Démolira ou ne démolira pas… rapidement

Les installations de la Compagnie internationale de papier à Hawkesbury n’étaient plus utilisées depuis le 1er décembre 1982 et il était inévitable qu’un jour elles soient démolies. Dans Le Carillon du 27 juin 1984, il en est justement question. « Les autorités municipales de Hawkesbury et celles de la CIP Inc. sont maintenant en confrontation concernant la démolition des installations locales de cette compagnie. » La CIP avait adjugé un contrat de 150 000 $ à la compagnie Démolition Laval Inc., de Montréal, « et aurait obtenu le consentement du ministère ontarien de l’Environnement pour utiliser le bassin du réservoir d’eau pour y jeter les débris ». La CIP voulait démolir pendant l’été pour que tout soit terminé à l’automne. Mais les autorités municipales ne l’entendaient pas de la même façon. Ils avaient même demandé au député provincial Don Boudria d’intervenir afin d’ordonner « à la CIP de démolir dans un délai d’un an (…) en stipulant que les bassins de stabilisation devront être enlevés avant la démolition ». Quant à la CIP, elle voulait « hâter la démolition parce qu’elle doit payer des taxes annuelles de quelque 149 568 $, tandis que les autorités municipales insistent pour retarder la démolition précisément pour la même raison et aussi pour protéger l’environnement ». Les installations seront éventuellement démolies, mais les bassins de stabilisation sont toujours là à ce que je sache.

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J’y avais fait référence dans mon billet d’hier. Dans le journal du 27 juin 1984, nous lisons que « le Conseil municipal de Hawkesbury a accepté, lundi soir, la démission du conseiller Claude Demers ». Demers avait été embauché, parmi une trentaine de candidats, au « poste de concierge à temps partiel au complexe sportif ». L’administrateur Allen Mainville avait expliqué que « M. Demers a l’avantage d’être connu pour ses capacités de travail, étant donné son rôle dans divers travaux reliés la municipalité, et des recommandations excellentes ont été reçues ». Évidemment, pour les membres du Conseil, leur principal trouble-fête venait de se taire… mais non sans envoyer une dernière lettre au rédacteur pour résumer sa « carrière » de chien de garde. (Note du blogueur : Claude Demers est décédé le mardi 30 septembre 2008, à l’âge de 74 ans. Après son départ du Service des loisirs, il avait repris sa plume critique et manquait rarement une réunion du Conseil municipal. Même à la fin, il avait été membre actif de l’Association des citoyens de Hawkesbury. Je ne l’avais pas revu après 1988 soit après la fin de mon mandat de conseiller municipal et mon départ de Hawkesbury.)

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Grâce à une subvention dans le cadre du programme Wintario, le nouvel aréna de Casselman-Cambridge pourra être construit. L’article du journal du 27 juin 1984 explique que le projet de 1 471 268 $ comprend « la récupération de la surface de glace et de l’équipement de réfrigération avec la surfaceuse de l’ancien édifice ». Le vieil aréna avait été condamné deux ans auparavant. On s’attendait à ce que le nouvel aréna soit prêt pour la fin de 1984 ou le début de l’année suivante.

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Je vous avais parlé des frictions entre anglophones et francophones par suite de la fusion de l’Hôpital général de Hawkesbury et de la Clinique Smith. Dans le journal du 27 juin 1984, en référence à l’assemblée générale annuelle du conseil d’administration de l’hôpital, nous apprenons que « les employés unilingues de l’Hôpital général de Hawkesbury, qu’ils soient francophones ou anglophones, devront se soumettre à des tests linguistiques ». Le président du conseil d’administration, Raymond Lacroix, avait été catégorique : « Tous les employés unilingues devront être capables de réussir ces examens ou ils seront remerciés de leurs services. » Lacroix avait expliqué que « la politique officielle de l’hôpital en était une de bilinguisme et que si on n’avait pas constaté de problèmes majeurs du côté linguistique, on avait tout de même décelé certaines frictions entre des groupes d’employés. » Quant au personnel-cadre, Lacroix avait « révélé que des tests linguistiques seraient imposés afin de s’assurer que le personnel possède une connaissance au moins rudimentaire d’une langue seconde ». Je n’ai jamais entendu parler d’un congédiement d’un employé unilingue à l’hôpital. Je tiens pour acquis qu’en 2013 de tels problèmes n’existent plus à l’HGH.

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