Mulroney avait eu l’embarras du choix

Le nouveau Premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney s’est doté évidemment d’un cabinet pour diriger les destinées du pays. Dans l’édition du 19 septembre 1984 du journal Le Carillon, nous retrouvons la liste complète des nouveaux ministres. Pour une raison ou une autre, ces noms me sont tous familiers quasiment trente ans plus tard : George Hees, Duff Roblin (un sénateur), Joe Clark, Flora MacDonald, Érik Nielsen, John Crosbie, Roch LaSalle, Don Mazankowski, Elmer MacKay, Jake Epp, John Fraser, Sinclair Stevens, John Wise, Ray Hnatyshyn (qui allait éventuellement devenir gouverneur général), David Crombie, Robert René de Cotret, Perrin Beatty, Michael Wilson, Robert Coates, Harvie Andre (qui était ministre responsable de Postes Canada quand je suis devenu un employé de cette société d’État), Jack Murta, Otto Jelinek, Tom Siddon, Charles Mayer, Bill McKnight, Walter McLean, Tom McMillan, Pat Carney, André Bissonnette, Suzanne Blais-Grenier, Benoit Bouchard (dont le chef de cabinet, Antoine Normand, deviendrait un jour mon directeur aux Communications avec les employés à Postes Canada), Andrée Champagne (oui, celle qui incarnait Donalda dans Les Belles Histoires des Pays-d’en-Haut), Michel Côté, James Kelleher, Bob Layton, Marcel Masse, Barbara McDougall, Gerald Merithew et Monique Vézina. Avec tous les députés qu’il avait fait élire partout au pays, Mulroney avait le choix de gens compétents.

* * *

Dans l’édition du 3 octobre 1984, nous annonçons que la Compagnie d’édition André Paquette « vient d’acheter la totalité des actions de Bonjour Chez Nous Inc., de Rockland. C’est la compagnie ‘Les Éditions de la Baie des Chaleurs’ qui détenait la majorité des actions de cette entreprise qui publie les journaux Bonjour Chez Nous à Rockland et Orléans Express à Orléans. (…) Toute l’équipe actuelle restera en place avec les mêmes directeurs: Marc Ouellette, directeur général; Jocelyne Dallaie, directrice d’Orléans Express; et Marcel Laurin, directeur de Bonjour Chez Nous. » En passant, la dernière fois que j’ai entendu parler de Marc, il était devenu vice-président principal chez Transcontinental Médias; les médias étaient sa vie.

* * *

Un petit entrefilet dans ma chronique du 3 octobre 1984 : « Notre journaliste Monique Castonguay commence son congé de maternité vendredi. Elle reprendra son poste à la fin de février après être devenue la première employée du Carillon à donner naissance à un bébé pendant qu’elle est employée. » Le bébé, en passant, s’appellerait Guillaume et aujourd’hui, il est lui-même père de famille. On ne peut arrêter le temps!

* * *

Le premier ministre ontarien Bill Davis avait surpris tout le monde en annonçant sa démission le 8 octobre 1984. Quand il avait convoqué la presse, comme le rapporte le journal du 10 octobre 1984, on s’attendait à ce qu’il déclenche des élections « pour le 22 novembre comme le voulaient les rumeurs » et c’est pour cette raison que les conservateurs de Prescott-Russell avaient organisé un congrès de sélection de candidat à Rockland. (Note du blogueur: Je vous en reparle dans mon billet de demain.) En fait, Davis voulait annoncer « la possibilité d’une course au leadership pour le mois de janvier ».

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s