Grève de la faim pour sauver Katimavik

Hawkesbury et la région immédiate avaient accueilli de nombreux jeunes participants au programme national Katimavik au cours des récentes années et la décision radicale de son créateur avait retenu notre attention comme on peut le voir dans l’édition du 19 mars 1986 du journal Le Carillon. « La menace de suicide public et lent (une grève de la faim n’est pas autre chose) du sénateur Jacques Hébert aura tout au moins servi à attirer l’attention du contribuable et du politicien sur le sort que notre société contemporaine réserve à la jeunesse de demain. » Le rôle de Katimavik était de « permettre à des jeunes bénévoles d’œuvrer dans diverses communautés canadiennes, de côtoyer d’autres jeunes et adultes des quatre coins du pays, d’apprendre une autre langue dans certains cas, d’acquérir un meilleur esprit communautaire et, sans doute le point le plus important, d’accumuler cette fameuse expérience que les employeurs réclament tant. »

« À Hawkesbury, les jeunes de Katimavik ne se sont pas contentés de travailler à des projets précis. Ils ont également œuvré à des événements communautaires. Une année, ce furent les sculptures en face du complexe sportif pour le carnaval. Une autre fois, ce fut leur collaboration à l’équipe des bénévoles des Jeux pour handicapés de l’Est ontarien. Et un autre tantôt ils étaient là pour épauler les collaborateurs réguliers de La Foulée. » Hébert a eu gain de cause avec sa grève de la faim et son « bébé » a poursuivi son œuvre. Mais le gouvernement Harper allait mettre fin au programme Katimavik il n’y a quelques années.

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« Les autorités de Hawkesbury ont commencé l’étude d’un projet d’un demi-million de dollars qui permettrait la conversion de ce qui reste du vieux Centre Mémorial pour y loger le poste de la Sûreté municipale. Des estimés préliminaires calculés par l’ingénieur municipal Kenneth Ménard indiquent que le projet nécessitera des déboursés d’au moins 460 300 $ pour les travaux de réaménagement. Le projet prévoit une amélioration des locaux afin de donner une plus grande intimité de travail aux policiers lors des interrogatoires des accusés et des témoins, ainsi que meilleures installations sécuritaires pour le transport des prisonniers. Il y aurait également quelques services connexes. Quant à la relocalisation de la station des pompiers, le projet a été reporté à 1988. » La Sûreté municipale a été démantelée et remplacée par la Police provinciale de l’Ontario en cours de route et c’est toujours là que les policiers provinciaux sont basés.

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Je parlais de lui dans ma chronique du 9 avril 1986. Nous avions eu tellement de discussions animées au fil des années. « La région vient de perdre une de ses figures les plus controversées. J.-Maurice Demers, de Hawkesbury, est décédé mercredi dernier, alors qu’il effectuait quelques travaux printaniers autour de sa maison. M. Demers avait été à l’avant-plan de l’actualité pendant de nombreuses années, soit par ses fonctions d’organisateur conservateur puissant, son rôle de président de l’Association progressiste-conservatrice, celui de président de la Commission de logement de Prescott-Russell (du temps de la fameuse affaire Burton), ou encore sa direction de l’Organisation des mesures d’urgence (Défense civile) ou de la Légion canadienne. » J’offrais mes condoléances bien sûr.

(Note du blogueur – Le 9 avril 1986… il me reste donc une autre année de contenu à vous résumer dans mon Retour sur hier.)

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