Pour mieux voir le monde

Je ne sais pas combien de résidants de Hawkesbury et la région ont pu mieux voir le monde qui les entourait grâce à lui. Mais comme on pouvait le lire dans l’édition du journal Le Carillon du 24 septembre 1986, « J.R.W. Lafrenière prendra officiellement sa retraite le 1er octobre après 45 années de pratique en optométrie. » Mes premières lunettes ont été prescrites par lui quand j’avais 13 ans. Il s’était lancé dans cette profession le 13 septembre 1941. Dans l’article, le journaliste Yves Rouleau rapporte quelques anecdotes sur la carrière de Lafrenière. « Il se souvient aussi de la belle monture ‘Nument’ qui coûtait 27 $ en 1941, de la mode de la monture en fil de nylon autour des lentilles et du temps où tout le monde avait une vision de 9 sur 10 parce que les appareils n’étaient pas aussi perfectionnés qu’aujourd’hui. » Les montures avec fil de nylon sont revenues à la mode depuis quelques années. « C’est avec beaucoup d’émotions qu’il quittera son bureau de l’Arcade Assaly, site de la maison qu’il habitait avec son épouse auparavant. ‘Lorsque nous avons vendu notre maison aux Assaly, nous n’avons pas eu de peine parce que nous venions d’acquérir une maison de ferme près du bord de l’eau. Ce site de 15 acres que nous habitons depuis 13 ans, nous l’avons désiré pendant 20 ans’, mentionne son épouse » Jacqueline. Wilfrid et Jacqueline Lafrenière étaient deux noms connus et respectés de tous à Hawkesbury. En fait, la garderie municipale, voisine de l’hôtel de ville et de la bibliothèque municipale, porte le nom de « Garderie Centre éducatif soleil des petits Jacqueline Lafrenière ».

* * *

Voici l’histoire d’une réussite d’un autre gars de chez nous publiée dans le journal du 15 octobre 1986.

« Il y a quarante ans, Roger Comtois, jeune soldat de L’Orignal, s’apprêtait à débarquer sur les plages de Normandie en compagnie de milliers de ses compagnons d’armes, en vue d’amorcer la libération d’une Europe alors ravagée par la guerre.

Ces jours-ci, Guy Comtois parcourt le chemin suivi par son père à cette époque, mais avec un objectif très différent. Il est en effet le responsable de la conception artistique de la minisérie télévisée ‘War and Remembrance’, un ambitieux projet de 100 millions de dollars qui fera suite à la récente série ‘The Winds of War’.

Le jeune homme de 37 ans qui habite à Los Angeles est responsable de la conception des décors en vue de cette série télévisée dont le tournage se prolongera sur 18 mois en France, en Allemagne de l’Ouest, en Suisse, en Pologne, en Yougoslavie, en Italie, en Angleterre, en Autriche et aux États-Unis.

D’ici la fin du tournage, il aura reconstitué des décors aussi différents que ceux d’un camp de concentration nazi et la Chambre des communes britannique. (…)

C’est à son arrivée à l’Université de Guelph, après ses études secondaires à Hawkesbury, que Guy Comtois s’est découvert un penchant pour le théâtre. Après l’obtention de son baccalauréat ès arts à Guelph, il fit ses études de mise en scène avec le maître Schwenke à la Deutsch Opera de Berlin-Ouest. De retour au pays, il a été directeur technique au Centre national des Arts à Ottawa pendant près de cinq ans, avant de prendre le chemin des États-Unis, où il poursuivit sa carrière à l’Opéra de Miami.

Depuis 1982, il vit à Los Angeles où il a participé au tournage de plusieurs films, dont ‘Cujo’, ‘Terro Train’, ‘Sadat’, ‘The Valley of Horses’, ‘Gloria Happy at Last’ et ‘Quest for Fire’, un film tourné en Alberta et en Afrique dont l’intrigue se situe dans la préhistoire.

Pour le couple Roger Comtois, le fait d’avoir un fils notoire, sinon célèbre, ne change pas grand-chose à leur vie.

‘Il va sans dire que nous suivons sa carrière de très près, de déclarer le père, et je suis particulièrement intrigué par le projet de War and Remembrance, parce que j’ai vécu certains des événements qui seront décrits dans cette série d’émissions.’

Ils collectionnent par ailleurs tous les documents ayant trait aux films auxquels Guy a collaboré, leur plus récente acquisition étant une copie du fameux roman de Wouk. » (Note du blogueur : Herman Wouk est l’auteur du roman qui a inspiré la série américaine. Dans Internet, vous trouverez des références sur lui sous le nom de Guy J. Comtois.)

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