peu partout au grand plaisir du gérant Marcel Legault. Pour l’occasion, les Nationals de Rockland, de la Ligue centrale junior « A », avaient disputé un match amical contre le club étoile de St-Isidore. J’en parle parce que cela remonte à une époque où tous les arénas locaux pouvaient profiter des largesses du gouvernement ontarien pour améliorer leurs installations. Un « emprunt » de 60 000 $ avait ainsi été consenti par le ministère des Services sociaux et communautaires et « seulement une infime partie devra être remise ». C’est dans le journal du 13 décembre 1973.

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Je retiens un article dans l’édition du 13 décembre 1973 sur des propositions soumises par le Conseil d’éducation de Stormont, Dundas et Glengarry « destinées à améliorer la qualité de l’enseignement du français dans la province ». Un rapport du Conseil alléguait « que les programmes actuels d’enseignement du français sont mal planifiés et qu’il existe un besoin pour des buts réalistes et réalisables ». Pour y remédier, le Conseil suggérait « que les besoins courants et les besoins du bilinguisme soient pris en considération dans les cours de français aux anglophones; que le rôle de l’école dans ce domaine soit précisé à la lumière de la demande croissante pour le bilinguisme fonctionnel dans un système scolaire de plus en plus incapable de rencontrer cet objectif ».

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Tiens, tiens! Il y avait déjà un dépotoir à proximité du village de Russell. Je l’apprends dans l’édition du 13 décembre 1973 du journal Le Carillon. Les autorités du Canton de Russell attendaient les autorisations du ministère ontarien de l’Environnement pour l’aménagement d’un nouveau dépotoir du Canton afin de remplacer le dépotoir actuel, qui ne répond plus aux exigences. « Le futur dépotoir de Russell est situé sur un terrain de 50 acres acheté par le Conseil municipal l’été dernier. Le dépotoir couvrirait une superficie de 20 acres, tandis que le reste serait aménagé en carrière de sable, d’où le service de voirie tirerait ses provisions de sable. » Ce dépotoir, aménagé à quelques kilomètres au sud d’Embrun, est toujours fonctionnel et bien géré. La situation de l’époque explique sans doute l’opposition des résidents du village de Russell, aujourd’hui, à un autre projet de dépotoir de matériaux secs, mais d’une entreprise privée cette fois.

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Victor Bruneau reprend son titre de maire

La réaction à l’hôtel de ville était plutôt bizarre en cette soirée électorale du 3 novembre 1973. Les résultats étaient connus et l’ancien maire Victor Bruneau avait défait le maire sortant Yvon Montpetit « avec une très confortable majorité de 713 votes ». Mais ce sont plutôt les partisans de Montpetit et du conseiller Claude Demers qui avaient rempli une bonne partie de la salle du conseil ce soir-là avec la conséquence que le nouveau maire allait être hué pendant son discours. En fait, Demers avait considéré sa victoire comme une défaite partielle, ayant récolté moins de votes que lors du scrutin précédent. Tous les résultats sont publiés dans l’édition du 6 décembre 1973 du journal Le Carillon. Les électeurs avaient exprimé leur mécontentement en favorisant deux nouveaux candidats, Edward B. Mullin, qui allait récolter le plus fort appui parmi les sept candidats, et Jean-Maurice « Johnny » Larocque, qui se classerait bon deuxième, les deux avec quasiment un total identique de votes. Les autres élus étaient les conseillers Claude Drouin (indélogeable), Jean-Louis Montreuil et Joseph-R. Dupuis. Quant au préfet Philibert Proulx et au sous-préfet Laurent Cayen, les deux avaient été réélus sans opposition lors de la mise en candidature. Je note que le seul candidat défait, George Radford, était le président du syndicat de la CIP et que la longue grève de l’été lui avait coûté cher. L’ère Montpetit tirait donc à sa fin et n’aura duré qu’un mandat, mais les réalisations du Conseil sous sa gouverne ont été permanentes.

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Chaque fois que je relis un article sur l’influence du futur aéroport de Mirabel sur la situation économico-touristique de Hawkesbury, j’en ris. Cette fois, dans l’édition du 6 décembre 1973, un très long texte affirme que « la ville de Hawkesbury sera la première ville de l’Ontario accessible par route à partir du nouvel aéroport international de Mirabel, et par le fait même deviendra le centre d’une région privilégiée ». L’affirmation provenait du directeur des relations publiques du Bureau d’aménagement du nouvel aéroport international de Montréal (BANAIM), Denis Boissy, qui était l’invité de la Chambre de commerce locale. Boissy y allait de ses prédictions : « Quelque 3.8 millions de passagers utiliseront le nouvel aéroport de Mirabel l’année de son ouverture, en 1975. En 1979, ce nombre passera à environ 5.8 millions. La planification actuelle prévoit qu’en 1980 il faudra ajouter une nouvelle aérogare à Mirabel et y transférer un autre groupe de vols, probablement la majorité ou la totalité des vols frontaliers et une autre tranche du secteur national. En 1980, Dorval accueillerait 3.2 millions de passagers tandis que Mirabel en accueillera 10.5 millions. Enfin, en 1985, alors que le trafic se maintiendrait en bas de 4 millions de passagers à Dorval, il attendrait 17 millions à Mirabel. » Eh! que le rêve peut être intéressant!

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La tactique était nouvelle pour eux. « Quelque 241 des 272 enseignants au secteur secondaire à l’emploi du Conseil d’éducation de Prescott-Russell ont remis officiellement leur démission, vendredi après-midi, aux locaux administratifs de l’organisme, à Hawkesbury. » Le geste provenait tant de membres de l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) que de l’Ontario Secondary School Teachers Federation (OSSTF). Le représentant de l’AEFO est Hervé Casault, qui avait été un confrère séminariste. Notons que 8 000 enseignants ontariens avaient remis leur démission collective pour protester contre la lenteur des négociations. C’était dans l’édition du 6 décembre 1973. Dans l’édition de la semaine suivante, on apprend que ces enseignants « perdront, à la suite d’une loi d’urgence présentée par le ministre de l’Éducation et adoptée en première lecture lundi par la Législature ontarienne, leur droit de recourir à la démission en groupe comme moyen de pression et devront se soumettre à l’arbitrage obligatoire et exécutoire ». Il va sans dire que le climat de travail serait difficile pendant plusieurs années. C’était le premier d’une série de conflits qui surgiraient au fil des années.

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Des lits de plus pour les aînés

Nos politiciens régionaux avaient manifestement à cœur le mieux-être de leurs citoyens âgés. Ainsi, le Conseil des comtés unis de Prescott-Russell entrevoit « un projet d’agrandissement et de rénovations de $962,392 au Foyer Prescott-Russell (à L’Orignal) et la construction d’un tout nouveau foyer dans le canton de Clarence, au coût de $1.4 million ». Le Carillon rapporte dans son édition du 29 novembre 1973 que le projet permettra « de porter de 101 à 139 le nombre de lits disponibles au Foyer Prescott-Russell », alors que le Conseil des comtés unis participera financièrement à la construction du Centre d’accueil Roger Séguin, dans le canton de Clarence. Le gouvernement ontarien versera une subvention de 528 000 $ pour le projet du Foyer et les comtés verseront une subvention de 220 000 $ au projet de Clarence. Le Centre d’accueil Roger Séguin serait doté de 110 lits. Je reviendrai sur le Foyer situé maintenant à Hawkesbury.

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Le projet d’aménagement du nouvel aéroport international de Mirabel fait jaser dans la région. Dans Le Carillon du 29 novembre 1973, on apprend que « le gouvernement canadien offrira des compensations supplémentaires totalisant plus de $16 millions aux expropriés de Ste-Scholastique ». Cette somme faramineuse pour l’époque n’était que pour de nouvelles compensations. Imaginez le coût total! « Les nouveaux dédommagements comprendront premièrement une indemnité pour dommages au montant de $3,000 aux propriétaires résidants; les intérêts à cinq p. cent à compter du 1er juillet 1969 et à six p. cent à compter de la mise en vigueur de la nouvelle loi d’expropriation en juillet 1970, moins loyers à compter de cette date. De plus, aucun loyer ne sera chargé aux propriétaires résidants pour 23 mois à partir de la date de l’expropriation. » Et ce n’était pas tout. « Le gouvernement fédéral offrira aussi aux expropriés une indemnité pour frais de notaire pour l’achat d’une nouvelle propriété, ainsi qu’une indemnité supplémentaire à ceux qui ont perdu l’avantage d’un taux d’intérêt préférentiel sur emprunt hypothécaire et une indemnité spéciale de dix p. cent aux propriétaires forcés de déménager à moins de 90 jours d’avis. » Et en rétrospective, tout ça pour un immense aéroport quasiment vacant.

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Prescott et Russell, après tout, étaient des comtés très orientés sur la vie agricole. Il ne fallait donc pas se surprendre, en lisant Le Carillon du 29 novembre 1973, d’apprendre que « le Conseil des comtés unis songe, pour venir en aide aux cultivateurs dépassés par les événements, à créer une ferme expérimentale à l’intérieur de ses limites territoriales ». L’Association de réaménagement et de développement agricole (ARDA) était propriétaire d’environ 1 500 acres de terrain dans les limites des comtés « qui seraient tout indiqués pour l’établissement d’une telle entreprise », selon le comité industriel du Conseil des comtés unis. « Une ferme expérimentale serait un facteur décisif pour retenir ces cultivateurs qui songent à vendre leur entreprise et à abandonner la culture. Plusieurs d’entre eux ont de la difficulté à joindre les deux bouts et ils éprouvent maintes difficultés à obtenir un bétail reproducteur de qualité pour améliorer le rendement de leurs troupeaux laitiers. Une ferme expérimentale, en plus de créer des emplois, pourrait se concentrer sur l’élevage de bétail de race pure qui serait mis à la disposition de producteurs laitiers de la région. La ferme expérimentale pourrait aussi servir à la recherche dans le domaine agricole et de théâtre pour des cours spécialisés qui seraient offerts aux cultivateurs. » La ferme expérimentale n’a jamais été concrétisée. Par contre, un collège d’agriculture allait naître plusieurs années plus tard. J’y reviendrai.

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Le maire de Hawkesbury, Yvon Montpetit, déclare aux membres du club Rotary « que le vieil aéroport de St-Eugène, utilisé pour le parachutisme, pourrait bien devenir le futur aéroport municipal de Hawkesbury » étant donné que lorsque « la nouvelle autoroute 417 aura été ouverte, St-Eugène ne sera qu’à dix ou douze minutes de Hawkesbury ». Tiens, tiens, plus proche de Hawkesbury que Mirabel de Montréal! Ce serait la dernière idée brillante du maire Montpetit pour « sa » ville. Les élections municipales de 1973 s’en viennent.

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Avertissement : Faites-le avant qu’on le fasse pour vous

John White était alors ministre ontarien du Trésor, de l’Économie et des Affaires intergouvernementales et même si ses propos étaient supposément personnels, on pouvait facilement deviner les intentions futures du gouvernement ontarien. Lors d’un congrès de l’Association des comtés et régions de l’Ontario, à Hamilton, il avait clairement laissé entendre que les conseils de comtés devront se réorganiser eux-mêmes « plutôt que de se voir imposer une telle restructuration ou encore un gouvernement régional ». Le maire de Russell, Bernard Pelot, a dû en rire secrètement! (voir blogues précédents)

Le ministre White recommandait « une réorganisation réelle et non pas apparente. Pour atteindre ce but, il suggère des tâches importantes qui pourraient faire l’objet d’études poussées: réviser tous les aspects du gouvernement local à l’intérieur du comté; impliquer les diverses villes et villages; déterminer les besoins de services; examiner les ressources économiques, financières et d’évaluation du comté; définir les problèmes inhérents à la région; intéresser davantage la population à la participation et à la compréhension des question débattues et, entre autres, publier les études et les recommandations; enfin, soumettre ces études aux municipalités et au ministre ». J’y reviendrai.

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Les élections municipales seront plutôt ternes dans plusieurs municipalités de Prescott et Russell. Plusieurs maires sont élus ou réélus dès leur mise en candidature, faute d’opposants. Ainsi, Roger Charron est réélu à Rockland; Lucien Groulx devient maire de Plantagenet; Rolland Bercier est réélu à Plantagenet-Nord; et Paul-Émile Lévesque fait de même à Casselman; les maires Léopold Barrette, dans le canton de Longueuil, et Jean-Rolland Charbonneau, dans le canton de Hawkesbury-Ouest, sont eux aussi reportés sans opposition. On parle de tout ça dans l’édition du 15 novembre 1973.

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Le chef néo-démocrate Stephen Lewis n’avait pas effectué une visite de la région pour rien. De retour à Queen’s Park, il a soulevé le problème de sécurité des employés à l’usine Ivaco de L’Orignal. Son intervention avait forcé le ministre du Travail, Fernand Guindon, à déclencher une enquête. Le résultat rapporté dans l’édition du 22 novembre 1973 : « l’usine Ivaco avait été placée par son ministère sur une ‘liste de probation’ et qu’elle avait trois mois pour remédier à une quinzaine d’infractions décelées par une équipe d’inspecteurs qui ont fait la tournée de l’usine il y a quelque temps ».

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Le Conseil d’éducation de Prescott-Russell reconnaît officiellement le statut francophone de l’École secondaire régionale de Rockland. Le Carillon du 22 novembre 1973 y fait référence. « À Rockland, c’est l’euphorie et les étudiants fréquentent déjà leur école française depuis jeudi matin dernier. » Paraît que cette décision n’était que temporaire, mais elle est devenue en fait permanente.

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« Le rôle important de la presse dans notre régime parlementaire »

Le projet de loi C-41 avait été présenté aux Communes par le député néo-démocrate de Témiscamingue, Arnold Peters. Il prévoyait l’exemption des journalistes de l’obligation relative à la divulgation des sources d’information. Deux anciens journalistes alors députés, Jim Fleming et Roméo Leblanc, s’étaient opposés à ce projet de loi et le député de Glengarry-Prescott-Russell, Denis Ethier, était d’accord avec eux. Voici quelques extraits de son discours aux Communes que nous avions reproduit dans l’édition du 1er novembre 1973 du journal Le Carillon :

« (…) Dans une société comme la nôtre, la presse joue un rôle très important, même dans avec notre régime parlementaire. Les ministériels représentent la majorité. Voilà pourquoi ils ont été appelés à former le gouvernement. Les oppositionnels représentent et défendent le point de vue des minorités. Troisièmement, les minorités qui n’ont pas de porte-parole à la Chambre comptent sur la presse pour exposer leur point de vue, en plus d’informer la population du Canada des événements survenus sur les scènes locale, nationale et internationale.

Monsieur le président, nos journalistes jouissent présentement d’une réputation qui, j’en suis sûr, est enviée par les journalistes de nombreux pays du monde. Voilà une des raisons pour lesquelles je ne peux appuyer le bill C-41. En accordant notre support à un tel projet, je suis persuadé, monsieur le président, que la réputation dont nos journalistes jouissent présentement serait grandement touchée, car aux termes de la loi actuelle, les Canadiens sont assurés de la véracité de tel ou tel rapport, ou de telle ou telle nouvelle.

(…) Il y a une autre tâche que doit assumer la presse dans notre régime démocratique, soit celle de critiquer les gouvernements au pouvoir lorsque l’opposition n’a pas le courage de manifester sa désapprobation d’une façon positive et constructive. Puis-je ajouter que la presse s’en acquitte fort bien dans la présente situation. Monsieur l’orateur, vous trouverez peut-être que je m’écarte du sujet, mais je tiens à souligner le rôle important que doit jouer la presse dans notre régime parlementaire. La loi actuelle vise à rassurer les Canadiens qu’ils reçoivent des informations de bonne foi et que la minorité non représentée obtient une représentation convenable. Je suis tout à fait convaincu qu’avec la loi actuelle les informations des journalistes sont absolument dignes de foi. »

Comme vous voyez, nous sommes loin des idéaux d’Ethier. Peut-être devrait-il les rappeler au gouvernement conservateur de 2011 qui semble favoriser les cachoteries à la transparence.

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Marcel Desjardins, sous son pseudonyme de Paul Huneault, commente les résultats des élections provinciales au Québec du 29 octobre 1973 dans l’édition du 1er novembre. Robert Bourassa avait été réélu premier ministre du Québec en accumulant 100 sièges, soit sensiblement plus que les 72 qu’il comptait avant le scrutin provincial. René Lévesque n’avait pas été élu, mais avait quand même fait élire sept députés, tandis que les Créditistes en comptaient deux (dont le chef Camil Samson); quant à l’Union nationale de Gabriel Loubier, elle est disparue de l’Assemblée nationale, n’ayant fait élire aucun député, dont son chef.

« L’indépendance du Québec ce n’est donc pas pour tout de suite » écrit Desjardins même si René Lévesque avait augmenté ses appuis. « D’ici la prochaine élection québécoise, on assistera à un réalignement des forces politiques dans la province de Québec. Il est encore trop tôt pour prédire quel côté prendront ceux que la polarisation aura laissé pour compte. » Comme l’ajoute Desjardins, « si on veut décourager l’indépendance au Québec, ce n’est plus à la peur des Québécois qu’il faut s’adresser mais à leur intelligence. Le PQ a été le premier à comprendre cela et il a bâti sa campagne en conséquence. »

Et Desjardins écrit ceci en référence à des accusations sur le travail des journalistes pendant la campagne électorale, propos qu’aurait pu emprunter le député Denis Ethier : « La presse québécoise n’est pas sans tort et sans reproche. Toutefois, cette institution sera d’autant plus importante dans un parlement où la force numéraire de l’Opposition ne dépasse pas la douzaine. »

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Hawkesbury s’inspirera de Ste-Agathe pour son complexe sportif

Le centre sportif de Ste-Agathe inspirera le futur complexe sportif de Hawkesbury. Une délégation municipale, que j’accompagne, se rend à Ste-Agathe le 18 octobre 1973 afin de visiter ce nouveau centre tout neuf. Mon reportage remplit trois pages dans l’édition du journal Le Carillon du 25 octobre 1973. Pour les autorités municipales de Hawkesbury, il fallait trouver une solution aux problèmes du vieux Centre Mémorial, jugé désuet et possiblement dangereux. « Le choix est difficile : $400,000, $700,000 ou $1,500,000. De toute façon, une décision devra être prise dans un avenir rapproché. »

Le Conseil municipal aurait pu dépenser 400 000 $ pour « remettre l’endroit en forme » ou dépenser 700 000 $ « pour réparer le centre, améliorer les services et recouvrir la piscine extérieure ». Et il y avait ce centre de Ste-Agathe qui avait coûté 1 127 000 $ « tout compris », d’autant plus que la situation géographique et démographique de Ste-Agathe était très semblable à celle de la ville de Hawkesbury. Il avait ouvert ses portes en novembre 1972. Les autorités municipales de Hawkesbury avaient soumis des demandes de subventions aux autorités fédérales et provinciales.

Mais voilà le hic; le lendemain de ma visite à Ste-Agathe, j’appelle le député fédéral Denis Ethier et… je lui apprends la nouvelle. Aucune demande de subventions lui était parvenue et pire, il n’était pas au courant des intentions municipales en ce qui a trait au remplacement du Centre Mémorial. Il semble que le préfet Philibert Proulx et le conseiller Claude Drouin, qui devaient en parler à Ethier, ne l’avaient pas fait. Il faut préciser que ces deux-là étaient opposés à un nouveau complexe sportif. Situation un peu semblable dans le cas du député provincial Albert Bélanger, il était au courant, mais pas depuis longtemps. Dans son cas, il avait pu obtenir les autorisations de subventions nécessaires. Le projet n’aboutirait manifestement pas avant encore une année, sinon plus. J’y reviendrai… surtout à cause d’un rebondissement intéressant dans cette affaire.

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La grève s’éternisait depuis le 3 août dans toutes les usines de la CIP, dont celle de Hawkesbury bien entendu. Les employés de l’usine locale, « insatisfaits comme leurs confrères des autres usines », retournent au travail le 19 octobre. Les négociateurs n’avaient pas aimé l’offre de l’entreprise mais l’avaient quand même soumise au vote des membres. Résultat : 71 p. cent pour le retour au travail. « Des points prioritaires demandés par l’Union internationale des travailleurs unis du papier, un seul a été réglé à la satisfaction des syndiqués, soit celui du fonds de pension qui représente une nette amélioration sur l’ancien. » Ainsi, « un employé qui prendrait sa retraite en mai 1974 recevrait une pension mensuelle de $456 en rapport avec $200 selon l’ancien plan de retraite ». Une très longue grève qui n’avait pas rapporté grand-chose. Un long article à cet effet dans l’édition du 25 octobre 1973 du journal Le Carillon.

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J’y fais référence dans ma chronique du 25 octobre 1973 : « L’huile à chauffage devient de plus en plus cher. Au début de l’hiver dernier, le prix était de 22 cents le gallon et maintenant il est de 29.3 cents le gallon : une hausse de près de 30 p. cent en l’espace d’une année. »

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« L’Opération Mon pays » vise les immigrants illégaux

L’immigration illégale n’est pas un problème nouveau. Ainsi, dans l’édition du 4 octobre 1973 du journal Le Carillon, on apprend que l’unité mobile du ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration, responsable de « l’Opération Mon pays », serait dans la région. L’opération cherchait « à retracer et à légaliser le statut des gens entrés illégalement au pays ». L’article expliquait que « le statut d’immigrant fournira à ces gens l’occasion de devenir des résidents canadiens permanents, pouvant jouir de tous les avantages qu’offre le pays, à l’exception du droit de vote et du passeport canadien. Ces deux privilèges sont accordés seulement aux citoyens canadiens. » Et pour rassurer tout le monde, j’imagine, le texte précise qu’un « candidat aura peu de difficultés à obtenir son statut d’immigrant s’il détient un emploi au Canada; s’il a tenté d’améliorer son sort depuis son entrée illégale au pays, comme ses conditions de travail ou l’apprentissage d’une des deux langues officielles; s’il exploite une entreprise financièrement stable ou qui a des chances de le devenir; ou encore si d’autres preuves démontrent qu’il est bel et bien établi au Canada ».

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Bernard Pelot, le maire du Canton de Russell, n’a pas la vie politique facile (j’en ai parlé dans mon billet de vendredi). Comme le rapporte Le Carillon du 18 octobre 1973, celui-ci « a essuyé un lamentable échec dans sa tentative de démocratiser les procédures du Conseil des comtés unis de Prescott-Russell ». Pelot avait présenté deux projets de résolutions qui visaient à rayer une règle de procédure du Conseil des comtés. « Les autres membres du Conseil se sont contentés d’ignorer tout bonnement les deux résolutions. » Lors d’une réunion du Conseil, le maire de L’Orignal, René Bertrand, « s’en est pris violemment, aux applaudissements des autres membres présents, aux insinuations récentes de M. Pelot dans les journaux ». Bertrand (qui allait démissionner de son poste à la mairie de L’Orignal parce qu’il avait décidé de s’installer en Floride) « a exigé des excuses et une rétractation de l’accusation portée contre le système d’administration des comtés qui permettait selon lui un mauvais usage des fonds ». Quant au maire Pelot, « demeuré silencieux tout au long de la déclaration de M. Bertrand, il a affirmé qu’il ne fera aucune rétractation quelle qu’elle soit et qu’il a été plus que satisfait des réactions à ses récentes déclarations ». Il avait simplement réclamé que Russell soit traitée sur un pied d’égalité avec les autres municipalités des comtés. « C’est parmi un silence général que M. Pelot a terminé son exposé. »

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C’est drôle comment le temps répare les choses. Quelques années auparavant, l’éditeur du journal Le Carillon avait publié une « lettre à son fils » dans laquelle il l’avertissait des risques de voter pour le Nouveau parti démocratique, dirigé justement par Stephen Lewis. Lewis avait décrit le journal comme un « journal socialiste ». En octobre 1973, Lewis effectue une visite dans la région et rencontre ce même éditeur. Dans l’édition du 18 octobre 1973, on retrouve une lettre surprenante adressée à « Monsieur André Paquette »; la voici :

« Je tiens à vous envoyer ces quelques lignes pour vous dire combien j’ai apprécié notre brève conversation et combien je suis heureux que nous ayons eu cette occasion de nous rencontrer. Ma courte carrière politique n’a certainement pas comporté jusqu’ici suffisamment de conversations avec des personnes telles que vous. Lorsqu’une telle occasion m’est donnée, je suis plus que jamais décidé à garder des contacts plus sérieux avec des gens qui, comme vous, représentent si bien la collectivité.

J’ai aussi pris très cœur notre conversation au sujet des nouvelles de Queen’s Park qui pourraient être publiées dans Le Carillon. Je pense que nous vous contacterons ici et là lorsque des sujets intéressant l’Est de l’Ontario ou particulièrement la collectivité francophone sont aux débats. (Je voudrais ajouter ici que votre compte-rendu de ma visite dans votre région est des plus généreux.)

Si je reviens à Hawkesbury, je ne manquerai pas de venir frapper à votre porte. Et si vous pensez qu’un politicien puisse vous être utile (ce dont on doute quelquefois!), n’hésitez pas à écrire. »

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Pelot part en guerre contre les Comtés unis

Dans ma chronique du 27 septembre 1973, j’avais souligné les absences fréquentes du maire du canton de Russell, Bernard Pelot, aux délibérations du Conseil des comtés unis de Prescott-Russell, au sein duquel il représentait sa municipalité en compagnie de son sous-préfet Edgar Brisson. Pelot avait réagi vivement auprès de deux quotidiens d’Ottawa et il s’était vidé le cœur. Le Carillon du 4 octobre 1973 y fait référence : « Le maire du canton de Russell, M. Bernard Pelot, veut se mêler des affaires des autres. » Lors d’une réunion de son conseil municipal, il avait réaffirmé son « intention de participer activement aux campagnes électorales dans les municipalités de Prescott-Russell qui tiendront des élections le 3 décembre prochain ».

Pelot voulait « former un ‘comité’ de frappe, regroupant tous les intéressés, dans le but d’éliminer les ‘indésirables’ du Conseil des comtés unis de Prescott-Russell, un organisme qu’il juge ‘désuet et anti-démocratique’. (…) Le maire de Russell a soutenu que trois ou quatre municipalités seulement retiraient des bénéfices des comtés unis, tandis que les nôtres n’avaient rien. Il a ajouté que les président des comités du Conseil des comtés sont choisis parce que cela leur fait plaisir et que les membres de l’organisme sont plus préoccupés d’une ‘chaise vide’ que des questions importantes. »

Pelot avait même laissé entendre s’être rendu à une réunion du Conseil des comtés « en compagnie de cinq autres membres, dans une même automobile, et que chacun a été payé pour son millage. Il a soutenu qu’il avait personnellement refusé d’accepter son chèque. » Le maire de Russell avait demandé « au gouvernement de Queen’s Park d’enquêter sur les comtés et de réorganiser si possible le gouvernement de Prescott-Russell. Il estime en effet que le Conseil des comtés unis devrait s’occuper davantage des questions importantes et progressives, comme la planification et la protection de l’environnement, et laisser les travaux de voirie à l’administration de chaque canton ou de chaque municipalité. »

Tout un personnage que ce Pelot. J’en parle parce que les souhaits de Bernard Pelot seraient éventuellement et partiellement comblés. J’y reviendrai.

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Le Carillon du 4 octobre 1973 publie une section spéciale de 14 pages à l’occasion de l’inauguration officielle de la nouvelle école polyvalente de Plantagenet. Le nouvel édifice de 4 500 000 $ faisait la fierté de cette région et des 1 024 élèves qui la fréquentaient. Cette école secondaire était alors une des plus modernes en Ontario. Le ministre de l’Éducation, Thomas Wells, se déplacerait pour l’occasion. Pas moins de 71 enseignants y travaillaient.

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Je note un paragraphe dans un texte sur les prochaines élections municipales à Rockland dans l’édition du 4 octobre 1973. « Un nouveau venu dans l’arène municipale, M. Jules Lavictoire, a fait connaître sa décision de devenir conseiller pour la municipalité de Rockland. Actif au sein de plusieurs organisations sportives de la région, M. Lavictoire a fait ce choix à la demande de plusieurs citoyens. » J’en parle parce que Jules était un confrère de classe au petit séminaire, qu’il a toujours été énormément respecté dans sa communauté, particulièrement au niveau du hockey mineur. Jules et moi avons également travaillé à la campagne de Julie Bourgeois lors des dernières élections fédérales du printemps dernier. Un sympathique gentilhomme.

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Embrun-Russell… un seul service de pompiers

« Service unique d’incendies pour Embrun et Russell » peut-on lire dans l’édition du 27 septembre 1973 du journal Le Carillon. C’était une vieille suggestion de 1970 ressuscitée par le maire Bernard Pelot. Le regroupement allait se concrétiser le 1er janvier 1974. « Élu à la mairie du canton de Russell en décembre dernier, M. Pelot, qui a déclaré à l’issue de la réunion que le ‘canton se devra d’abolir les villages policés avant les élections de 1974’ semble s’être donné pour mandat de décentraliser les deux villages d’Embrun et Russell pour donner de l’emphase au canton tout entier. À cet effet, le regroupement des services d’incendies constituerait le premier pas dans cette direction. » C’était mal connaître la population de ces deux villages qui sont toujours aussi désunis qu’à l’époque. Pourtant, au scrutin de 2010, quelques candidats ont souhaité la même chose… mettre l’emphase sur une seule municipalité plutôt que sur chacun des villages. Le mandat du Conseil vient à peine de franchir sa première année de quatre. Ce sera à surveiller!

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Le journal annonce dans son édition du 27 septembre 1973 que le Domaine naturiste du Québec à St-Eugène a été vendu. Paul-André et Nicole Vadeboncoeur, de Lachute, les propriétaires-fondateurs, ont vendu leurs intérêts à Richard Brunet, de Ste-Justine-de-Newton. « Les facilités du domaine, notamment la piscine chauffée et le restaurant, seront tout de même disponibles cet hiver aux membres qui désirent pratiquer la motoneige. » J’imagine qu’ils ne pratiquaient pas la motoneige nus! Le Domaine avait ouvert ses portes en 1969 et avait soulevé certaines préoccupations chez la population locale. « Toutefois, les mesures prises par la direction du Domaine naturiste pour assurer l’intimité de ses membres et éloigner les curieux ont fait que le lieu est devenu une institution locale, que les résidants prennent maintenant pour acquis. » Et comme le précisait le texte : « Plus de 95 p. cent des membres sont des Canadiens-français de la région montréalaise. »

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Mgr Gérard Charette, un populaire curé de la région, était né à Bourget le 3 décembre 1911 et avait été ordonné prêtre le 24 juin 1937. De 1960 à 1964, il avait été missionnaire au Brésil, où il avait fondé le vicariat St-Dominique, dans le diocèse de Marília de la province de Sao Paulo. Il était donc normal qu’il devienne un jour curé de la paroisse St-Dominique, mais à Hawkesbury. C’est la poste qu’il occupait lors de ce terrible accident routier à Cowansville au Québec le 2 octobre 1973 qui lui a enlevé la vie. Et il n’était pas seul. « Mgr Charette conduisait son automobile, dans laquelle prenaient place Sœur Solange Chénier, s.c.o., directrice du nursing au Foyer Prescott-Russell de L’Orignal; Sœur Gabrielle Charette, s.c.o., également du Foyer; Sœur Fleurette Perron, servante de N.-D. Reine du Clergé, nouvelle ‘ménagère’ au presbytère de la paroisse St-Dominique depuis la mi-septembre; et Mlle Rose Yelle, originaire de Bourget, et pensionnaire du Foyer Prescott-Russell. » Leur automobile avait été « frappée par un autobus de la compagnie Montréal-Métropolitain. L’autobus ne transportait pas de passagers et le conducteur a subi un violent choc nerveux. » La mort des victimes avait été instantanée selon l’article du 4 octobre 1973 qui raconte le tout en page une.

Dans ma chronique de la semaine suivante, je note que « la cause de l’œcuménisme perd en lui un défenseur de valeur. Un ministre protestant m’a déjà confié que si tous les hommes pensaient comme Mgr Charette, les mots ‘catholiques’, ‘protestants’, ‘anglicans’, ‘presbytériens’ et autres n’auraient pas leur raison d’être sans les dictionnaires. Il avait raison. » C’est le chanoine anglican Frank Lawlor qui m’avait fait ce commentaire; lui aussi avait un grand sens œcuménique et il était parfaitement bilingue. Son fils fréquentait l’École prématernelle en même temps que ma fille.

Quant à Mgr Charette, je me souviens de m’être rendu à une soirée de la francophonie à l’hôtel Skyline d’Ottawa avec le directeur du journal, sa femme et sa jeune sœur (qu’il avait voulu me présenter). Comme invité ce soir-là, l’imitateur Jean-Guy Moreau, tout jeune, et qui nous avait marqué avec son imitation de Gilles Vigneault.

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Les 404 employés de la CIP en grève depuis le 3 août 1973 en subissent de plus en plus les conséquences, « manque d’argent et manque de nourriture », et les Chevaliers de Colomb organisent une importante campagne afin de leur venir en aide. La campagne avait permis de recueillir pas moins de 10 000 $, toute une somme pour l’époque.

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Un bureau permanent du Collège Algonquin… la question revient

Le Collège Algonquin est assurément populaire dans les comtés unis de Prescott et Russell et Hawkesbury aimerait bien que l’institution y établisse un bureau permanent. Il en est question dans l’édition du 27 septembre 1973 du journal Le Carillon. La question revêtait une telle importance que le président du Collège, le Dr Laurent Isabelle, s’était déplacé afin d’en discuter avec des citoyens de la région. « Sous peu, le Collège Algonquin enverra un représentant dans la région de Hawkesbury afin de déterminer la possibilité d’offrir des cours à plein temps, puisque plusieurs citoyens sont intéressés à prendre des cours auxquels sont rattachés des crédits et un diplôme. » Le problème principal était de trouver un local adéquat. Le Dr Isabelle avait parlé de la possibilité de joindre leurs efforts à ceux de l’Université d’Ottawa pour certains cours. « Le représentant des comtés unis de Prescott et Russell au bureau des gouverneurs du Collège Algonquin, le juge Omer Chartrand, a déclaré que la population doit s’éduquer continuellement et que les hommes d’affaires et professionnels qui ne participent pas à des cours pour se recycler sont dépassés par les méthodes modernes. » Ses propos sont encore pertinents.

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Gérard Bossé était à l’emploi de l’imprimerie du journal depuis 16 ans et il en était devenu contremaître quand l’Agence canadienne de développement international le recrute afin d’enseigner la technique d’impression offset aux Africains de la Côte d’Ivoire. Dans le cadre de ce projet de l’ACDI, Gérard s’occuperait de l’impression de livres et de magazines éducatifs. Gérard, son épouse Ginette et leurs enfants Jean-François et Caroline s’envolèrent donc pour deux années à Bouaké, une ville ivoirienne de 200 000 habitants où le français est la langue de 80 p. cent de la population. On en parle dans l’édition du 27 septembre 1973. Gérard est revenu au journal après son expérience hors de l’ordinaire.

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Cette courte note dans ma chronique du 27 septembre 1973 ne me rappelle rien de précis, sauf qu’il s’agissait d’une référence à un autre citoyen de Hawkesbury qui s’était illustré au niveau national. « Saviez-vous qu’un des meilleurs réalisateurs de Radio-Canada, Paul Blouin, a complété ses études secondaires à Hawkesbury? C’est du moins ce qui est dit dans le volume II de l’Encyclopédie artistique 74 de TV Hebdo. Blouin est celui qui a réalisé le téléthéâtre ‘Des souris et des hommes’, d’après l’œuvre de John Steinbeck, émission qui avait soulevé des éloges dans plusieurs pays. »

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Le directeur-gérant et copropriétaire des Nationals de Rockland de la Ligue centrale junior A, Jean-Marc Lalonde, n’est pas du tout content d’une décision du Conseil d’éducation de Prescott-Russell. Le CEPR avait décidé d’imposer des frais d’inscription de 100 $ à ses joueurs qui ne résidaient pas à Rockland et qui voulaient poursuivre leurs études à l’école secondaire locale. Lalonde avait « déclaré que cette mesure, qui affecte 11 de ses joueurs, est en fait une injustice envers le hockey amateur de la région, puisque les autres commissions scolaires, selon lui, n’ont pas recours à une telle pratique ». Lalonde aurait préféré un montant forfaitaire minime pour toute l’équipe ou, mieux encore, aucuns frais. Lalonde n’avait pas prévu une telle dépense au budget de son équipe. Il en est question dans l’édition du 27 septembre 1973.