T’es avec nous ou contre nous : vieille rengaine

Les Franco-Ontariens, à l’image des Canadiens-français, aimaient « se chicaner » entre eux. « À cause de divergences d’opinions relativement à l’importance que l’on devrait accorder à la religion dans une nouvelle structure scolaire, le Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell a suspendu indéfiniment l’octroi d’une subvention de 4 000 $ à l’ACFO » peut-on lire dans l’édition du 23 avril 1986 du journal Le Carillon. Pourquoi? « Plus précisément, le CECPR est irrité de la tiédeur de l’animateur de l’ACFO, Jean-Pierre Cloutier, en ce qui concerne la place de la religion dans le cadre d’une restructuration. Le CECPR dit avoir remarqué des réflexions ouvertement opposées aux siennes de la part de Cloutier. » Dans le contexte de l’époque, il n’y avait pas d’écoles publiques de langue française dans Prescott-Russell; pour l’enseignement en français, il fallait fréquenter les écoles catholiques (ou les écoles séparées comme on les appelait). L’Association canadienne-française de l’Ontario, depuis longtemps, préconisait un seul conseil scolaire « homogène de langue française de la 1re à la 13e année » parce que leur raison d’être était « d’abord la défense des droits linguistiques ». Par contre, l’ACFO prônait « aussi la préservation des droits religieux acquis ». Quant au principal intéressé, Cloutier avait déclaré : « C’est leur affaire. Je respecte leur décision » sans vouloir trop brasser les choses. Il y avait manifestement beaucoup de divergences d’opinions chez les Franco-Ontariens. Le président du CECPR, Gérard Miner, avait affirmé : « Nous sommes 24 élus francophones à travailler aux dossiers de l’éducation. Les droits des francophones ne me semblent aucunement en danger dans ce secteur. L’ACFO devrait peut-être consacrer ses énergies ailleurs. » Miner se référait aux conseillers francophones des deux conseils scolaires régionaux et il avait sans doute oublié les origines de l’ACFO… En 1969, c’est l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario qui s’était transformée en ACFO afin de pouvoir revendiquer les droits des Franco-Ontariens sur tous les fronts, y compris celui de l’éducation évidemment. Miner avait sans doute confondu langue et religion. Les évêques affirmaient alors, dans le contexte du débat sur le parachèvement, que les deux étaient indissociables.

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L’effet de l’alcool assurément! « Une noce qui avait commencé comme il se doit dans le rire et la danse, vendredi soir, à l’hôtel Junction de Hammond, s’est terminée à coups de couteau samedi matin. » L’article est dans le journal du 23 avril 1986. « Sept hommes et une femme ont été admis à différents hôpitaux d’Ottawa à la suite de cette violente bagarre. Plusieurs des blessés ont été atteints de coups de couteau. (…) Des témoins ont relaté que la bagarre avait commencé vers 1 h 15, samedi matin, peu de temps après le départ des mariés lorsque des amis de la mariée d’Orléans et de l’époux de Rockland auraient commencé à s’invectiver. La bagarre aurait d’abord impliqué deux hommes, mais les rangs des combattants se seraient graduellement accrus pour atteindre la trentaine de belligérants. La rixe aurait duré une demi-heure. » Il y avait eu deux accusés. Heureusement, de telles nouvelles étaient rares dans le journal.

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Si vous êtes membres d’un club Optimiste et que vous voulez organiser un marché aux puces pour ramasser des fonds que faites-vous? Vous organisez un « Opti-Puce » et c’est ce que le club Optimiste de St-Bernardin avait décidé de faire. Les détails étaient dans le journal du 23 avril 1986.

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Une telle réglementation est aujourd’hui monnaie courante dans pratiquement toutes les municipalités. On peut lire dans le journal du 23 avril 1986, en référence à Hawkesbury, que « le Conseil municipal a adopté un nouveau règlement afin de régulariser l’arrosage des jardins et pelouses. Ainsi, l’arrosage ne sera permis que de 19 à 22 heures chaque jour, selon l’horaire suivant : les maisons ayant un numéro de rue pair pourront arroser les jours pairs et ceux avec un numéro impair, les jours impairs. » Clair comme de l’eau de roche!

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