Mais maman, lui aussi fait pareil!

Le député libéral fédéral Don Boudria jouait bien son rôle d’opposition si l’on se fie aux réactions des conservateurs qui avaient décidé d’attaquer sa réputation. Dans l’édition du journal Le Carillon du 5 novembre 1986, on peut lire que « le député libéral de Glengarry-Prescott-Russell, Don Boudria, aurait lui-même, au dire d’un ministre conservateur, pratiqué le patronage du temps où il était sous-préfet du canton de Cumberland, en 1979. » En 2013, les conservateurs de Stephen Harper utilisent encore cette tactique de retourner l’attaque vers l’attaquant et le discréditer. À l’époque, la technique n’allait pas arrêter le député Boudria de critiquer le gouvernement Mulroney. « Critique virulent du patronage dont il accuse sans cesse le gouvernement conservateur depuis son élection en 1984, le député Boudria a admis avoir voté à l’époque en faveur de l’attribution de deux contrats d’une valeur globale de 82 000 $ octroyés à son beau-frère Ron Morris, un entrepreneur en construction. L’affaire a été lancée mercredi dernier par le ministre associé à la Défense, Paul Dick, qui venait tout juste de subir les foudres du député Boudria pour avoir embauché le maire adjoint d’Ottawa, Michael McSweeney, comme adjoint spécial. Le ministre associé a répliqué à cette accusation en encourageant les journalistes de la Presse canadienne à enquêter sur la conduite du député Boudria au moment où il était conseiller municipal à Cumberland. Le lendemain, des documents apparaissaient dans une enveloppe anonyme sur les bureaux de ces journalistes. » Boudria avait simplement noté qu’il s’agissait d’une « campagne de salissage de la part de ses adversaires politiques ».

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Un incendie de cuisson aurait provoqué l’incendie de l’édifice situé à l’angle des rues William et Principale, à Hawkesbury. L’article du 12 novembre 1986 explique que Gustave Chamaillard, 52 ans, a perdu la vie dans cet incendie. Les dommages avaient été évalués à plus de 600 000 $ à l’édifice qui abritait alors les commerces Boutique Monsieur, L’Entre-Deux et le Cadrart. « Une dizaine de personnes se retrouvent sans emploi momentanément. » L’édifice serait démoli un peu plus tard.

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La nécrologie de Rolland Brunette, de L’Orignal, est publiée dans le journal du 12 novembre 1986; il était décédé le 6. Rolland avait 70 ans et avait accumulé une longue carrière dans le monde des relations du travail et des ressources humaines. Il avait joué ce rôle à la Compagnie internationale de papier, puis avait été un arbitre et un médiateur pour le gouvernement fédéral. Il était le conseiller en relations du travail pour les Éditions André-Paquette et c’est comme ça que je l’avais connu. Un bonhomme coloré qui aimait la vie. Je l’ai aussi connu à sa résidence/chalet de la baie de L’Orignal où les petites fêtes s’éternisaient dans la nuit. Il adorait jouer au cribbage et il avait un piano dans le coin du salon. Nous nous y amusions grâce aux talents de Gaétan Pilon. J’ai toujours en ma possession un livre qu’il m’avait « prêté »… L’Archipel du goulag d’Alexandre Soljenitsyne.

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